La Belgique et les Pays-Bas franchissent une nouvelle étape dans le remplacement de leur marine

Crédit-photo: BE Defence-Malek Azoug
Crédit-photo: BE Defence-Malek Azoug

Le ministre de la Défense belge Steven Vandeput et son homologue néerlandais Jeanine Hennis-Plasschaert ont signé aujourd’hui deux accords de programme ‘’Program Arrangements’’ pour le remplacement conjoint de frégates et de chasseurs de mines. C’est le franchissement d’une nouvelle étape dans l’autre dossier important de la vision stratégique en achat de matériel avec le remplacement des F-16. Une lettre d’intention commune entre les deux pays avait été signée au mois de novembre 2016. 

Ces deux accords de programme ‘’Program Arrangements’’ prévoient le cadre dans lequel les deux équipes de projet vont examiner et définir les exigences essentielles des nouveaux navires. Ainsi, pour le programme de remplacement des frégates une étude préliminaire pour un « Above Water Warfare »-cluster est lancée en vue d’examiner quels capteurs et quelle technologie de la communication de données sont nécessaires à la défense du nouveau navire contre les menaces aériennes et de surface. Une étude est également lancée pour le programme de remplacement des chasseurs de mines. Celle-ci vise à définir l’architecture des systèmes d’information nécessaires à la « Command & Control » (C2) configuration du nouveau MCM-navire (Mine Countermeasures). Sur base des résultats de ces deux études, les équipes de projet présenteront la description des besoins pour les deux programmes de remplacement et poseront la base pour les deux Memoranda of Understanding.

Au mois de janvier dernier, Steven Vandeput a confirmé que le maintien à flot des chasseurs de mines néerlandais et belge était compliqué.  La maintenance des bâtiments des deux pays est assurée par la marine belge à Zeebrugge. Des pannes surviennent parfois en dehors des entretiens prévus. Les plateformes opérationnelles étant moins nombreuses, les effets de ces pannes sont plus perceptibles qu’auparavant. Toutefois, les bâtiments pourront rester en service jusqu’à leur remplacement, moyennant les efforts nécessaires et le remplacement des logiciels obsolètes.

Le dossier est plus avancé côté belge que côté néerlandais. Le budget d’investissements s’élève à 1,29 milliard d’euros pour les frégates et à 932 millions d’euros pour la capacité de lutte contre les mines, côté belge. Le budget est toujours en cours d’élaboration côté néerlandais. La capacité de lutte contre les mines doit être remplacée à partir de 2023 et les frégates à partir de 2025.

Un belge à la tête de l’École opérationnelle belgo-néerlandaise de Den Helder

photo Jorn Urbain/Défense belge
photo Jorn Urbain/Défense belge

Pour la première fois depuis sa création en 1994, l’École opérationnelle belgo-néerlandais de Den Helder va être commandée par un belge, le capitaine de corvette Christophe Colonval.

Il a pris ses fonctions ce 22 novembre en présence du commandant de la Composante Marine, l’amiral de division Wim Robberecht. Il a été nommé par le commodore J.K Hulsker, directeur du personnel et de la gestion d’entreprise de la Marine royale néerlandaise. L’École opérationnelle belgo-néerlandaise était commandée jusqu’ici par le capitaine-lieutenant néerlandais J.J. Oppeneer. Cette école forme annuellement quelque 180 élèves appartenant aux deux marines belge et néerlandaise. Elle forme également des étudiants de la marine britannique et allemande. Elle compte 190 membres du personnel, dont 135 instructeurs belges et néerlandais.

Le capitaine de corvette Christophe Colonval est entré dans la Marine en août 1987 comme second-maître. Après avoir gravi les échelons de la Marine, il a été commandant en second à bord du chasseur de mines Narcis en 2006. En 2009, il est officier d’état-major des opérations au sein de la composante maritine FINUL au Liban. De 2011 à 2013, il commande le chasseur de mines Bellis. De 2013 à 2014, il effectue un passage à l’École Royale Militaire. D’août 2014 jusqu’à sa nomination actuelle, il a été chef d’état-major à l’École opérationnelle belgo-néerlandaise, une école qu’il connaît donc bien.