Mali, lutte contre Daech, Corps de réaction rapide-France au menu du dernier numéro de la Revue Militaire Belge

L’Institut royal supérieur de défense (IRSD) a sorti le dernier numéro du mois de juin de la Revue Militaire Belge de 111 pages. Cette revue s’adresse tant aux militaires qu’aux civils pour les informer sur les réalités et les enjeux dans le domaine de la Défense au niveau national et international. Pour ce nouveau numéro, les sujets sont une nouvelle fois riches et denses.

Le général de brigade Éric Harvent évoque son commandement au Mali et le docteur Didier Leroy parle de la Belgique et Daech. Un article est également consacré à la contribution belge à l’état-major du Corps de réaction rapide français. Le chef de la Composante Terre, le général-major Marc Thys, est également l’auteur d’un article en néerlandais sur les capacités de la Défense belge. Plein d’autres sujets sont à découvrir…

Par ailleurs, trois nouveaux membres rejoignent le comité de rédaction de la revue:  l’amiral de flottille e.r. Georges Heeren, ancien commandant de la Composante Marine entre 2015 et 2016, le général de brigade e.r. Henri Badot-Bertrand, ancien commandant de feu le 1er régiment d’artillerie de campagne ainsi que du CRR Fr,  et le général de brigade e.r. Philippe Dohet-Eraly, ancien commandant du feu 8ème bataillon Logistique.

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La Belgique va diminuer sa présence militaire au Mali dès janvier 2018

Des militaires belges du bataillon ISTAR au Mali en 2015 (photo BE Defence)

Selon la VRT et l’agence Belga qui tiennent leurs informations de source militaire, la Belgique réfléchit à diminuer fortement sa présence militaire au Mali dès janvier 2018 alors que le général de brigade belge Laurent Bart vient de prendre le commandement de l’EUTM Mali. Il n’y a encore rien d’officiel mais la Belgique aurait averti l’Espagne qu’elle devrait prendre la tête de la mission européenne plus tôt que prévu lors de la cérémonie de passation de commandement.

En décembre 2016, le ministre Steven Vandeput avait indiqué que la Belgique était prête à prendre le commandement de l’EUTM Mali pour une année supplémentaire jusqu’en juillet 2018. Finalement cela ne sera pas le cas même s’il n’y a encore rien d’officiel et qu’on ne sait pas encore quelle forme prendra la contribution militaire belge au Mali. Une phrase sur le site de la Défense sur ses missions en Afrique ne laisse pas place au doute:« Le général de brigade Laurent restera, quant à lui, chef de mission jusqu’à la fin du mois de janvier 2018, sonnant ainsi le glas du commandement belge. » 

Le Mali est la mission la plus importante à l’étranger pour la Composante Terre avec un détachement de 182 militaires. Un autre détachement de 22 militaires est également présent au sein de la MINUSMA. Depuis juillet 2016, trois généraux belges se seront succédés à la tête de l’EUTM Mali: le général de brigade Éric Harvent, le général de brigade Peter Devogelaere et le général de brigade Laurent Bart.

Les C-130 de l’armée belge de nouveau opérationnels prochainement

crédit-photo BE Defense

Après une panne générale qui aura cloué au sol les 10 C-130 belges pendant un peu peu plus d’un mois, ces derniers devraient pouvoir reprendre leur activité prochainement. 

RTL Info révélait au mois de juin dernier qu’une panne clouait au sol la flotte de C-130 la Composante Air. Selon leurs informations, cette panne aurait été due à un changement d’huile effectué dans les circuits hydrauliques des appareils. Par souci d’économies, de l’huile minérale a été utilisée au lieu de l’huile synthétique habituelle. Le problème c’est que l’huile minérale se fige à basse température et en altitude. Il a fallu donc changer les 800 litres d’huile hydraulique de tous les appareils dont certains ne se trouvaient pas sur le territoire belge.

La Défense belge a indiqué hier sur son site que les C-130 étaient à nouveau pratiquement opérationnels. Elle parle de problèmes persistants sur le système de contrôle des commandes de vol. Des inspections techniques ont été menées sur tous les appareils avec des réparations et des réajustements ainsi que le remplacement de certains composants (comprendre le remplacement de l’huile hydraulique). Les techniciens de l’armée belge ont également amélioré les systèmes et procédures techniques.

