Le Général-major Marc Thys sera le nouveau chef de la Composante Terre

photo prodef.be

Le Général-major Marc Thys sera le nouveau chef de la Composante Terre à partir du 23 mars, a annoncé la Défense aujourd’hui.

Nommé à la tête de la MINUSMA (United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali), l’actuel chef de la Composante Terre Jean-Paul Deconinck va quitter ses fonctions ce jeudi 23 mars lors d’une cérémonie de passation de pouvoir. Son dernier geste à cette occasion sera de remercier les militaires des Composantes Terre, Air et Médicale pour leur implication dans l’opération Vigilant Guardian. Durant son mandat, il a d’ailleurs régulièrement critiqué l’opération Vigilant Guardian via des mises en garde sur une perte de compétences opérationnelles et une génération perdue d’officiers et sous-officiers. Il a également pris position contre la dernière mesure du gouvernement sur la réforme de la pension militaire. Il était arrivé à la tête de la Composante Terre le 30 septembre 2014.

Le Général-major Marc Thys était jusqu’alors chef de la Division Systèmes de la Direction Générale des Ressources Matérielles. « Il reprend une Composante Terre à l’agenda chargé en raison des grandes opérations à l’intérieur et à l’extérieur du pays », précise la Défense.

Deux ans de Vigilant Guardian : Histoire d’une opération « inédite » de l’armée belge depuis 39-45

Les premiers Chasseurs Ardennais de l'opération Vigilant en mission à Bruxelles le 17 janvier 2015 (photo Daniel Orban / BE Defense)
Les premiers Chasseurs ardennais de l’opération Vigilant Guardian en mission à Bruxelles le 17 janvier 2015 (photo Daniel Orban / BE Defense)

Depuis le 17 janvier 2015, les militaires belges sont déployés dans les villes belges dans le cadre de l’opération Vigilant Guardian ou Homeland. Retour sur un engagement inédit des forces armées belges depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les attentats de Charlie Hebdo en France le 7 janvier 2015 ont donné l’opération Sentinelle. Mais ils vont également avoir des conséquences en Belgique où le gouvernement Charles Michel décide de prendre des mesures contre le terrorisme dont le déploiement de militaires en soutien à la Police fédérale selon les demandes. D’abord temporaire, ce déploiement inédit ne va jamais s’arrêter en deux ans, au point de faire désormais partie du paysage belge à Bruxelles, Liège ou Anvers. Il va prendre le nom d’opération Vigilant Guardian ou parfois Homeland avec des évolutions durant les deux ans.

Au commencement de l’opération

Le 17 janvier 2015 à 7H du matin, les 150 premiers militaires belges, Chasseurs ardennais et parachutistes du 3ème Bataillon, se déploient à Bruxelles et à Anvers pour des missions de surveillance statique. La veille, le gouvernement a décidé de leur déploiement lors d’un Conseil des Ministres suite au relèvement du niveau de menace à 3 par l’OCAM (Organe de coordination pour l’analyse de la menace). Ils pourront être au maximum 300 pour sécuriser des lieux sensibles et soulager la Police fédérale. Très vite, d’autres villes demandent également un renfort militaire comme Liège le 20 janvier, qui en obtient 25 en provenance du 12/13ème de Ligne de Spa. Des Lignards sont également présents à Huy et à Verviers. Les premiers chiffres communiqués après une semaine sont les suivants : 120 à Bruxelles, 120 à Anvers et 55 en province de Liège. D’autres villes ne veulent pas de militaires comme Gand et Malines. Le 24 janvier, le ministre Steven Vandeput communique sur le déploiement temporaire de militaires pour des missions de sécurité statique à l’appui et sous le commandement de la police. Mais pas de présence militaire dans les aéroports et les gares et il n’est pas question de patrouiller. Le 23 janvier 2015, la Défense écrit sur son site : « Les militaires mettent ainsi quelques activités et exercices entre parenthèses pendant un mois afin d’assurer leur service d’aide à la nation. » (sic !) Ce dispositif, qualifié d’exceptionnel en réponse à un besoin immédiat et urgent, doit durer un mois mais peut-être prolongé…C’est le début de l’opération Vigilant Guardian !

