Le ministre Steven Vandeput donne des précisions sur la situation des militaires belges au Congo

Un para belge au Congo à Kindu lors de l’exercice Tropical Storm en décembre 2015 (photo Stijn Verboven
/BE Defense)

Un certain flou entoure la situation exacte des militaires belges au Congo depuis certaines révélations parues la semaine dernière dans la presse et la fin de la coopération militaire décidée par le gouvernement congolais en avril dernier. Le ministre Steven Vandeput a donné des précisions en commission, sa première explication officielle sur ce dossier.

Actuellement 12 militaires belges surveillent la base logistique et le matériel belge à Kindu en attendant d’avoir les autorisations nécessaires du gouvernement congolais pour tout rapatrier. Pour l’instant, le Congo refuse d’accorder des visas et de donner des approbations diplomatiques depuis mi-mai pour le rapatriement qui doit nécessiter l’utilisation d’un C-130 et de personnel supplémentaire. Actuellement des rotations ont lieu au sein du détachement chargé de la protection de la base et du matériel pour le redéploiement pendant la période des grandes vacances. La panne qui a touché la flotte de C-130 aurait également compliqué l’évacuation, un fait non mentionné par le ministre en commission.

Les tractations pour le rapatriement n’ont lieu qu’au niveau diplomatique et du ministère des Affaires Étrangères, le ministère de la Défense n’intervenant  pas sur ce volet du dossier. Par ailleurs, le ministre Steven Vandeput a précisé que les relations étaient très bonnes entre les militaires belges et les militaires congolais.

De son côté, le gouvernement congolais nie bloquer des militaires belges et ne veut pas accorder de visas à cinquante personnes, estimant que vingt personnes suffisent pour évacuer le matériel.

La Belgique va acquérir 199 véhicules blindés légers pour ses Forces Spéciales

Dessin conceptuel du Light Troop Transport Vehicle

Après l’accord conclu avec la France pour l’achat de 477 véhicules blindés pour la Composante Terre, la Belgique va acquérir 199 nouveaux véhicules blindés du type Light Troop Transport Vehicle  avec des ‘mission modules’ et des systèmes (d’armes) connexes pour un coût de 63,3 millions d’euros pour ses Forces Spéciales, a annoncé le ministre Steven Vandeput dans un communiqué. Le gouvernement belge a marqué ce vendredi son accord pour le lancement de procédure de marché public. La livraison est prévue à partir de 2019 jusqu’à 2021.

Cet achat s’inscrit dans le cadre de la mise en place de la vision stratégique du ministre Steven Vandeput et du renforcement de la capacité des Forces Spéciales, les deux bataillons de paracommandos, prenant la dénomination « Ranger » (SFSG: Special Support Forces Group) pour évoluer en soutien. Des structures de commandement SOF spécialisées nationales et internationales  comme le SOCOM seront également développées. Les véhicules, qui vont être commandées, serviront donc aux Forces Spéciales mais également aux paracommandos.

Ces nouveaux véhicules blindés légers doivent permettre à la capacité SOF de se déployer rapidement, de manière autonome et flexible. La flexibilité sera renforcée par l’utilisation de différents modules de mission (SF, para-commando, en différentes versions, dont un module ambulance) qui peuvent être montés sur un LTTV, ensemble avec un armement pouvant être adapté. Cet armement comprendra des mitrailleuses légères et lourdes, des lance-grenades et des systèmes de lance-pots fumigènes. Ces LTTV auront la possibilité d’être transportés dans les actuels C-130 de la Composante Air et les futurs A400M.

Les LTTV vont remplacer les Unimogs non-blindés actuels. La protection standard balistique contre des balles, des grenades, des mines et des bombes d’accotement sera renforcée par des kits balistiques supplémentaires qui font également partie de cette acquisition. Cet achat est complémentaire de celui des Rapid Reaction Vehicles blindés déjà décidé en 2015 et dont la livraison doit commencer dans la première moitié de 2018. De plus, le ministre Steven Vandeput souhaite également acquérir quatre avions-SOF spécialisés dans la période 2025-2027.

« Cette acquisition correspond au processus de ma vision stratégique de renforcer la capacité Special Operations Forces de la Défense belge, tel qu’également demandé par l’OTAN », a indiqué le ministre de la Défense, Steven Vandeput, dans un communiqué.

