Le patrouilleur Pollux a servi de plate-forme d’essais pour le remplacement des capacités de lutte contre les mines

Le patrouilleur belge Pollux a servi  de plate-forme d’essais lors de tests effectués pour le remplacement des capacités de lutte contre les mines en mer du Nord durant quinze jours depuis le 30 mai. 

Les tests ont été réalisés avec différents types de drones sous-marins et de surface. Durant ces journées, plusieurs entreprises ont pu présenter et tester les futures capacités de lutte contre les mines sans pilote. La marine belge ambitionne de renouveler sa capacité de lutte contre les mines par des systèmes autonomes afin d’accroître ses performances opérationnelles et la sécurité de son personnel. Cette série d’essais sera clôturée  par l’organisation des « Technology and Industry days » le 15 et 16 juin au port de Zeebrugge. Durant ces deux journées, plusieurs systèmes de détection seront présentés avec des présentations à l’appui. Ces deux journées sont ouvertes aux industriels spécialisés dans la lutte contre les mines qu’aux spécialistes de ce domaine au sein des marines de l’OTAN, de l’UE ou d’organismes associés.

Le patrouilleur Pollux est en service depuis 2015 et a été construit par l’entreprise française SOCARENAM.

Les marines belge et néerlandaise vont changer ensemble leur flotte. Le budget d’investissements s’élève à 1,29 milliard d’euros pour les frégates et à 932 millions d’euros pour la capacité de lutte contre les mines. La capacité de lutte contre les mines doit être remplacée à partir de 2023 et les frégates à partir de 2025.

Les photos des tests effectuées sur le Pollux: https://www.facebook.com/P902Pollux/posts/1218585531600298 et https://www.facebook.com/P902Pollux/posts/1220851668040351

Remplacement des chasseurs de mines : La marine belge organise une deuxième session d’essais pour les entreprises

photo DGMR

Au mois de juin, la marine belge en collaboration avec la marine néerlandaise organisera une deuxième session d’essais pour les entreprises dans le cadre du remplacement prochain des capacités de lutte contre les mines (MCM – Mine Counter Measures) belge et néerlandais d’ici 2023. 

Les Technology and Industry Days auront lieu à la base navale de Zeebrugge les 15 et 16 juin prochains. La série de tests aura lieu avec différents types de drones sous-marins et de surface présentés par des entreprises de divers continents. Ces deux journées sont ouvertes aux industriels spécialisés dans la lutte contre les mines qu’aux spécialistes de ce domaine au sein des marines de l’OTAN, de l’UE ou d’organismes associés. Les différentes entreprises inscrites à l’événement pourront présenter leurs systèmes lors d’un briefing et d’une exposition statique et dynamique.

Au mois de septembre 2016, la marine belge avait déjà organisé une session de tests à laquelle avaient participé quatre entreprises dont Teledyne Marine, Thales et ECA Group. À la suite de cette session de tests, la Défense belge avait envoyé un rapport d’évaluation aux entreprises participantes.

Les marines belge et néerlandaise vont changer ensemble leur flotte. Le budget d’investissements s’élève à 1,29 milliard d’euros pour les frégates et à 932 millions d’euros pour la capacité de lutte contre les mines. La capacité de lutte contre les mines doit être remplacée à partir de 2023 et les frégates à partir de 2025.

La Belgique et les Pays-Bas franchissent une nouvelle étape dans le remplacement de leur marine

Crédit-photo: BE Defence-Malek Azoug
Crédit-photo: BE Defence-Malek Azoug

Le ministre de la Défense belge Steven Vandeput et son homologue néerlandais Jeanine Hennis-Plasschaert ont signé aujourd’hui deux accords de programme ‘’Program Arrangements’’ pour le remplacement conjoint de frégates et de chasseurs de mines. C’est le franchissement d’une nouvelle étape dans l’autre dossier important de la vision stratégique en achat de matériel avec le remplacement des F-16. Une lettre d’intention commune entre les deux pays avait été signée au mois de novembre 2016. 

Ces deux accords de programme ‘’Program Arrangements’’ prévoient le cadre dans lequel les deux équipes de projet vont examiner et définir les exigences essentielles des nouveaux navires. Ainsi, pour le programme de remplacement des frégates une étude préliminaire pour un « Above Water Warfare »-cluster est lancée en vue d’examiner quels capteurs et quelle technologie de la communication de données sont nécessaires à la défense du nouveau navire contre les menaces aériennes et de surface. Une étude est également lancée pour le programme de remplacement des chasseurs de mines. Celle-ci vise à définir l’architecture des systèmes d’information nécessaires à la « Command & Control » (C2) configuration du nouveau MCM-navire (Mine Countermeasures). Sur base des résultats de ces deux études, les équipes de projet présenteront la description des besoins pour les deux programmes de remplacement et poseront la base pour les deux Memoranda of Understanding.

Au mois de janvier dernier, Steven Vandeput a confirmé que le maintien à flot des chasseurs de mines néerlandais et belge était compliqué.  La maintenance des bâtiments des deux pays est assurée par la marine belge à Zeebrugge. Des pannes surviennent parfois en dehors des entretiens prévus. Les plateformes opérationnelles étant moins nombreuses, les effets de ces pannes sont plus perceptibles qu’auparavant. Toutefois, les bâtiments pourront rester en service jusqu’à leur remplacement, moyennant les efforts nécessaires et le remplacement des logiciels obsolètes.

Le dossier est plus avancé côté belge que côté néerlandais. Le budget d’investissements s’élève à 1,29 milliard d’euros pour les frégates et à 932 millions d’euros pour la capacité de lutte contre les mines, côté belge. Le budget est toujours en cours d’élaboration côté néerlandais. La capacité de lutte contre les mines doit être remplacée à partir de 2023 et les frégates à partir de 2025.