Première vidéo produite par la Défense belge sur l’opération Vigilant Guardian, encore temporaire à ce moment

Les militaires sont sous commandement policier et répondent à une demande spécifique (photo Daniel Orban / BE Defense)
Les militaires sont sous commandement policier et répondent à une demande spécifique (photo Daniel Orban / BE Defense)

De 200 à 1828 militaires dans les rues

Le nombre des militaires n’a cessé de varier en deux ans. Durant les premiers mois, leur nombre se stabilise autour de 200 et la mission des militaires est régulièrement prolongée. On atteint un premier pic à la fin du mois de novembre après les attentats de Paris du 13 novembre 2015. L’OCAM relève le niveau de menace à 4 à Bruxelles. Pendant le week-end du 21-22 novembre 2015, Bruxelles est en état de siège et les transports publics sont fermés tout comme les écoles, une menace d’attentat étant imminente selon le gouvernement fédéral. La situation revient peu à peu à la normale à partir du 25 novembre.  Durant cette période, le déploiement militaire est important au nombre de 1428[1]. Au mois de décembre 2015, leur nombre redescend à 700 mais la hausse est significative. Fin janvier 2016, le déploiement est de 1000 dont 700 visibles dans les rues. À partir du 5 mars, ils sont 40 de plus en charge de surveiller les centrales nucléaires. Les attentats du 22 mars vont changer à nouveau la donne. D’avril 2016 jusqu’à courant novembre 2016, ils sont au nombre de 1828. Depuis le 3 janvier 2017, ils sont désormais 1250 dans les rues avec une marge de sécurité de 150. Lors d’une phase ultérieure, leur nombre pourrait baisser à 1089.

Des militaires de l'opération Spring Guardian (photo Daniel Orban/BE Defense)
Des militaires de l’opération Spring Guardian (photo Daniel Orban/BE Defense)

Une opération qui a évolué

La mission des militaires belges a connu des évolutions. Désormais les militaires patrouillent dans les rues et sont présents dans les gares et les aéroports mais aussi les centres commerciaux et ce dès fin 2015. L’opération a pris le nom de Vigilant Guardian ou OVG durant les premiers mois mais il est aussi commun de l’appeler Homeland.  Au mois de mars 2016 après les attentats, la protection spécifique des centrales nucléaires (Fleurus, Tihange, Doel, et Mol-Dessel) par les militaires au nombre de 140 donne le nom de Spring Guardian et devient une opération à part entière moins connue mais toujours en cours. Opération sans date précise de fin, elle a été sujette à des débats quant aux règles d’engagement des militaires, qui n’ont jamais vraiment été rendues publiques, ouvrant la porte à des polémiques comme celles des fouilles non légales en avril 2016. Dès le début du déploiement, la Défense avait précisé qu’elle était là en appui de la Police fédérale et que les militaires n’effectueraient pas de contrôles d’identité. En novembre 2015, l’ex-patron de l’armée le général Gerard Van Caelenberge rappelait aux syndicats que les militaires étaient soumis à la législation belge en matière de légitime défense et qu’ils ne pouvaient faire usage de la force létale pour protéger des biens ou des bâtiments. De son côté, le ministère a toujours assuré que les militaires étaient au courant des règles d’engagement spécifiques, qui leur permettent de réagir adéquatement selon les menaces. Pour l’instant, les militaires belges n’ont jamais eu à faire usage de leurs armes. La collaboration avec la police a toujours été optimale et les relations sont bonnes. Quelques incidents avec des citoyens ont été parfois signalés mais ce sont des cas vraiment isolés et sans gravité.