 

Remplacement des blindés : La Belgique choisit officiellement le programme français Scorpion

un piranha du 1/3 Lanciers (photo BE Defense)

Le ministre de la Défense Steven Vandeput a annoncé dans un communiqué de presse que la Belgique avait choisi le programme français Scorpion pour le remplacement de la capacité motorisée de la Composante Terre. Ce choix était attendue depuis quelques semaines et a été donc officialisé par le gouvernement belge.

La Belgique va acheter de nouveaux véhicules de combat pour les forces terrestres belges, en coopération avec la France. Avec 1,1 milliard d’euros, il s’agit du plus grand programme d’investissement pour les forces terrestres dans le cadre de la mise en place de la vision stratégique, indique le communiqué du ministère :« L’objectif est d’établir un partenariat fondé sur des véhicules de combat français et belges identiques. La Belgique et la France auront, entre autres, une organisation commune et la formation, l’entraînement et le soutien logistique seront organisés conjointement. »

Ces nouveaux véhicules de combat sont actuellement développés dans le programme français Scorpion et prendront la place des véhicules de combat type Piranha et Dingo actuels. 60 véhicules de combat médians du type ‘’Jaguar’’ et 417 véhicules de combat légers de type ‘’Griffon’’ seront achetés, les moyens de communication ainsi que les pièces de rechange étant compris. Ces véhicules seront les véhicules de base pour la capacité motorisée interarmes de la Défense belge et seront également utilisés dans une version médicale et de reconnaissance. L’entrée en service des véhicules est prévue dans la période 2025-2030 et il est prévu de commencer déjà à court terme avec le développement du partenariat étroit avec la France.

Tentative d’attentat à Bruxelles : le professionnalisme des militaires de Vigilant Guardian unanimement salué

Des Chasseurs Ardennais en opération Vigilant Guardian à Bruxelles en juin 2017 (photo Fraternelle Royale des Chasseurs Ardennais)

Mardi soir, des militaires belges de l’opération Vigilant Guardian ont abattu un homme qui a provoqué une explosion mineure dans la gare Centrale de Bruxelles. 

Caractère inédit de la situation, c’est la première fois que des militaires de l’opération Vigilant Guardian faisaient usage de leurs armes contre un individu en train de commettre un attentat. Le Parquet a précisé qu’au vu des éléments, les règles d’engagement avaient été respectées, une information confirmée par le ministre Steven Vandeput qui a toutefois voulu les garder secrètes. Cette intervention s’est faite sans victime collatérale et aucune précision n’a été donnée sur le nombre de balles tirées par le militaire qui a abattu Oussama Z. Selon différents éléments recoupés ici et là les militaires, qui sont intervenus, faisaient partie des Chasseurs Ardennais même si aucune communication n’a été faite à ce sujet que ce soit par la Défense ou la presse.

Ce mercredi 21 juin 2017, le Chef de la Défense accompagné du Ministre de la Défense et du Commandant de la Composante…

Posted by Fraternelle Royale des Chasseurs Ardennais on Wednesday, June 21, 2017

Ce mercredi 21 juin 2017, le Chef de la Défense accompagné du Ministre de la Défense et du Commandant de la Composante…

Publié par Fraternelle Royale des Chasseurs Ardennais sur mercredi 21 juin 2017

Si cet action n’empêchera pas un débat légitime sur l’utilité ou pas des militaires dans la rue et l’opération Vigilant Guardian, l’action des militaires de Vigilant Guardian aura été unanimement saluée par les politiques et les citoyens sur les réseaux sociaux. Une belle image pour l’armée belge !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Opération Desert Falcon : Quatre F-16 belges en Irak jusqu’en décembre 2017

photo Défense belge

Le gouvernement Charles Michel a annoncé jeudi soir la prolongation de la mission de quatre F-16 belges en Irak, qui doit être officialisée lors du prochain conseil des ministres.

Depuis la fin de l’année 2016, les Pays-Bas avaient annoncé qu’ils ne pourraient pas prendre la succession de la Belgique avant janvier 2018. Depuis la Belgique étudiait à donner une nouvelle forme à l’opération Desert Falcon, la prolongation de la mission n’étant pas budgétée, ou bien à la prolonger purement et simplement. En commission de la Défense ce mercredi, le ministre Steven Vandeput avait laissé entendre que la mission des F-16 belges serait prolongée alors qu’ils devaient rentrer normalement en Belgique fin juin.

