La Belgique va diminuer sa présence militaire au Mali dès janvier 2018

Des militaires belges du bataillon ISTAR au Mali en 2015 (photo BE Defence)

Selon la VRT et l’agence Belga qui tiennent leurs informations de source militaire, la Belgique réfléchit à diminuer fortement sa présence militaire au Mali dès janvier 2018 alors que le général de brigade belge Laurent Bart vient de prendre le commandement de l’EUTM Mali. Il n’y a encore rien d’officiel mais la Belgique aurait averti l’Espagne qu’elle devrait prendre la tête de la mission européenne plus tôt que prévu lors de la cérémonie de passation de commandement.

En décembre 2016, le ministre Steven Vandeput avait indiqué que la Belgique était prête à prendre le commandement de l’EUTM Mali pour une année supplémentaire jusqu’en juillet 2018. Finalement cela ne sera pas le cas même s’il n’y a encore rien d’officiel et qu’on ne sait pas encore quelle forme prendra la contribution militaire belge au Mali. Une phrase sur le site de la Défense sur ses missions en Afrique ne laisse pas place au doute:« Le général de brigade Laurent restera, quant à lui, chef de mission jusqu’à la fin du mois de janvier 2018, sonnant ainsi le glas du commandement belge. » 

Le Mali est la mission la plus importante à l’étranger pour la Composante Terre avec un détachement de 182 militaires. Un autre détachement de 22 militaires est également présent au sein de la MINUSMA. Depuis juillet 2016, trois généraux belges se seront succédés à la tête de l’EUTM Mali: le général de brigade Éric Harvent, le général de brigade Peter Devogelaere et le général de brigade Laurent Bart.

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Victimes civiles à Mossoul : L’ancien chef de la Composante Air défend les pilotes belges accusés et demande des excuses

photo Défense belge

Le lieutenant général aviateur en retraite Guido Van Hecke, ancien chef de la Composante Air entre 1991 et 2000 et président de la Belgian Air Force Association, a réagi à la polémique impliquant les pilotes belges dans le raid aérien de la coalition internationale qui avait fait une centaine de morts civils à Mossoul au mois de mars dernier dans une lettre ouverte au député socialiste flamand Van der Maelen.

« Comme président de cette association, je considère qu’il est nécessaire de vous faire part des considérations suivantes suite à la campagne anti force aérienne que vous avez menée récemment », écrit le lieutenant général aviateur. « Vous savez naturellement que depuis 1999 notre force aérienne est continuellement engagée pour défendre les valeurs de la démocratie, là où nos politiciens élus démocratiquement le trouvent nécessaire. Des jeunes hommes et femmes de vingt, vingt-cinq ans effectuent des tâches éminemment dangereuses avec une maturité admirable, de la discipline et du respect pour les populations civiles et ce, loin de chez eux et loin de leur famille », poursuit-il. Le lieutenant général aviateur en retraite Guido Van Hecke accuse le député Van der Maelen de ne pas avoir attendu avant d’en savoir plus et de s’être précipité dans la polémique à des fins politiciennes:« Vous avez immédiatement pointé un doigt accusateur vers nos gens. Ils étaient quelque part dans la zone, donc coupable (…) Était-ce par souci d’équité ou était-ce une façon de récolter des votes à bon compte aux dépens de l’honneur de la profession de ces jeunes gens qui servent leur pays en mettant leur vie en danger ? »

Le lieutenant général aviateur Guido Van Hecke lors d’une cérémonie de commémoration aux morts de la Composante Air en 2016 (photo Composante Air)

En conclusion de sa lettre ouverte, le lieutenant général aviateur en retraite Guido Van Hecke demande des excuses publiques au député: « Je pense donc aussi monsieur Van der Maelen, qu’il serait équitable et approprié  que vous présentiez vos excuses publiques à toutes ces personnes que vous avez accusées à tort. Vous avez porté préjudice à leur travail et leur dévouement de manière extrêmement injuste. »

Selon des informations parues cette semaine dans la VRT, les F-16 belges n’ont pas participé au raid aérien de la coalition internationale à Mossoul du 17 mars dernier. De son côté, le ministère de la Défense a jugé que cette information était prématurée et qu’il attendait toujours le rapport d’enquête de la coalition internationale.

Jusqu’ici, les associations de Défense étaient restées silencieuses face aux accusations qui avaient suscité une polémique politique sur les frappes des F-16 belges en Irak et en Syrie. Certains médias avaient même parlé de « bavure ».