Mali, lutte contre Daech, Corps de réaction rapide-France au menu du dernier numéro de la Revue Militaire Belge

L’Institut royal supérieur de défense (IRSD) a sorti le dernier numéro du mois de juin de la Revue Militaire Belge de 111 pages. Cette revue s’adresse tant aux militaires qu’aux civils pour les informer sur les réalités et les enjeux dans le domaine de la Défense au niveau national et international. Pour ce nouveau numéro, les sujets sont une nouvelle fois riches et denses.

Le général de brigade Éric Harvent évoque son commandement au Mali et le docteur Didier Leroy parle de la Belgique et Daech. Un article est également consacré à la contribution belge à l’état-major du Corps de réaction rapide français. Le chef de la Composante Terre, le général-major Marc Thys, est également l’auteur d’un article en néerlandais sur les capacités de la Défense belge. Plein d’autres sujets sont à découvrir…

Par ailleurs, trois nouveaux membres rejoignent le comité de rédaction de la revue:  l’amiral de flottille e.r. Georges Heeren, ancien commandant de la Composante Marine entre 2015 et 2016, le général de brigade e.r. Henri Badot-Bertrand, ancien commandant de feu le 1er régiment d’artillerie de campagne ainsi que du CRR Fr,  et le général de brigade e.r. Philippe Dohet-Eraly, ancien commandant du feu 8ème bataillon Logistique.

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Belgique et Pays-Bas ont signé un premier protocole d’accord pour l’achat commun de navires

Crédits-photo: BE Defence-Malek Azoug
Crédits-photo: BE Defence-Malek Azoug

Le 30 novembre, le ministre de la Défense belge Steven Vandeput et son homologue néerlandais Jeanine Hennis-Plasschaert ont signé à Bruxelles un premier protocole d’accord pour l’achat commun de navires. Annoncée la semaine dernière dans la presse belge, la nouvelle a été officialisée par Steven Vandeput et par le ministère de la Défense des Pays-Bas.

Les deux pays vont faire l’acquisition commune de quatre nouvelles frégates et de quatre navires de lutte contre les mines, deux contrat d’un montant total de quelque quatre milliards d’euros. La Défense néerlandaise prendra en charge le dossier du remplacement des frégates, son homologue belge se chargeant quant à elle des navires de lutte contre les mines.

Selon les précisions de Steven Vandeput, l’idée est de signer le Memorandum of Understanding pour l’acquisition et les contrats y afférents en 2018. Les coûts d’acquisition pour la Belgique sont estimés à 1 milliard € pour les 2 frégates et 1 milliard € pour les 6 chasseurs de mines. Selon lui, cette signature souligne l’intention qu’ont les deux pays de continuer à coopérer dans le futur.  Jeanine Hennis-Plasschaert espère :« Que cette coopération soit une inspiration pour d’autres capacités et d’autres pays », ajoutant « Au final, notre objectif est de renforcer la force de frappe de l’Europe et aujourd’hui, dans un tel moment, pour la Belgique et les Pays-Bas, d’ajouter le geste à la parole. »

La coopération devrait se poursuivre aussi sur le terrain de la formation. Le Corps de Marine hollandais va poursuivre l’entrainement amphibie d’une ou deux compagnies des paracommandos belges. La Belgique étude aussi la possibilité de fournir une participation au Joint Support Ship Néerlandais avec, par exemple, une unité médicale belge ou un détachement hélicoptère.

La ministre Jeanine Hennis-Plasschaert se trouvait à Bruxelles pour une conférence à l’IRSD (Institut royal supérieur de Défense)  sur le thème «La coopération Benelux en matière de défense: un catalyseur pour l’intégration de la défense européenne». La Défense néerlandaise a également insisté sur la coopération militaire, qui ne cesse de s’accroître ces dernières années, entre les trois pays du Benelux. À partir du 1er janvier 2017, un autre accord va rentrer en vigueur avec la mise en place d’une rotation pour la surveillance aérienne des trois pays du Benelux.