Les véhicules militaires font aussi partie du paysage de Vigilant Guardian (photo Daniel Orban/BE Defense)
Les véhicules militaires font aussi partie du paysage de Vigilant Guardian (photo Daniel Orban/BE Defense)

Un coût financier conséquent partagé entre la Défense et l’Intérieur

Le coût de l’opération n’a cessé de grimper, les frais se partageant entre la Défense et l’Intérieur. « La Défense prendra en charge les coûts liés au personnel. Les frais supplémentaires seront à charge de la Police Fédérale », indiquait la Défense le 1er jour du déploiement. Le coût des neuf premiers mois avait été estimé à 10 millions d’euros, i-e pendant les mois de déploiement minimum de militaires avant que l’opération ne prenne de l’ampleur. André Dumoulin, dans un article dans la Revue Défense Nationale, donne un chiffre de 18,2 millions d’euros pour 2015. En 2016, le coût global a été au moins multiplié par sept par rapport à 2015 selon des estimations (34 millions d’euros pour le premier trimestre 2016). En novembre 2015, le gouvernement belge avait débloqué 400 millions d’euros pour lutter contre le radicalisme et le terrorisme. Une partie des 50 millions d’euros restants (21 millions d’euros) ont été attribués à Vigilant Guardian en juillet 2016.

La Composante Air a aussi apporté sa contribution (photo Composante Air)
La Composante Air a aussi apporté sa contribution (photo Composante Air)

Une opération en débat au sein de la Défense

L’opération n’a pas manqué de susciter des débats surtout quand tout le monde a compris qu’elle allait durer. Dans un premier temps, les militaires participant à l’opération étaient enthousiastes. Au fil des mois, cet enthousiasme n’a plus été pareil même si le professionnalisme est toujours là. L’opération pèse lourdement sur la Composante Terre, qui a dû puiser dans des unités de logistique pour faire face à la demande. Les Composantes Air et Médicale ont également apporté leur contribution. Des exercices, parfois majeurs, ont dû être annulés ou interrompus comme cela a été le cas fin novembre 2015. Dès le mois d’octobre 2015, le général Jean-Paul Deconinck, patron de la Composante Terre, mettait en garde et estimait qu’on avait atteint les limites du système, une mise en garde répétée en décembre 2015. En avril 2016, une source militaire indiquait à l’agence Belga que la mobilisation de plus d’un millier de soldats n’était tenable que pendant quelques semaines. Plus de six mois après, ils sont toujours plus d’un millier dans la rue. Récemment le général Marc Compernol, patron de la Défense, déclarait également craindre une perte de compétences, parlant d’une génération perdue. Pourtant l’armée n’a cessé de s’adapter au fur et à mesure de l’ampleur prise par Vigilant Guardian. De son côté, l’ex-patron de l’armée le général Gerard Van Caelenberge, espérait que l’opération permettrait de monter l’utilité de l’armée aux politiques avec l’espoir d’une revalorisation budgétaire. Peine sans doute perdue au regard des signaux donnés dernièrement par le gouvernement. Néanmoins, d’autres membres d’état-major ne sont pas aussi pessimistes, étant favorables à l’opération car elle donne une meilleure image de l’armée aux citoyens. On peut citer le cas du colonel Jean-Louis Crucifix, commandant militaire de la province de Liège, qui a soutenu et défendu à plusieurs reprises l’utilité de l’opération Vigilant Guardian.

L'armée communique beaucoup sur l'opération (photo FB bataillon Libération-5ème de Ligne)
L’armée communique beaucoup sur l’opération (photo FB bataillon Libération-5ème de Ligne)

Une meilleure visibilité médiatique pour l’armée

L’opération a toujours joui d’une certaine côte de popularité auprès de l’opinion publique. Deux jours après le début de l’opération, un sondage RTL-Ipsos-Le Soir indiquait que 72% des Belges étaient favorables à une présence militaire dans les rues. La Défense a beaucoup communiqué à ce sujet, profitant d’une exposition médiatique plus forte. Cet état de temporaire qui dure ne facilite pas forcément une meilleure approche du citoyen envers la mission du militaire alors que l’opération est présentée comme une des solutions face au terrorisme par les politiques, qui s’expriment d’ailleurs peu sur le sujet. L’opération reste parfois source d’une certaine incompréhension. La difficulté sera de trouver la solution pour y mettre fin pour sortir de l’impasse sans perdre la face. La création d’un corps de sécurité spécifique est à l’étude par le gouvernement et en projet mais il faudra un peu attendre avant qu’il ne voit le jour.

