Un dispositif plus mobile pour Vigilant Guardian à partir du mois d’octobre

Des Chasseurs Ardennais en opération Vigilant Guardian à Bruxelles en septembre 2017 (crédit-photo Bordi/BE DG-Com)

Le dispositif de l’opération Vigilant Guardian sera plus mobile à partir du mois d’octobre. L’éventualité était évoquée depuis plusieurs mois mais sans mise en pratique réelle. Le commandant de la Composante Terre, le général-major Marc Thys, en faisait une priorité pour rendre plus efficace Vigilant Guardian et réduire son effectif.  Au début du mois, le ministre Steven Vandeput a expliqué que le dispositif serait plus dynamique à partir du 15 septembre. Sa mise en place ne sera finalement effective qu’à partir du mois d’octobre.

Ce changement dispositif a été évoqué par la Défense lors de son point de presse mensuel des opérations. Les militaires ne seront plus en surveillance statique devant des bâtiments mais patrouilleront désormais par groupe minimum de quatre au lieu de deux comme c’était le cas jusqu’ici. La capacité de réserve va également évoluer afin de permettre des engagements plus flexibles.

L’engagement maximum de militaires dans cette opération est de 1250 hommes mais leur nombre n’est pas fixe. D’ailleurs sur la dernière mise à jour de la carte récapitulative des opérations sur le site de la Défense, leur nombre est passé à 980 plus les 63 hommes de l’opération Spring Guardian.

 

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Le nouveau corps de sécurité pas pleinement opérationnel avant 2019

Des militaires de la Composante Air en opération Vigilant Guardian en 2016 (photo Composante Air)

Le nouveau corps de sécurité de 1.600 hommes, qui doit permettre de soulager l’opération Vigilant Guardian et la Police fédérale, ne sera pas pleinement opérationnel avant janvier 2019 comme l’a indiqué le ministre de l’Intérieur Jan Jambon en commission. Au départ dans l’avant-projet de loi présenté par le gouvernement au mois de mai de dernier, un déploiement progressif était prévu courant 2017 mais cela ne sera pas le cas. Le ministre confirme ainsi des informations parues dans les médias ces derniers mois. 

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon a indiqué que le projet de loi serait discuté en commission le 20 septembre prochain. La direction Surveillance et Protection (DSP) dépendra directement de la direction de la Sécurisation (DAB) au sein de la Police fédérale. Les premières formations destinées aux agents de sécurité sont prévues au début de mars 2018 et le premier engagement opérationnel en septembre 2018. Elle ne sera pleinement opérationnelle qu’en 2019. En premier lieu, les hommes de la DSP seront chargés de la sécurisation des sites nucléaires, de l’aéroport de Bruxelles et d’une partie de l’exécution des tâches de la police des cours et tribunaux. Sur le plus long terme, ils devraient même se charger du transfèrement de détenus pour soulager la police locale. Le ministre n’a pas donné plus d’indication sur les modalités de recrutement, ce nouveau corps devant comprendre notamment des militaires volontaires.

Il faudra attendre avant de voir en quoi consiste concrètement ce nouveau corps de sécurité, qui s’apparente plus à une police parallèle. En tout cas, l’information du ministre Jan Jambon confirme que l’opération Vigilant Guardian continuera au moins jusqu’en 2019. Dernièrement, le commandant de la Composante Terre le général-major Marc Thys a expliqué au Standaard que les militaires se préparaient à rester dans les rues jusqu’en 2020.

Les militaires de l’opération Vigilant Guardian à l’honneur du défilé du 21 juillet

Les différents porte-drapeaux des unités engagées dans l’opération Vigilant Guardian le 23 mars dernier lors de la cérémonie de passation de commandement de la Composante Terre (crédit-photo Malek Azoug/BE Defense)

Pour la Fête Nationale, la Défense belge a décidé de mettre à l’honneur les militaires de l’opération Vigilant Guardian, opération désormais à part entière de l’armée belge qui mobilise quelques 1250 militaires plus 150 en réserve prêts à être déployés en cas de crise. Un détachement composé de militaires des Composantes Terre, Air et Médicale défileront pour le 21 juillet. Seule la Composante Marine ne participe pas à cette opération.

