L’EUTM Mali célèbre le 10.000ème soldat malien formé

photo EUTM Mali

Lors d’une cérémonie célébrant la fin de deux cycles de formation distincts à Koulikoro: le cours « formation des formateurs » (TTT-Train the Trainer) et la formation ETIA (Elément Tactique Inter Arme) ce vendredi 28 avril, l’EUTM Mali a passé le cap symbolique du 10.000ème soldat malien entraîné. 

La formation ETIA (Elément Tactique Inter Arme) a débuté le 23 janvier et s’est terminée le 28 avril. Lors de cette formation, deux groupes de combat, chacun de la taille d’une compagnie (150 soldats), se sont entraînés simultanément. Au cours des premières semaines, les officiers et les sous-officiers ont été séparés de leurs soldats. Pendant que ces derniers recevaient une formation d’infanterie de base, leurs supérieurs étaient formés au travers d’un programme « formation des formateurs » (Train the Trainer (TTT)). Pendant la deuxième partie du cours, les officiers et les sous-officiers maliens ont dirigé eux-mêmes la suite de la formation de leurs subordonnés, sous la supervision des instructeurs d’EUTM.

photo EUTM Mali

Lors de la cérémonie qui a réuni une centaine d’invités parmi les autorités civiles locales de Koulikoro, les trois meilleurs étudiants ont reçu un certificat spécial. Le défilé a été suivi de démonstrations impressionnantes exécutées par les soldats maliens formés. Ces démonstrations avaient pour but de démontrer le niveau de leurs compétences à la population malienne et aux autorités locales. Environ un tiers des Forces armées maliennes (FAMa) a déjà reçu une formation militaire délivrée par l’EUTM Mali.

La Belgique est à la tête de l’EUTM Mali depuis juillet 2016. L’Espagne prendra la suite en 2018.

Premier saut pour les paras maliens depuis 2011 avec les paras belges

photo EUTM Mali

Du 6 au 9 avril, l’EUTM Mali a organisé une activité d’entrainement au parachute dans la région de Bamako avec les parachutistes belges de la « Force Protection » d’EUTM et 30 parachutistes maliens du 33ème régiment des Commandos Parachutistes. L’objectif de cette activité était de soutenir le développement des capacités de parachutisme maliennes. Pour les parachutistes maliens, il s’agissait de leur premier saut depuis 2011.

Les paras belges du 3ème bataillon de Tielen sont déployés au Mali depuis fin décembre 2016-janvier 2017. Une rotation s’est effectuée en interne début avril pour remplacer le premier détachement. Les Carabiniers-Grenadiers prendront la suite en juillet.

photo EUTM Mali

En déplacement au Mali pour la prise de commandement du général Deconinck à la tête de la MINUSMA, le ministre de la Défense Steven Vandeput a effectué une visite de deux jours pour rencontrer les troupes belges de la mission européenne en compagnie du patron de la Défense le général Marc Compernol.

Les photos du saut: https://www.facebook.com/pg/eutmmali/photos/?tab=album&album_id=1222334701212425

Première activité de formation de l’EUTM Mali à Gao

cérémonie de clôture du CMATT à Gao (photo EUTM Mali)

Pour la première fois depuis son lancement, l’EUTM Mali a organisé un CMATT (Combined Mobile Advisory Training Team) à Gao du 19 février au 11 mars. La mission européenne poursuit son processus de décentralisation avec ses équipes mobiles de formation. Après Segou et Kati, la ville de Gao était une possibilité évoquée depuis quelques mois mais l’organisation du CMATT dépendait de l’évolution sécuritaire de la région.

Le but du CMATT de Gao était d’améliorer les capacités militaires de la première Région Militaire, commandée par le colonel Felix Diallo. Une partie importante de ses activités portait sur les aspects médicaux. D’une part au travers des formations aux premiers soins au combat dispensées au profit des 131 militaires maliens qui ont participé, mais également grâce à la présence d’un conseiller de l’EUTM qui a apporté son aide dans la gestion de l’hôpital de campagne de Gao. L’autre volet important portait sur la lutte contre les mines et les engins explosifs improvisés (IED) avec des cours donnés par des spécialistes britanniques, irlandais et belges. De plus, des officiers français et espagnols ont apporté leurs conseils et leur assistance à l’Etat-major de la première Région Militaire. Le 2 mars dernier, le général de brigade Peter Devogelaere, commandant de l’EUTM Mali, a rendu visite au CMATT.

officiers belges de l’EUTM à Gao (photo EUTM Mali)

L’ambasseur Holeville, chef de la délégation européenne, le général de division Dacko, chef de l’État-major Général des Armées, le général de division De Woillemont, commandant de la force Barkhane, le colonel Felix Diallo, commandant de la 1ère Région Militaire, et le général de brigade Peter Devogelaere, commandant de l’EUTM Mali étaient présents à la cérémonie de clôture pour la remise de diplômes, qui a eu lieu à Gao le 11 mars dernier.