Le premier ministre Charles Michel a indiqué jeudi soir à l’agence Belga que le gouvernement avait trouvé un accord pour prolonger la mission de quatre F-16 belges en Irak jusqu’à la fin de l’année. Les deux autres F-16 devraient donc rentrer au pays. Selon le ministre Steven Vandeput, le prolongement de la mission devrait coûter environ 23 millions d’euros brut à la Belgique. En contrepartie, les Pays-Bas vont continuer à fournir le détachement de protection du contingent belge en Jordanie et assurer la protection de l’espace aérien du Benelux jusqu’à la fin de l’année sans discontinuité. D’autres contreparties sont à l’étude mais elles ne seront pas d’ordre financière.

 

Dossier des pensions : Une première faille dans le front syndical ?

Le dossier du rallongement des pensions militaires fait partie des plus grandes préoccupations des militaires belges. La décision du mois d’octobre 2016 du gouvernement belge avait provoqué une grande colère avec en point d’orgue une manifestation inédite le 15 novembre dernier. Depuis, le dossier était retombé dans la discrétion faute d’informations. Il a connu un rebondissement ces dernières quarante-huit heures. 

Le syndicat ACMP-CGMP s’est exprimé mercredi dans un communiqué suite à deux réunions qui ont eu lieu le 17 mai et le 7 juin avec le gouvernement. Il indique que le cabinet du ministre des Pensions et celui du ministre de la Défense ont élaboré une série de propositions conceptuelles afin « d’assouplir » les premières mesures annoncées au mois d’octobre. Ces mesures ne seraient toutefois que transitoires et ne concerneraient que les militaires proches de la retraite. Cependant il subsiste de nombreuses lacunes et des éléments encore indéterminés qui ne permettent pas d’y voir plus clair précisément pour l’instant. Le processus législatif s’annonce long et compliqué d’autant plus que  » le fossé entre les propositions du gouvernement et ce qui est acceptable pour le personnel est encore et toujours très important », explique le syndicat militaire.

Ce communiqué ne semble pas avoir été du tout apprécié par un autre syndicat militaire SLFP-Défense qui a répliqué hier dans un autre communiqué. « Durant ces deux réunions, il a été convenu entre les partenaires sociaux et les deux cabinets de ne pas communiquer à nos affiliés concernant ces réunions, ceci pour ne pas mettre en péril les entretiens et discussions constructives. Nous déplorons fortement qu’un des syndicats représentatifs (l’ACMP-CGPM) ait cassé ce pacte et nous espérons que les entretiens puissent continuer de manière sereine », écrit le syndicat qui accuse son homologue de populisme « Nous regrettons que la course au populisme et à la propagande mettent en péril les négociations concernant l’avenir du personnel et la réforme des pensions. » SLFP-Défense assure qu’il communiquera quand les choses seront plus claires mais tient à respecter la discrétion convenue. D’ailleurs le syndicat ACMP-CGMP reconnait lui-même qu’il ne peut pas être plus précis: » Il subsiste donc encore beaucoup trop de lacunes, d’incertitudes, d’indécisions, d’imprécisions et d’insuffisances. C’est la raison pour laquelle il est encore trop tôt, trop périlleux et trop risqué de communiquer sur les idées qui ont été avancées ce jour. »

Depuis le début de ce dossier, les syndicats représentatifs de la Défense avaient toujours communiqué ensemble, chaque communiqué de presse étant signé par tous. Cela ne semble désormais plus le cas de quoi voir une première faille dans le front syndical. En attendant, les militaires belges ne sont pas plus avancés sur leurs pensions et leur avenir.

Renouvellement des véhicules de combat : La Belgique étudie d’autres pistes que le programme français Scorpion

un piranha du 1/3 Lanciers (photo BE Defense)

Dans le cadre de la mise en place de la vision stratégique, la Belgique compte remplacer les Dingo et les Piranha de la Composante Terre, des véhicules entrés en service en 2006 et 2008. C’est le troisième gros dossier de remplacement de matériel militaire après les F-16 de  la Composante Air et les frégates et chasseurs de mines de la Composante Marine.

