Premier saut pour les paras maliens depuis 2011 avec les paras belges

photo EUTM Mali

Du 6 au 9 avril, l’EUTM Mali a organisé une activité d’entrainement au parachute dans la région de Bamako avec les parachutistes belges de la « Force Protection » d’EUTM et 30 parachutistes maliens du 33ème régiment des Commandos Parachutistes. L’objectif de cette activité était de soutenir le développement des capacités de parachutisme maliennes. Pour les parachutistes maliens, il s’agissait de leur premier saut depuis 2011.

Les paras belges du 3ème bataillon de Tielen sont déployés au Mali depuis fin décembre 2016-janvier 2017. Une rotation s’est effectuée en interne début avril pour remplacer le premier détachement. Les Carabiniers-Grenadiers prendront la suite en juillet.

photo EUTM Mali

En déplacement au Mali pour la prise de commandement du général Deconinck à la tête de la MINUSMA, le ministre de la Défense Steven Vandeput a effectué une visite de deux jours pour rencontrer les troupes belges de la mission européenne en compagnie du patron de la Défense le général Marc Compernol.

Les photos du saut: https://www.facebook.com/pg/eutmmali/photos/?tab=album&album_id=1222334701212425

Première activité de formation de l’EUTM Mali à Gao

cérémonie de clôture du CMATT à Gao (photo EUTM Mali)

Pour la première fois depuis son lancement, l’EUTM Mali a organisé un CMATT (Combined Mobile Advisory Training Team) à Gao du 19 février au 11 mars. La mission européenne poursuit son processus de décentralisation avec ses équipes mobiles de formation. Après Segou et Kati, la ville de Gao était une possibilité évoquée depuis quelques mois mais l’organisation du CMATT dépendait de l’évolution sécuritaire de la région.

Le but du CMATT de Gao était d’améliorer les capacités militaires de la première Région Militaire, commandée par le colonel Felix Diallo. Une partie importante de ses activités portait sur les aspects médicaux. D’une part au travers des formations aux premiers soins au combat dispensées au profit des 131 militaires maliens qui ont participé, mais également grâce à la présence d’un conseiller de l’EUTM qui a apporté son aide dans la gestion de l’hôpital de campagne de Gao. L’autre volet important portait sur la lutte contre les mines et les engins explosifs improvisés (IED) avec des cours donnés par des spécialistes britanniques, irlandais et belges. De plus, des officiers français et espagnols ont apporté leurs conseils et leur assistance à l’Etat-major de la première Région Militaire. Le 2 mars dernier, le général de brigade Peter Devogelaere, commandant de l’EUTM Mali, a rendu visite au CMATT.

officiers belges de l’EUTM à Gao (photo EUTM Mali)

L’ambasseur Holeville, chef de la délégation européenne, le général de division Dacko, chef de l’État-major Général des Armées, le général de division De Woillemont, commandant de la force Barkhane, le colonel Felix Diallo, commandant de la 1ère Région Militaire, et le général de brigade Peter Devogelaere, commandant de l’EUTM Mali étaient présents à la cérémonie de clôture pour la remise de diplômes, qui a eu lieu à Gao le 11 mars dernier.

Depuis juillet 2016, la Belgique est à la tête de cette mission européenne. L’EUTM Mali est l’une des opérations les plus importantes de l’armée belge avec le déploiement de 182 militaires. Actuellement, c’est le 3ème bataillon de parachutistes de Tielen qui fournit le plus gros du détachement.

 

Vers de nouvelles fermetures de casernes ?

20151007_koksijdeLe journaliste de la Libre Belgique Antoine Clevers, toujours très au fait des questions de Défense, évoque dans un article la fermeture de quelques casernes en Wallonie et en Flandre dans une proposition qu’aurait transmise le ministre de la Défense Steven Vandeput au gouvernement. Les grandes casernes seraient épargnées.

Ces fermetures s’inscrivent dans la vision stratégique de la Défense pour 2030. Si ce nouveau plan se veut ambitieux, il prévoit des réorganisations internes avec pour conséquence la fermeture de casernes comme Nivelles, Tournai en Wallonie, Coxyde, Tielen, Ypres en Flandre. La Flandre serait plus durement touchée malgré le fait que le ministre de la Défense soit nationaliste flamand. Le débat devrait être animé entre partis flamands de la majorité. La plus grosse fermeture concernerait Tielen où stationne le 3ème bataillon de parachutistes, qui compte environ 500 hommes.

Le premier syndicat militaire à réagir a été le SLFP, qui trouve inadmissible de ne pas être tenu au courant de ce plan: » Nous exigeons en tant que partie prenante d’être tenus informés dans les plus brefs délais afin d’éviter un drame humain et de veiller à la garantie d’une répartition géographique correcte sur l’ensemble du territoire national des quartiers militaires. »

Sous le mandat de Pieter De Crem (CD&V) entre 2007 et 2014, 23 casernes sur 80 avaient fermé d’où la crainte des syndicats qui ne veulent pas revivre le même scénario. Parmi les casernes fermées durant cette période, il y a la base aérienne de Bierset (750 militaires concernés) en novembre 2011, la caserne de Diest (400 militaires du 1er bataillon de parachutistes) en septembre 2010, le quartier Westhakkers à Haasdonk, la caserne de Sijsele (316 militaires du 51ème bataillon de logistique) en décembre 2011.