Certains C-130 ont déjà pu reprendre leur vol tandis que les autres vont bientôt suivre, permettant à l’armée belge de disposer à nouveau entièrement de sa flotte d’avions de transport. Selon la Défense belge, cette longue indisponibilité a fortement impacté les missions du 15 Wing Transport Aérien de Melsbroek et par là-même les opérations de l’armée belge. On peut penser au Congo, au Mali etc…Fort heureusement, il n’y a pas eu de crises majeures nécessitant l’évacuation de ressortissants ou de militaires belges.

Les Carabiniers-Grenadiers en partance pour le Mali pour une mission de six mois

Le lieutenant-colonel Lieven Geeraert à la tête de ses hommes (photo 1C/1Gr)

Le bataillon 1 Carabiniers – 1 Grenadiers de Bourg-Léopold va être déployé au Mali à partir de juillet pour une mission de six mois. La mission va concerner une centaine de militaires avec une rotation.

Bataillon d’infanterie légère de 400 hommes, le 1C/1GR n’avait plus  participé à une opération extérieure de cette importance depuis 2015 où il avait été déployé au Mali durant le premier trimestre. Comme les autres unités de combat de la Composante Terre, il est lourdement mis à contribution depuis avril 2015 sur le territoire belge dans le cadre de l’opération Vigilant Guardian à Anvers et Bruxelles, obligeant le bataillon à annuler plusieurs exercices d’entraînement de longue durée. Le bataillon va donc retrouver une mission plus classique pendant six mois, une mission qui lui a permis de participer à nouveau à des exercices de grande ampleur à l’étranger, une première depuis deux ans.

Le 1C/1GR va déployer au Mali deux compagnies ainsi que des sous-officiers et des officiers de l’État-Major. La 1ère Compagnie de combat va assurer la mission de protection de l’EUTM Mali entre mi-juillet et mi-octobre. La 2ème Compagnie de combat prendra ensuite la relève jusqu’à mi-janvier 2018. Les officiers et sous-officiers de l’État-Major, dont leur commandant le lieutenant-colonel Lieven Geeraert, vont participer à la mission en principe pour une durée de six mois.

Cette mission a nécessité une préparation intense pour le bataillon durant les trois derniers mois en commençant d’abord par un entraînement spécifique en unité avant de participer à deux grands exercices à l’étranger afin d’évaluer et d’approfondir les compétences techniques et tactiques nécessaires pour cette opération. C’est ainsi que durant le mois d’avril, 270 militaires du bataillon se sont entraînés à la Courtine en France avant de participer à un exercice de la Brigade Médiane à Grafenwöhr en Allemagne du 5 au 15 juin. En Allemagne, les deux compagnies de combat ont passé avec succès leur exercice de certification finale avant leur déploiement au Mali.

 

Le commandant du bataillon, le lieutenant-colonel Lieven Geeraert, se dit confiant pour cette mission l’une des plus importantes de la Composante Terre à l’étranger: » Je suis très fier de mes hommes et femmes. Ils ont parcouru avec succès une préparation longue et intensive et sont prêts à partir. La mission, comme toute mission à l’étranger, n’est pas sans danger mais notre bonne préparation, notre matériel de qualité et la motivation de nos jeunes militaires font en sorte que ce danger est fortement moindre. J’ai pleine confiance en mes compagnies ! Je les suivrai de tout près durant cette mission. » Les Carabiniers-Grenadiers vont retrouver au Mali leur ancien commandant, le général de brigade Laurent Bart qui sera le commandant de l’EUTM Mali à partir du 12 juillet.

 

La Belgique et les Pays-Bas créent l’European Expeditionary Helicopter Wing

photo Composante Air

Le commandant de la Composante aérienne belge, le Général-major aviateur Frederik Vansina et le Lieutenant-général Dennis Luyt de la Force aérienne néerlandaise ont signé ce mercredi 10 mai le MOU (Memorandum of understandig) pour ériger l’European Expeditionary Helicopter Wing (EEHW). Cette signature s’est faite en marge de la réunion EURAC des Air Chiefs européens qui se tient à Berlin du 9 à 12 mai.