Pour le développement de sa nouvelle capacité motorisée, le ministre Steven Vandeput mentionne nommément dans son document de la Vision Stratégique un partenariat avec la France et le programme Scorpion :« un programme entre actuellement déjà en ligne de compte dans nos pays voisins, à savoir le programme français Scorpion. Ce programme permettrait de remplacer les véhicules de base de la capacité motorisée interarmes par différents types d’une plateforme internationale commune. » Au mois d’avril, la Libre Belgique mentionnait également cette forte probabilité : » S’y ajoute (…) l’achat de nouveaux véhicules pour doter la composante Terre d’une capacité motorisée (en jargon « Camo »), sans doute en partenariat avec la France, si Paris mord à l’hameçon. »

Le dossier, peu médiatisé contrairement à celui du remplacement des F-16, semble avancer dans la discrétion au sein du ministère de la Défense alors que les contrats doivent être signés courant 2018 et qu’une livraison est planifiée dans une période entre 2025 et 2030. Dans  une réponse à une question écrite du député Denis Ducarme le mois dernier, le ministre est resté évasif indiquant que le choix du pays partenaire n’était pas encore fait:  » La préparation de ce choix fait actuellement l’objet d’une prospection militaire qui vise à identifier des synergies possibles à travers toutes les lignes de développement y compris les domaines de l’appui logistique, la formation, l’entrainement et la doctrine. Le programme français Scorpion est effectivement une des pistes qui est évaluée, mais pas nécessairement la seule », a-t-il simplement répondu.

Le programme Scorpion semble tenir la corde comme choix prioritaire même si le ministre Steven Vandeput laisse penser qu’un autre pays que la France pourrait être choisi. La Commission Achats et ventes militaires était réunie hier pour discuter de dossiers relatifs à la capacité motorisée de quoi peut-être espérer une avancée et une annonce dans les prochaines semaines.

Le syndicat militaire ACMP-CGPM est formel : Des militaires ont acheté sur leur propre compte des gilets pare-balles

Un militaire du bataillon de Chasseurs à Cheval en opération Vigilant Guardian à Bruxelles en juillet 2016 (photo d’illustration/ crédit bataillon ISTAR-IPR)

Le sommet de l’OTAN à Bruxelles, la semaine dernière, a été l’occasion pour le gouvernement Charles Michel de mettre en avant sa politique de Défense et sa volonté d’augmenter les dépenses militaires sans atteindre les 2% exigés par l’OTAN. Loin d’être convaincus, les syndicats ne sont pas enthousiasmes.

Roger Housen, consultant en stratégie pour la Centrale générale du personnel militaire (CGPM), lors d’une interview vendredi dernier, a notamment affirmé que des militaires devaient payer de leur poche des gilets pare-balles comme illustration de la faillite des forces armées belges. Le ministre Steven Vandeput a répondu que cette allégation était un mensonge: »Il est exact que l’armée verse des indemnités pour que le personnel puisse acheter des vêtements de travail. Mais les équipements, comme les gilets pare-balles, sont fournis par la Défense.« 

Le syndicat militaire ACMP-CGPM a répondu au ministre dans un communiqué, l’accusant à son tour de mentir:« Les gilets pare-balles ne sont pas présents en nombre suffisant dans toutes les tailles et leur entretien nécessaire lors du passage des gilets à d’autres détachements est tout aussi problématique. De nombreux militaires ont déjà été confrontés à cette question relative aux gilets pare-balles. Certains d’entre eux en ont vraiment assez de cette misère. Ils ont donc alors pris l’initiative d’acheter, de leurs propres deniers, auprès de commerçants civils, soit des gilets complets, soit les harnais uniquement et ce, afin d’avoir au moins un gilet pare-balles adéquat ou d’en disposer qui « ne puait pas encore, même après avoir été aéré des heures durant. (…) L’affirmation relative à l’indemnité de tenue est correcte, mais elle ne sert nullement à acheter de l’équipement de Corps et certainement pas du matériel force protection et ce, pour la simple raison que ce type d’équipement doit répondre aux normes de sécurité et de qualification rigoureuses. » Le syndicat n’est pas tendre avec le ministre:« Le Ministre Vandeput ment dès lors, non seulement sur les achats personnels de gilets pare-balles, mais il leurre aussi Monsieur Tout-le-monde au sujet de la finalité de l’indemnité de tenue. Il faut le faire ! »

Les cas évoqués par Roger Housen concerneraient le bataillon ISTAR d’Heverlee. Le syndicat indique par ailleurs que les noms des militaires concernés ont été « déposés » auprès d’un huissier et que les médias belges ont tout le loisir d’en vérifier l’authenticité. L’ACMP-CGMP n’est pas disposé à laisser passer les allégations du ministre et prend l’affaire très au sérieux.