Depuis juillet 2016, la Belgique est à la tête de cette mission européenne. L’EUTM Mali est l’une des opérations les plus importantes de l’armée belge avec le déploiement de 182 militaires. Actuellement, c’est le 3ème bataillon de parachutistes de Tielen qui fournit le plus gros du détachement.

 

Le colonel Erik Norga a pris le commandement de l’ETTF au sein de l’EUTM Mali

photo EUTM Mali
photo EUTM Mali

Le 8 février 2017, le colonel belge Thierry Hinnekens a remis le commandement de l’ETTF (Education and Training Task Force) à son compatriote, le colonel Erik Norga, lors d’une parade présidée par le général de brigade Peter Devogelaere, commandant de l’EUTM Mali. Il était arrivé à la tête de l’ETTF le 30 septembre 2016.

Le colonel Erik Norga a notamment commandé le bataillon d’Artillerie entre 2013 et 2014.

C’est au sein de l’ETTF, à Koulikoro, que se déroule une grande partie des activités d’entraînement organisées par l’EUTM Mali au profit des Forces Armées maliennes (FAMa).

La Belgique est à la tête de l’EUTM Mali depuis juillet 2016.

[Interview] Général de brigade Peter Devogelaere: « Nous devons redoubler d’efforts pour aider l’armée malienne à lutter contre le terrorisme »

Le général de brigade Peter Devogelaere (photo EUTM Mali)
Le général de brigade Peter Devogelaere (photo EUTM Mali)

Interview avec le général de brigade Peter Devogelaere, commandant de l’EUTM Mali depuis décembre 2016.

Le 19 décembre 2016, le général de brigade Peter Devogelaere a pris le commandant de l’EUTM Mali succédant à son compatriote le général de brigade Éric Harvent. Depuis juillet 2016, la Belgique est à la tête de cette mission de l’UE avec un détachement d’un peu plus de 150 militaires. C’est l’opération à l’étranger la plus importante pour la Composante Terre de l’armée belge. Pour le blog À l’Avant-Garde, le général de brigade Peter Devogelaere revient sur sa préparation à cette fonction, la mission des militaires belges et l’évolution de l’EUTM Mali.

« Le but est de délivrer nos formations là où l’armée malienne en a besoin »

Le commandement de l’EUTM Mali est une fonction importante, qui engage la crédibilité de l’armée belge. Comment avez-vous préparé cette nouvelle prise de commandement à la tête d’une mission de l’UE ? Avez-vous échangé avec votre prédécesseur le général de brigade Éric Harvent ? 

Le cycle de préparation pour une mission de cette importance s’étalait effectivement sur plusieurs mois. Il comportait, entre autres, une période de deux semaines appelée « pre-deployment training » à Otterburn en Écosse, pendant laquelle tous les membres belges du futur MHQ (Main Head Quarter) de l’EUTM Mali ont effectué une remise à niveau intensive dans toute une série de domaines (tirs, premiers soins, préparations spécifiques pour la mission, familiarisation avec le fonctionnement futur de l’EM de l’EUTM Mali.. etc). Cette période a également permis d’assurer la cohésion du groupe composé de militaires venant de différents horizons. Pendant la phase de préparation, le personnel clé de l’état-major a également reçu les formations nécessaires concernant le fonctionnement des institution européennes et plus particulièrement du EEAS (European External Action Service) dont dépend l’EUTM. Pour ma part, j’ai eu également différentes réunions de préparation au niveau Strat/Pol au sein du EEAS. Pendant les mois qui ont précédé notre départ, j’ai été en contact régulier avec mon prédécesseur et je me suis rendu sur place pour une période de reconnaissance.

 

Le général de brigade Peter Devogelaere sur le terrain dès le début de son mandat (photo EUTM Mali)
Le général de brigade Peter Devogelaere sur le terrain dès le début de son mandat (photo EUTM Mali)

Quelles seront les principales priorités de votre mandat ?

Le but premier de l’EUTM Mali est de contribuer à la restauration des capacités des Forces Armées maliennes (FAMa). L’objectif est qu’elles redeviennent capables de mener des opérations pour rétablir l’intégrité territoriale du Mali et réduire la menace terroriste. Nous sommes dans le troisième mandat de la mission qui doit voir notre zone d’action s’étendre jusqu’à la boucle du Niger, le but étant de délivrer nos formations là où l’armée malienne en a besoin. Cette décentralisation est bien entendu conditionnée par l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays. Je rappelle que l’EUTM Mali est une mission non exécutive et non une opération : les militaires déployés ne sont pas destinés à participer à des missions de combat et n’accompagnent pas les unités maliennes dans les opérations. Au niveau des formations dispensées, une attention toute particulière est donnée au leadership et au respect des droits humains.  L’ATF (Advisory Task Force) de l’EUTM Mali joue également un rôle très important en assistant l’état-major dans le processus de transformation des FAMa.