Les militaires, qui ont été déployés dans les rues le 17 janvier 2015, ne pensaient pas être les premiers d’une longue série toujours en cours deux ans après. Pris dans l’engrenage, le gouvernement n’a cessé de la prolonger. L’opération Vigilant Guardian a obligé l’armée belge à s’adapter et elle reste un vrai défi pour les mois à venir. Elle n’a cessé d’alimenter le débat politique, médiatique et militaire avec plus ou moins d’intensité. Il n’en reste pas moins qu’elle est devenue une opération à part entière de la Défense belge. Le ministère réfléchit d’ailleurs à la mise en place d’une médaille ou d’une décoration pour les militaires qui y ont pris part, une juste récompense !

[1] À ce sujet, lire l’excellent article de Nicolas Gros-Verheyde sur Bruxelles2 https://www.bruxelles2.eu/2015/11/22/et-bruxelles-devint-noire/

L’avenir de la Composante Médicale devrait se dessiner en 2017

Photo Peter Leduc/BE Defense
Photo Peter Leduc/BE Defense

Des quatre Composantes de l’armée belge, la Composante Médicale est sans doute la moins connue et la plus discrète. Avec un peu moins de 2000 hommes, elle est la plus petite avec une proportion de 5,4% au sein de la Défense. Avec la mise en place de la vision stratégique du ministre Steven Vandeput, elle devrait connaitre de profonds bouleversements. Beaucoup de spéculations ont circulé lors de cette fin d’année 2016 au sein du Département. 2017 devrait permettre d’y voir un peu plus clair à moins que les annonces soient encore retardées.

Le cas de l’Hôpital Militaire Reine Astrid de nouveau sur la table

L'Hôpital Militaire Reine Astrid le jour des attentats du 22 mars (photo BE Defense)
L’Hôpital Militaire Reine Astrid le jour des attentats du 22 mars (photo BE Defense)

En 2016, la Composante Médicale aura été mise à rude contribution avec les attentats du 22 mars et aura joué pleinement son rôle. L’Hôpital Militaire Reine Astrid en est un symbole. Il a accueilli un tiers des victimes des attentats, une situation inédite à laquelle le personnel a su faire face et s’adapter. Pourtant des spéculations demeurent autour de son avenir et ce n’est pas la première fois. En 2014, il était déjà question dans la presse d’une privatisation au point que l’ancien commandant de la Composante Médicale, le Médecin Général-Major Geert Laire, avait produit un document pour défendre l’Hôpital, demandant une rentabilisation des moyens. La vision stratégique prévoit une rationalisation du coût de fonctionnement global de 20 à 25% avec l’étude de cinq business models. On se dirigerait vers une collaboration interdépartementale et civilo-militaire renforcée. Il devrait rester un élément central de la médecine militaire. Il possède un Centre des grands brûlés à la réputation internationale. En novembre 2015, ce Centre avait accueilli 8 patients roumains du grave incendie de la discothèque, qui avait fait 32 morts et 90 blessés. Pour cette action, il avait reçu la plus haute distinction roumaine.  Les résultats d’un audit indépendant devaient être disponibles fin 2016 mais ils ne sont pas encore arrivés.

Le 1er EMI défilant le jour de la Fête Nationale le 21 juillet 2016 (photo Composante Médicale)
Le 1er EMI défilant le jour de la Fête Nationale le 21 juillet 2016 (photo Composante Médicale)

