L’armée belge met en place un résumé mensuel de ses opérations à l’étranger

crédit-photo BE Defense/Ritchie Sedeyn

Pour la seconde fois depuis le mois de mars, la Défense belge a organisé un point presse sur ses opérations.  Conjointement, on a pu voir apparaître un nouvel onglet sur le site de la Défense « Point Presse opérations » avec la mise en ligne d’un document pdf qui récapitule les différentes opérations de son armée à l’étranger avec 4 axes par opération: but de la mission, nombre de militaires, événement significatif, changement de personnel.

S’il n’y a rien eu au mois d’avril, l’armée belge a réitéré pour le mois de mai en mettant un accent dans sa communication sur la Lituanie où 93 militaires belges sont déployés au sien du battle group allemand dans la ville lituanienne de Rukla. Selon les chiffres fournis par la Défense, le détachement belge en Lituanie  s’est chargé du transport de 496 containers sur 93.890km et de 276 véhicules sur 67.200km. Il a également fait le plein de 274 véhicules non belges. Effectivement l’armée belge a en charge la logistique en particulier pour le détachement allemand. Le 29ème Bataillon Logistique de Grobbendonk doit remplacer aujourd’hui le 18ème bataillon de Bourg-Léopold. Au mois de juillet prochain, le Luxembourg va déployer pour six mois un peloton de « transport » de 22 hommes qui sera intégré dans une compagnie belge. En revanche le Congo a disparu de la liste des opérations. On sait qu’il y a des tensions entre les deux pays et que le Congo a interrompu le Programme de Partenariat Militaire au mois d’avril.

Cette mise en place coïncide avec certaines accusations d’un manque de transparence et de lisibilité sur les opérations militaires belges par certains députés de l’opposition. On peut espérer que cette pratique va s’inscrire dans la durée.

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350 militaires belges en Lituanie pour l’exercice de l’OTAN Baltic Piranha

En 2015, l'armée belge était déjà en Lituanie pour le même exercice (photo Défense belge)
En 2015, l’armée belge était déjà en Lituanie pour le même exercice (photo Défense belge)

Quelque 350 militaires belges, provenant principalement du 1er/3e bataillon de Lanciers, sont déployés pour un mois environ en Lituanie pour un exercice organisé dans le cadre des «mesures d’assurance» prises par l’Otan pour répondre à l’inquiétude de ses membres est-européens à la suite de la crise ukrainienne.

Durant un mois, du 1er au 27 octobre pour l’essentiel des militaires, la composante Terre de l’armée dépêchera ainsi un «groupe de combat» (en jargon «Combined Arms Task Group», CATG) dans ce pays balte, à deux pas de l’enclave russe de Kaliningrad, pour s’entraîner dans le cadre du «plan d’action pour la réactivité» («Readiness Action Plan», RAP) de l’Otan.

Ce dernier, élaboré en septembre 2014 pour rassurer les alliés d’Europe centrale et orientale face à une Russie plus agressive, prévoit notamment le déploiement de troupes alliées par rotation — mais sans présence «permanente» afin de ne pas fâcher définitivement Moscou en violant l’«Acte fondateur» des relations Otan-Russie.

La contribution belge, sous la forme de cet exercice baptisé «Baltic Piranha 2016» (combinant l’aspect balte et le nom donné aux blindés utilisés par l’unité engagée, le 1er/3e bataillon de Lanciers (1/3 L) de Marche-en-Famenne), représente le second déploiement dans un environnement opérationnel de nouveaux véhicules de combat de type AIV (Armored Infantry Vehicles), des Piranha IIIC 8×8, a expliqué le commandant de l’unité, le lieutenant-colonel Philippe Hoggart, à l’agence Belga.

Des snipers du 12/13 Ligne lors de l'exercice Baltic Piranha (photo 12/13 Ligne)
Des snipers du 12/13 Ligne lors de l’exercice Baltic Piranha (photo 12/13 Ligne)

Les lanciers seront appuyés par différents contingents (logistique, médical, de génie, de transmissions) et même deux hélicoptères de transport tactique NH90, a précisé l’officier. Le 12/13ème de Ligne y a également envoyé un détachement de snipers en soutien.

C’est le seul exercice majeur auquel le bataillon participera cette année, en raison de son engagement constant depuis des mois dans l’opération Vigilant Guardian (OVG) de soutien à la police fédérale dans les grandes villes belges, a ajouté le lieutenant-colonel Hoggart. D’ailleurs lors d’un récent point presse sur les opérations de l’armée belge, le capitaine de frégate Guy Schotte avait également évoqué cette conséquence de Vigilant Guardian: « La Composante Terre est lourdement impactée par cet engagement. L’opération Baltic Piranha, dont un des buts est d’entraîner l’interopérabilité internationale aux portes de la Russie, est l’unique occasion pour les soldats de cette Composante de réellement entraîner leurs compétences interarmes et internationales. »

L’arrière-garde du bataillon restée en Belgique — une cinquantaine d’hommes — continuera à être présente en rue. Et les militaires du 1/3 L de retour de Lituanie rejoindront rapidement leurs collègues d’OVG, a souligné l’officier.

Source: Belga, Défense belge, Sudpresse