Le gouvernement lance le processus de création du nouveau corps de sécurité

Lors d’un Conseil des ministres, le gouvernement belge a approuvé l’avant-projet de loi pour la création de la direction de la Sécurisation (DAB) au sein de la Police fédérale, un nouveau corps de sécurité qui doit permettre le désengagement progressif des militaires dans la rue.

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon avait annoncé en octobre 2016 la création d’une « garde nationale » pour suppléer l’opération Vigilant Guardian, qui pèse lourdement sur l’armée belge et notamment la Composante Terre. Le projet avait pris un peu de retard mais le processus législatif est désormais bien engagé. L’avant-projet de loi, qui doit attendre l’avis du Conseil d’État, est présenté conjointement par Jan Jambon, ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, Koen Geens, ministre de la Justice et Steven Vandeput, ministre de la Défense.

photo Daniel Orban/Défense belge

Ce nouveau corps de sécurité aura un effectif de 1.600 hommes. Le recrutement se fera dans trois services précis: des fonctionnaires du Corps de Sécurité, des militaires en service actif revêtus d’un grade de volontaire ou de sous-officier qui se portent candidats et sont retenus, et des membres du personnel de Brussels Airport Company revêtus de la fonction d’inspecteur de l’inspection aéroportuaire. L’effectif sera composé en grande partie d’agents de sécurisation qui seront employés, des membres du cadre opérationnel à part entière, formés avec un nouveau grade et avec certaines compétences policières. La DAB sera chargée de la surveillance de plusieurs lieux stratégiques: les palais royaux, les infrastructures du SHAPE et de l’OTAN, les institutions internationales et européennes, les bâtiments des autorités nationales et internationales, les sites nucléaires, les cours et les tribunaux ainsi que l’aéroport de Bruxelles.

Le gouvernement précise que ce nouveau corps de sécurité doit permettre à la Police fédérale de dégager un maximum de capacité policière tant au niveau local qu’au niveau fédéral et de se réinvestir dans ses missions centrales. La DAB sera d’ailleurs également chargée de l’exécution de la sécurisation ponctuelle des opérations de police et, en ordre subsidiaire, des escortes. Mais l’autre objectif de départ était également de suppléer Vigilant Guardian même si le gouvernement parle désormais d’un désengagement partiel des militaires avec un équipement et des véhicules de transport adaptés pour cette opération. Le gouvernement prévoit le déploiement progressif de la Direction de Sécurisation courant 2017.

Irak : Steven Vandeput veut augmenter la présence militaire belge en 2018

photo DGCom/BE Defense

Le ministre de la Défense Steven Vandeput compte accroître la présence militaire belge en 2018 en Irak dans le cadre de la lutte contre l’État Islamique.

Un conseil des ministres extraordinaire sur les thématiques « sécurité-justice-défense » s’est réuni ce dimanche à Val Duchesse. Si la Défense n’a pas été le thème central, on peut toutefois en tirer quelques indications notamment sur l’engagement militaire belge en Irak. À court terme, le ministre Steven Vandeput veut le déploiement d’ici cet été de 14 militaires équipés de véhicules militaires de type Dingo pour renforcer la protection du détachement présent dans le nord de l’Irak. Début 2018, le contingent belge devrait atteindre une centaine d’hommes car le ministre souhaite l’envoi d’une cinquantaine hommes supplémentaires afin d’apporter un soutien maximum à la situation sécuritaire et à la stabilité en Irak.

Actuellement, l’opération Valiant Phoenix compte quarante militaires belges. Une trentaine de militaires sont déployés depuis le début de l’année au Kurdistan alors qu’une dizaine d’autres sont toujours présents près de Bagdad où ils forment les militaires irakiens.

Fin avril, le ministre Steven Vandeput s’était rendu sur le front irakien en compagnie du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, et du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Theo Francken. À son retour, il avait évoqué une extension de la mission de conseil et d’assistance afin que les militaires belges puissent fournir plus concrètement une contribution dirigée tactiquement.