Pour l’instant, l’EUTM Mali est localisée à Koulikoro et Bamako. Dans une interview à Bruxelles2, début décembre, votre prédécesseur le général de brigade Éric Harvent évoquait la possibilité d’aller à Gao en 2017. Qu’en est-il ? L’EUTM Mali est-elle appelée à se déplacer ?

La mission décentralise progressivement ses activités vers les régions en déployant des équipes mobiles de formateurs et de conseillers, dites CMATT (pour Combined Mobile Advisory and Training Teams). DEUX CMATT ont déjà été organisés à Segou et Kati .  D’autres sont en préparation. En ce qui concerne Gao, il est effectivement dans nos intentions d’y organiser un CMATT, mais le moment et les modalités dépendront de l’évolution de la situation dans la région.

« Notre collaboration avec la force Barkhane est appelée à se renforcer »
Le 17 janvier 2017, le général de brigade Peter Devogelaere a reçu la visite du général de division François-Xavier de Woillemont, commandant de la force Barkhane (photo EUTM Mali)
Le 17 janvier 2017, le général de brigade Peter Devogelaere a reçu la visite du général de division François-Xavier de Woillemont, commandant de la force Barkhane (photo EUTM Mali)

L’enlèvement d’une ressortissante française à Gao au mois de décembre ainsi que le récent attentat meurtrier dans cette même ville montrent que la situation au Mali est toujours instable et qu’il ne faut pas baisser la garde. La protection de l’EUTM Mali est-elle d’autant plus indispensable ? Y a-t-il une collaboration avec la force Barkhane ? 

Nous connaissons en effet une recrudescence de la violence, particulièrement dans le nord et dans le centre du pays. L’attentat de Gao le 18 janvier est le plus meurtrier qu’ait connu le Mali ces dernières années et le processus de paix est mis à mal depuis quelque temps. Le MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination) peine à se réaliser concrètement sur le terrain et la mise en œuvre des patrouilles mixtes est sans cesse retardé. L’attentat du 18 janvier est un coup dur porté au processus de paix, mais j’espère que les Maliens trouveront les ressources nécessaires pour surmonter l’obstacle. Il nous faut en tout cas redoubler nos efforts pour aider les FAMa à relever le défi de la lutte contre le terrorisme et cela demandera une collaboration étroite entre tous les acteurs internationaux présents au Mali (MINUSMA, Barkhane, EUTM). Pour répondre à votre question : nous sommes effectivement en contact permanent avec Barkhane et notre collaboration est appelée à se renforcer avec l’avancée de notre processus de décentralisation, principalement vers le nord.

« La mission première de l’EUTM Mali reste l’entraînement et la formation »

 Entre formation et protection, comment se répartit le détachement belge de l’EUTM Mali ? Quelle est sa fonction première ?

Avec 164 militaires, le détachement belge est le plus important de l’EUTM Mali et couvre tous les aspects de la mission (officiers d’état-major, instructeurs, advise & assist, force protection, appuis…)

La Force Protection à proprement parler compte 94 militaires issus du 3ème bataillon de Parachutistes. 21 militaires belges s’occupent des activités de training et des formations. La mission première de l’EUTM Mali se concentre bien entendu sur les activités training et la force protection est là pour assurer la sécurité aussi bien des instructeurs que des militaires maliens qui suivent les formations dispensées.

 Vous allez en quelque sorte être de nouveau à la tête du 3ème bataillon de Parachutistes. Qu’est-ce que cela fait de retrouver son ancienne unité ? Cela va-t-il faciliter votre commandement à la tête de l’EUTM Mali ?

Comme vous l’avez compris, la force protection n’est qu’un des aspects de la mission et les militaires qui composent l’EUTM Mali proviennent de 26 pays différents. La provenance du détachement belge de force protection n’a donc pas vraiment d’importance, même si cela fait toujours plaisir de retrouver quelques anciens …

 

Le général Peter Devogelaere prend la tête de l’EUTM Mali

photo EUTM Mali
photo EUTM Mali

Le général de brigade Peter Devogelaere a pris le commandement de l’EUTM Mali ce lundi 19 décembre, succédant à son homologue le général de brigade Éric Harvent. La cérémonie s’est déroulée en présence du général Marc Compernol, chef de la Défense, du général Jean-Paul Deconinck, patron de la Composante Terre, ainsi que du ministre malien de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga. Un temps annoncé par un communiqué de presse du 5 décembre, le ministre Steven Vandeput n’était finalement pas présent. 