« La Défense et la Composante Terre en particulier sont très fières d’avoir pu assurer la sécurité de la population. Il ne faut cependant pas oublier qu’un militaire doit être aguerri à des tâches et missions beaucoup plus complexes se déroulant sur des théâtres d’opération étrangers », explique la Défense dans un communiqué pour expliquer ce choix. Au départ, seules les unités de combat de la Composante Terre ont pris part à cette opération mais l’armée a été obligée d’élargir son vivier à des unités d’appui comme la logistique, les transmissions ainsi qu’aux deux autres Composantes Air et Médicale. La Défense précise même que des volontaires de différents états-majors y participent après avoir suivi un entraînement spécifique dans le but d’alléger certaines unités.

Il ne faut pas non plus oublier l’opération Spring Guardian, qui vise à protéger les installations nucléaires belges et qui est moins médiatisée. Elle mobilise toujours 63 militaires.

Dans le courant de l’année 2017, la Défense belge a mis en valeur les militaires de l’opération Vigilant Guardian lors de cérémonies. Le Général-major Jean-Paul Deconinck, aujourd’hui commandant de la MINUSMA et ancien chef de la Composante Terre, avait tenu à mettre l’accent sur les militaires de Vigilant Guardian lors de la cérémonie de passation le 23 mars dernier pour les remercier de leur engagement continu depuis 2015.

Pour le général Thys, l’avenir de la Composante Terre se base sur deux projets: le SOCOM et la capacité motorisée

Le général-major Marc Thys lors de son allocution aux colonels et chefs de corps de la Composante Terre le 19 juin dernier (photo Belgian Army)

Nouvellement nommé à la tête de la Composante Terre depuis fin mars, le général-major Marc Thys a présenté les grandes lignes de son mandat mi-juin aux colonels et chefs de corps de la Composante Terre. Malgré les nombreux défis, il s’est voulu positif sur le thème « bâtir l’avenir » dans son discours.

Le général-major Marc Thys a révélé sa volonté de renforcer la formation à tous les étages de la base aux officiers avec de meilleures perspectives d’avenir et d’évolution. Il a répété combien il était capital de réaliser les investissements prévus dans le cadre de la vision stratégique pour que la Composante Terre puisse assurer un appui journalier: « mes priorités vont (dans l’ordre) vers l’équipement individuel, les munitions et les véhicules opérationnels », a précisé le général-major. Le sourcing sera une autre partie importante du projet pour garder le même niveau d’ambition avec la prévision de baisse d’effectifs voulue par la vision stratégique du ministre Steven Vandeput.

Mais le général-major Marc Thys veut surtout rendre la Défense plus attractive envers les jeunes mais également envers ses alliés européens en construisant une Composante Terre adaptée aux caractéristiques du 21ème siècle en se basant sur deux projets d’avenir: le SOCOM pour les Forces Spéciales et la capacité motorisée:« une référence pour les forces terrestres du monde entier ». « Grâce à ces projets, nous devenons les pionniers de la coopération en matière de Défense européenne et nous créons un modèle applicable à beaucoup de nos partenaires. Nous sommes persuadés qu’il s’agit de la voie (révolutionnaire) à suivre afin de bâtir une défense européenne forte, indispensable à la sauvegarde des intérêts et des valeurs belges et européens », a déclaré le général Thys qui a mis en avant la haute qualité des forces terrestres belges, qui compense une contribution plus faible par rapport à d’autres armées dans des opérations.

« Bâtir l’avenir ne sera possible que si tout le monde fait front. Mon but est de pouvoir à nouveau augmenter nos ambitions d’ici 2020. La route est donc encore longue et parsemée d’obstacles, de moments et de passages délicats. Nous allons tous les surmonter. J’en suis persuadé ! », a conclu le général-major Marc Thys dans son allocution.

Lettre d’intention général Marc Thys juin 2017

Le général de brigade Laurent Bart sera le prochain commandant de l’EUTM Mali

Le colonel Laurent Bart au micro de RTL-TVI en mars 2017 (crédit-photo Ritchie Sedeyn
/ BE Defense)

Le colonel belge Laurent Bart, qui a été élevé au grade de général de brigade le 19 juin, prendra la succession du général de brigade Peter Devogelaere à la tête de l’EUTM Mali le 12 juillet prochain. 