Le cas emblématique du 1er EMI

La plus grosse polémique de cette fin d’année a été la non-annonce de la fermeture du 1er EMI (Élément Médical d’Intervention) de Lombardsijde par manque d’officiers pour mi-2017 dans une note interne en date du 28 octobre 2016 qui a fuité.  Cette note interne a été mise en ligne sur le site du député Écolo Wouter De Vriendt. Certains syndicats ont dénoncé une décision arbitraire prise dans le dos des principaux intéressés. La nouvelle a provoqué une vive inquiétude au sein du personnel de l’unité concernée. Le ministre Steven Vandeput a dû apporter une clarification, apportant plus largement une vision d’ensemble sur la situation de la Composante Médicale. Un manque d’officiers va bientôt se faire sentir. Des mesures ont été prises dans le recrutement mais leurs effets ne se feront sentir qu’en 2030. Pour compenser ce manque, la Défense fait pour l’instant appel à des médecins civils contractuels. La situation sera particulièrement difficile pour le 1er EMI mi-2017 mais il n’est pas question d’une fermeture collective, simplement d’une réorganisation. Cette unité est importante comme soutien médical aux deux Composantes Terre et Marine en Flandre Orientale et en Flandre Occidentale. Cette note, qui n’était en fait qu’une proposition stratégique interne, n’aurait jamais dû être rendue publique et il y a eu une faille. Sa diffusion en dit long sur l’inquiétude du personnel médical militaire alors qu’une réorganisation globale se profile.

Photo BE Defense
Photo BE Defense

Vers la disparition de la Composante Médicale en tant que telle

Dans les changements au sein de la Défense qui se profilent pour 2030, la Composante Médicale ne va pas disparaître mais se dissoudre dans les autres « dimensions » (nouveau nom donné au composante), avec l’apparition d’une dimension renseignement-cyber-influence à part entière. Elle se retrouve dans le commandement et l’appui opérationnel. Désormais, elle va s’articuler autour de trois grands piliers d’organisation : un pilier opérationnel appelé « capacités » (62% de la capacité médicale totale), un pilier de mise en condition centralisé pour la préparation médicale des troupes et un pilier de support aux différentes activités médicales. Des coopérations sont possibles sur le plan national, renforçant le soutien à la sécurité intérieure. La Défense belge réfléchit également à une meilleure coopération au niveau européen et en premier lieu le Benelux. Ses effectifs vont diminuer autour des 1755 ETP, prenant un peu plus d’importance au sein d’une Défense de 25000 ETP (7%). Actuellement la Composante Médicale est soumise à un audit global. Les conclusions de cet audit sont attendues pour mi-2017. De là devraient découler les premiers choix dans sa réorganisation.

Toutefois, les premiers changements notables ne devraient pas intervenir avant 2021. L’inquiétude reste présente au sein d’une Composante en plein doute face à la restructuration annoncée. Son commandant, le Médecin Général-major Pierre Neirinckx, a rassuré et remotivé ses troupes fin novembre dans un communiqué qui confirmait également la mauvaise ambiance : « De nombreuses études sont en cours, et des rumeurs ou des fuites mal intentionnées d’une petite partie de ces analyses créent malheureusement encore plus de frustration et de doutes. (…) Ne baissez pas les bras, soignez vos patients, entraînez-vous, et restez fiers de ce que vous êtes capables de faire pour la Santé de nos militaires ! » En attendant les premières décisions, il demande à son personnel de faire confiance à la hiérarchie.

 

La Composante Médicale participe aussi à Vigilant Guardian

photo Composante Médicale
photo Composante Médicale

Malgré la baisse annoncée des militaires dans la rue, l’opération Vigilant Guardian continue de peser sur les unités de combat de la Composante Terre. Des unités de logistique avaient apporté leur soutien. Avec les fêtes de fin d’année, la sécurité sera plus forte. La Composante Médicale a décidé d’apporter également sa contribution à l’opération. Au mois d’octobre dernier, elle se préparait à sa participation pour la fin de l’année. Depuis cette semaine, des éléments de la 2ème EMI (élément médical d’intervention) sont déployés à l’aéroport de Zaventem.

Le syndicat de la CGSP-Défense a annoncé jeudi que le chef de la Défense avait décidé que les heures prestées en trop dans le cadre de l’opération Vigilant Guardian seraient payées car les militaires ne peuvent plus les récupérer. Pour quel coût ?