L’EEHW va permettre d’intensifier la coopération dans le domaine des opérations d’hélicoptère avec la possibilité de déployer des unités opérationnelles. La coopération entre la Belgique et les Pays-Bas va s’élargir en optimalisant l’utilisation des moyens disponibles et complémentaires afin d’améliorer les capacités, les synergies, le niveau de préparation et l’efficience lors d’opérations aériennes déployées d’hélicoptères. L’EEHW est établi en utilisant une approche flexible et modulaire afin de de permettre le déploiement dans tout le spectre des opérations ou des entraînements.

Le MOU offre le cadre légal pour optimaliser les capacités des deux forces aériennes par la mise en commun de moyens dans le cadre d’un détachement bi ou multinational lors des déploiements dans le cadre des opérations hélicoptère. Il a pour but de minimiser les coûts pour chaque participant à ces déploiements. On peut penser notamment au Mali où les Pays-Bas ont déployé des Chinooks tandis que la Belgique prépare l’envoi de deux NH90 en 2018 au sein de la MINUSMA.

D’autres pays pourront intégrer l’European Expeditionary Helicopter Wing s’ils le désirent.

Par cette signature, la Belgique et les Pays-Bas intensifient leur coopération dans le domaine aérien après l’Irak avec l’opération Desert Falcon et la surveillance aérienne commune du Benelux.

L’EUTM Mali célèbre le 10.000ème soldat malien formé

photo EUTM Mali

Lors d’une cérémonie célébrant la fin de deux cycles de formation distincts à Koulikoro: le cours « formation des formateurs » (TTT-Train the Trainer) et la formation ETIA (Elément Tactique Inter Arme) ce vendredi 28 avril, l’EUTM Mali a passé le cap symbolique du 10.000ème soldat malien entraîné. 

La formation ETIA (Elément Tactique Inter Arme) a débuté le 23 janvier et s’est terminée le 28 avril. Lors de cette formation, deux groupes de combat, chacun de la taille d’une compagnie (150 soldats), se sont entraînés simultanément. Au cours des premières semaines, les officiers et les sous-officiers ont été séparés de leurs soldats. Pendant que ces derniers recevaient une formation d’infanterie de base, leurs supérieurs étaient formés au travers d’un programme « formation des formateurs » (Train the Trainer (TTT)). Pendant la deuxième partie du cours, les officiers et les sous-officiers maliens ont dirigé eux-mêmes la suite de la formation de leurs subordonnés, sous la supervision des instructeurs d’EUTM.

photo EUTM Mali

Lors de la cérémonie qui a réuni une centaine d’invités parmi les autorités civiles locales de Koulikoro, les trois meilleurs étudiants ont reçu un certificat spécial. Le défilé a été suivi de démonstrations impressionnantes exécutées par les soldats maliens formés. Ces démonstrations avaient pour but de démontrer le niveau de leurs compétences à la population malienne et aux autorités locales. Environ un tiers des Forces armées maliennes (FAMa) a déjà reçu une formation militaire délivrée par l’EUTM Mali.

La Belgique est à la tête de l’EUTM Mali depuis juillet 2016. L’Espagne prendra la suite en 2018.

Premier saut pour les paras maliens depuis 2011 avec les paras belges

photo EUTM Mali

Du 6 au 9 avril, l’EUTM Mali a organisé une activité d’entrainement au parachute dans la région de Bamako avec les parachutistes belges de la « Force Protection » d’EUTM et 30 parachutistes maliens du 33ème régiment des Commandos Parachutistes. L’objectif de cette activité était de soutenir le développement des capacités de parachutisme maliennes. Pour les parachutistes maliens, il s’agissait de leur premier saut depuis 2011.

Les paras belges du 3ème bataillon de Tielen sont déployés au Mali depuis fin décembre 2016-janvier 2017. Une rotation s’est effectuée en interne début avril pour remplacer le premier détachement. Les Carabiniers-Grenadiers prendront la suite en juillet.

photo EUTM Mali

En déplacement au Mali pour la prise de commandement du général Deconinck à la tête de la MINUSMA, le ministre de la Défense Steven Vandeput a effectué une visite de deux jours pour rencontrer les troupes belges de la mission européenne en compagnie du patron de la Défense le général Marc Compernol.