Le général de brigade Peter Devogelaere était le commandant de la Brigade légère jusqu’à sa récente nomination. Cette brigade se compose en grande partie d’unités parachutistes, commandos, des forces spéciales (SFG) ainsi que du 12/13ème de Ligne. Il était arrivé à la tête de la Brigade le 16 juin 2014, prenant la succession du colonel Pascal Laureys. Il a débuté sa carrière militaire comme chef de peloton au 1er bataillon de Parachutistes en 1985. Il a également commandé le 3ème bataillon de Parachustistes de 2005 à 2007 et participé à une mission au Liban au sein de la FINUL durant cette période. De septembre 2013 à juin 2014, il a été commandant du Centre de compétence de la Composante Terre.

Suite logique de sa prise de commandement, des para-commandos de cette brigade vont être déployés très prochainement au Mali pour remplacer les Chasseurs Ardennais. Ils ont préparé leur déploiement au mois d’octobre lors d’un grand exercice au camp d’Otterburn en Angleterre.

Après la Brigade Médium, c’est donc au tour de la Brigade légère d’assurer la mission belge au Mali.

Le Mali, nouvelle opération-vitrine de l’armée belge

Photo Daniel Orban/BE Defence
Photo Daniel Orban/BE Defence

Le gouvernement a approuvé dernièrement les opérations pour 2017 de l’armée belge avec une légère augmentation du budget (de 69 à 73 millions d’euros). Parmi la liste des opérations, une retient plus particulièrement avec l’EUTM Mali dont la Belgique assurera le commandement jusqu’à mi-juillet 2018. La Belgique va donc rester deux ans au Mali avec 175 militaires. Elle reste l’opération-vitrine d’une armée belge qui veut rester crédible avec ses partenaires malgré des moyens réduits.

Pourquoi ?

Si on exclut l’opération Vigilant Guardian sur le territoire national, l’autre opération-phare de l’armée belge est son implication dans la lutte contre l’EI en Irak que ce soit par des frappes ou que ce soit par l’envoi d’instructeurs. Mais elle n’a pas la même couverture par la communication de la Défense pour deux raisons. De un, la Défense et le gouvernement communiquent de façon très discrète sur l’opération Desert Falcon pour des raisons de sécurité selon les arguments avancés. La Belgique est le pays le moins transparent de la coalition internationale quant à ses actions sur le sol irakien. De deux, elle coopère avec les Pays-Bas et ne mène pas seule ses actions. Le choix du Mali est le plus pertinent.

L’histoire de la prise de commandement belge au Mali

Au mois de février dernier, le gouvernement belge approuve le prolongement de la participation belge à l’EUTM Mali et le ministre Steven Vandeput annonce que la Belgique en prendra le commandement à partir du mois de juillet pour une durée d’un an portant le nombre de militaires belges à 175. Cette décision répond à une demande d’assistance de la France après les attentats du 13 novembre. À une époque, la Belgique avait envisagé l’envoi d’une brigade tactique interarmes d’environ 300 militaires au Sahel aux côtés de l’opération Barkhane. Elle avait finalement dû y renoncer sur une demande de la Minusma et aussi sans aucun doute pour des raisons financières.

L’opération de la Composante Terre la plus importante sous les projecteurs

Les Chasseurs Ardennais se sont envolés au mois de septembre pour le Mali et leur déploiement a fait l’objet d’une série de reportages de la Dernière Heure sur plusieurs jours. Ces derniers jours, la page FB de la Défense a publié plusieurs portraits de militaires belges de l’EUTM. On a ainsi eu Marie-Sophie, Liaison Officer Medical; Michel de la Force Protection; Céline, médecin d’unité des Chasseurs Ardennais et commandant du centre médical rôle 1 à Kati; Aymeric, chef de la division presse au sein de la Direction Générale Communication; Samuel, mécanicien au sein du Joint Support Détachement et même le général de brigade Éric Harvent, commandant de l’EUTM. C’est en tout 6 portraits, divers et variés, qui ont été publiés en l’espace d’une semaine du 29 novembre au 4 décembre, une façon d’écrire l’histoire de cette opération et de montrer l’action de la Belgique au Mali. C’est sans compter les autres reportages sur le site de la Défense.

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« En prenant la direction de toute la mission au Mali, notre pays prouve qu’il s’engage énergiquement dans les opérations de l’Union européenne », écrivait le site de la Défense au mois de juin dernier. C’est sans aucun doute une satisfaction pour la Belgique d’avoir le commandement d’une mission de l’UE car elle peut montrer ses capacités militaires et la confiance qu’elle a de ses partenaires européens. Le 19 décembre prochain, le ministre de la Défense Steven Vandeput et le patron de la Défense le général Marc Compernol seront présents à Koulikoro pour la passation de commandant entre le général de Brigade Éric Harvent et le général de brigade Peter Devogelaere, un signe de plus de l’importance accordée à cette mission.