Le général de brigade Peter Devogelaere avait pris la succession du général de brigade Éric Harvent en janvier dernier à la tête de la mission européenne au Mali, qui est l’opération la plus importante à l’étranger pour la Composante Terre de l’armée belge avec 170 militaires déployés. À son retour en Belgique, il deviendra le directeur Opérations au sein du cabinet du ministre de la Défense.

Le général de brigade Laurent Bart était depuis février 2014 à la tête du Département Opérations au sein de l’État-Major de la Défense. Son visage est bien connu des journalistes puisqu’il était leur interlocuteur lors des conférences de presse sur les opérations de l’armée belge et notamment celle de l’opération Vigilant Guardian. Entre 2010 et 2013, il a commandé le bataillon des Carabiniers Prince Baudouin – Grenadiers, une unité qui va fournir le plus gros des troupes au Mali à partir du mois de juillet en remplacement des parachutistes.

La cérémonie de passation de commandement aura lieu à Bamako le 12 juillet prochain en présence du commandant de la Défense, le général Marc Compernol, et du chef de la Composante Terre, le général-major Marc Thys.

La Brigade Médiane signe un partenariat avec la 7ème brigade blindée française

photo Composante Terre/ BE Defence

Le 5 avril dernier , le commandant de la Composante Terre, le Général-major Marc Thys, a signé avec le chef d’État-Major de l’Armée de Terre française, le Général d’armée Jean-Pierre Bosser une lettre d’intention en vue d’une coopération plus étroite grâce à un partenariat entre la Brigade Médiane et la 7ème brigade blindée française (7e BB), surnommé aussi la brigade des Centaures.

Ce partenariat franco-belge, qui concerne surtout les régiments et bataillons des deux brigades, se concrétisera par la planification, l’organisation et l’exécution conjoint d’exercices. Les deux brigades pourront ainsi apprendre à connaître leurs procédures  ce qui offre une plus-value lors d’un engagement international éventuel en plus des opportunités d’entraînement et d’une familiarisation avec le matériel. Cette collaboration permettra également aux deux nations de gérer des lieux et moyens d’entraînement d’une façon plus efficace.

La Brigade Médiane compte environ 2.600 hommes et est formé des Carabiniers-Grenadiers, du bataillon Libération – 5 de Ligne, des Chasseurs Ardennais, du 1/3 Lanciers, du 12/13 de Ligne ainsi que d’un Quartier général.

La 7ème brigade blindée française compte environ 8.000 hommes et est formé du 1er régiment de chasseurs, du 35ème régiment d’infanterie, du 152ème régiment d’infanterie, du 1er régiment de tirailleurs, du 68ème régiment d’artillerie d’Afrique, du 5ème régiment de dragons, du 3ème régiment génie, d’une batterie de renseignement de brigade, d’une compagnie de commandement et de transmissions ainsi que deux centres de formation initiale des militaires du rang.

 

Le Général-major Marc Thys sera le nouveau chef de la Composante Terre

photo prodef.be

Le Général-major Marc Thys sera le nouveau chef de la Composante Terre à partir du 23 mars, a annoncé la Défense aujourd’hui.

Nommé à la tête de la MINUSMA (United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali), l’actuel chef de la Composante Terre Jean-Paul Deconinck va quitter ses fonctions ce jeudi 23 mars lors d’une cérémonie de passation de pouvoir. Son dernier geste à cette occasion sera de remercier les militaires des Composantes Terre, Air et Médicale pour leur implication dans l’opération Vigilant Guardian. Durant son mandat, il a d’ailleurs régulièrement critiqué l’opération Vigilant Guardian via des mises en garde sur une perte de compétences opérationnelles et une génération perdue d’officiers et sous-officiers. Il a également pris position contre la dernière mesure du gouvernement sur la réforme de la pension militaire. Il était arrivé à la tête de la Composante Terre le 30 septembre 2014.

Le Général-major Marc Thys était jusqu’alors chef de la Division Systèmes de la Direction Générale des Ressources Matérielles. « Il reprend une Composante Terre à l’agenda chargé en raison des grandes opérations à l’intérieur et à l’extérieur du pays », précise la Défense.