Les photos du saut: https://www.facebook.com/pg/eutmmali/photos/?tab=album&album_id=1222334701212425

Le général Deconinck officiellement à la tête de la MINUSMA

Cérémonie de passation de commandement de la Force MINUSMA le 11 Avril 2017 (Photo : MINUSMA/Harandane Dicko)

Le général Jean-Paul Deconinck a officiellement pris aujourd’hui la tête de la MINUSMA, la mission de l’ONU au Mali, lors d’une cérémonie qui a eu lieu  au quartier général de la Minusma à Bamako en présence du général Marc Compernol et du ministre Steven Vandeput.

Présente au Mali depuis avril 2013, la Minusma dispose d’effectifs maximum autorisés de 15.209 « membres du personnel en uniforme » – même si les effectifs réellement déployés au 31 janvier étaient moindres, s’élevant à 13.456 personnes, dont 10.763 militaires, 36 observateurs et 1.258 policiers pour la composante militaire. Dans ses rangs, la Minusma compte actuellement une vingtaine de militaires belges, mais ce nombre devrait augmenter l’année prochaine.

Le mandat du général Deconinck est d’un an avec possibilité de prolongation.

Plus de 420 militaires belges bientôt en exercice en France au camp de la Courtine

Des Carabiniers-Grenadiers lors de l’exercice « Yellow Tiger » du 29 novembre au 1er décembre 2016 (photo bataillon 1 Carabiniers – 1 Grenadiers)

Un peu plus de 420 militaires belges vont participer à un exercice de grande ampleur en France au camp de la Courtine à partir du 27 mars pour une durée de deux semaines. Depuis le début de l’année, c’est le deuxième exercice de cette importance que va mener l’armée belge après celui du début de mois de février dans la province de Namur, impliquant 250 militaires dont une grande majorité du 12/13ème de Ligne.

Cette exercice, qui se déroulera cette fois-ci sur le sol français, va concerner des unités de la Brigade Médiane de la Composante Terre. La grande majorité de l’effectif sera fournie par le bataillon 1 Carabiniers – 1 Grenadiers avec 270 hommes. Le reste sera composé d’une vingtaine du bataillon Libération / 5 de Ligne, d’une vingtaine de l’État-Major de la Brigade Médiane ainsi que des éléments logistiques et d’appui. Les Carabiniers-Grenadiers seront appuyés par des véhicules blindés: les Dingo de l’armée belge. Cet exercice s’inscrit dans les entraînements réguliers effectués par la Brigade. Les Carabiniers-Grenadiers vont plus spécialement préparer un prochain déploiement au Mali, un théâtre d’opérations qu’ils vont retrouver après 2015.

Les militaires belges arriveront en France par la route et par le train via Ussel pour les blindés. Comme l’indique le journal local La Montagne, une délégation d’une cinquantaine de militaires belges sont venus en début d’année durant quatre jours pour étudier les sites de manoeuvres, champ de tir et village de combat en zone urbaine du camp de la Courtine.

Un Belge à la tête de la MINUSMA

general-deconinckLe général belge Jean-Paul Deconinck a été désigné jeudi comme prochain commandant de la force (militaire) de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), la quatrième plus importante force de maintien de la paix onusienne dans le monde, a-t-on appris de sources concordantes.

Le général-major Deconinck, qui commande actuellement la composante Terre de l’armée belge, devrait prendre ses fonctions à Bamako à la mi-mars. Sa candidature a franchi toute les étapes de la sélection organisée par le département des opérations de maintien de la paix (DPKO) avant d’être approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres. Sa nomination à la tête de la Minusma devrait être avalisée vendredi matin par le gouvernement belge lors d’un conseil des ministres électronique et annoncée par communiqué, selon une bonne source.

Présente au Mali depuis avril 2013, la Minusma dispose d’effectifs s’élevant à 13.456 personnes, dont 10.763 militaires, 36 observateurs et 1.258 policiers pour la composante militaire. Elle est considérée comme la mission de l’ONU la plus dangereuse au monde depuis la Somalie en 1993-1995. Elle est la cible d’attaques régulières menées par des djihadistes, avec plus de 70 Casques bleus tués lors d’attaques et un bilan total de 114 morts depuis son déploiement.

Source: Belga