Deux F-16 hollandais interceptent un appareil dans l’espace aérien belge

Photo d’archives NE Defensie

Deux F-16 hollandais de la base aérienne de Volkel-Uden ont intercepté lundi soir à la frontière belgo-hollandaise vers 22H un appareil non-identifié, qui avait perdu tout contact-radio avec la tour de contrôle, a indiqué la Défense néerlandaise dans un communiqué.  Cette intervention de 30 minutes a nécessité le passage du son pour les deux appareils. Elle s’est faite en coopération avec les militaires belges, l’appareil ayant franchi la frontière belge. La communication a pu être rétabli avec l’appareil qui a repris normalement sa route. 

C’est la première intervention connue d’avions hollandais du QRA (Quick Reaction Alert) au-dessus de l’espace aérien belge depuis le début des accords entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg et l’entrée en vigueur du traité Renegade en janvier 2017. Les F-16 belges de la base de Florennes avaient pris la première rotation. Ils avaient également effectué une interception au-dessus de l’espace aérien de leur voisin hollandais en mars 2017.

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Des F-16 belges interceptent un avion civil indien dans l’espace aérien néerlandais

photo Défense belge

Deux F-16 belges ont intercepté aujourd’hui un avion civil indien au-dessus de l’espace aérien néerlandais. C’est la première intervention du QRA (Quick Reaction Alert), au-dessus du territoire néerlandais, depuis le début des accords entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

La patrouille belge, qui a effectué cette interception, est partie depuis la base de Florennes. Les interceptions au-dessus des Pays-Bas sont dirigées depuis l’AOCS de Nieuw-Milligen. L’ordre de décoller a été donné à 10H44. Les deux F-16 belges ont quitté la piste pour l’interception à 10H53. L’interception du Boeing 787-800 d’Air India, qui ne répondait plus aux injonctions du contrôle aérien au-dessus du territoire allemand, a été effectuée à 11H14. Un contact visuel a été établi entre les pilotes belges et ceux de l’avion civil, victime d’un souci technique indéterminé. Les F-16 belges ont escorté l’avion civil jusque dans l’espace aérien britannique et l’ont laissé poursuivre en route vers Londres.

Depuis le début des accords du traité Renegade en janvier 2017, les F-16 belges et néerlandais veillent en alternance sur l’espace aérien du Benelux. Les F-16 belges ont pris la première rotation de six mois. Les Néerlandais prendront le relais au mois de juin prochain.

C’est la deuxième interception effectuée par les F-16 belges cette semaine après celle de l’avion civil hongrois mardi dernier. La Défense belge a précisé que c’était exceptionnel. En 2016, la procédure QRA a été appliquée six fois et les F-16 belges ont décollé à quatre reprises pour des interventions (scrambles).

Visite très symbolique du Roi Philippe aux pilotes belges en Jordanie

crédit: Photo News
crédit: Photo News

Le Roi Philippe a rendu visite ce 15 novembre aux pilotes belges de l’opération Desert Falcon dont le détachement aérien est basé en Jordanie dans le cadre de la lutte contre Daech. Les F-16 belges ont pris le relais de leurs homologues hollandais au mois de juillet dernier. La visite avait été tenue très secrète pour des raisons de sécurité évidentes et n’a été rendu publique qu’une fois le Roi revenu en Belgique.

À l’étranger le jour de la Fête du Roi

Le jour choisi était très symbolique puisque c’était celle de la Fête du Roi, une fête qui est également l’occasion pour l’armée de montrer sa loyauté envers le souverain. Dans toutes les unités, un toast est porté en son honneur ce jour-là. Si un Te Deum est chanté en son honneur ce jour-là à la cathédrale de Bruxelles, il n’y est pas présent contrairement aux autres membres de la famille royale. Son absence ne pouvait donc pas être remarquée. C’était la première fois qu’un souverain belge sortait du pays le jour de la Fête du Roi, preuve de l’importance et de la portée que le Roi Philippe voulait donner à cette visite. Ayant fait une brillante carrière militaire alors qu’il n’était que prince, le Roi Philippe a été pilote de F-16 et ses ailes de pilote sont toujours présentes quand il est en uniforme quel qu’il soit.

Visite d’un militaire aux militaires 

Beaucoup de médias belges y ont vu un signe de soutien aux pilotes belges face aux accusations russes de bombardements belges sur Alep causant des pertes civiles. Ces allégations russes avaient été fermement démenties par le ministre des Affaires Étrangères et le ministre de la Défense. Mais cette visite était bien plus que ça et d’ailleurs l’entourage royal a indiqué à un média flamand que ce n’était pas du tout le but. Bertrand Henne, journaliste à la RTBF,  ne s’y est pas trompé dans sa chronique du jour: « Cette visite royale aux soldats en mission résonne du coup comme un soutien implicite à l’armée, à son utilité. En ce sens, le symbole était aussi un peu politique. » Preuve supplémentaire, le Roi était habillé en tenue de pilote de chasse de combat comme pour montrer qu’il venait en militaire en tant que commandant en chef des Forces armées et non pas en tant que chef d’État.

Le Roi Philippe et le Roi Abdullah II, tous deux anciens pilotes de F-16

Le Roi Philippe a été reçu en Jordanie par le roi Abdullah II. Les deux familles royales sont très liées. Au mois de mai de cette année, le souverain jordanien avec sa femme Rania avait effectué une visite d’État en Belgique. À cette occasion, il s’était rendu avec le Roi Philippe sur la base aérienne de Florennes d’où devaient partir les F-16 belges pour la Jordanie au mois de juillet. Les deux souverains étaient restés sur la base pendant une heure et demie et avaient assisté à une démonstration d’acrobaties aériennes de F-16.  Le roi Abdullah II est également ancien pilote de F-16. De son côté, la reine Mathilde avait elle-même fait un déplacement en Jordanie au début du mois de novembre pour visiter un camp de réfugiés.

Pour cette visite, le Roi Philippe était accompagné du général Marc Compernol, patron de la Défense, du général Frederik Vansinna, chef de la Composante Air, ainsi que du secrétaire d’État Pieter de Crem, ancien ministre de la Défense. Le ministre de la Défense Steven Vandeput était retenu à Bruxelles pour les raisons que l’on sait. De leur côté, les pilotes belges ont apprécié cette visite et ont pu porter leur toast au Roi Philippe en présence de ce dernier. Le souverain a envoyé un signal fort à la communauté militaire, dont il reste proche, le jour-même où des milliers de militaires inquiets descendaient dans la rue pour manifester. Le Roi ne pouvant pas prendre publiquement la parole pour s’exprimer et donner son opinion, cette visite est également un signal envoyé au monde politique.