Neutre au lendemain de son indépendance, la Belgique a été envahie par deux fois durant les deux guerres mondiales et son armée s’est distinguée par sa bravoure et son courage malgré son infériorité face à l’armée allemande. Le Roi Albert 1er a été surnommé le Roi Chevalier. Elle perd sa neutralité au lendemain de la 1ère guerre mondiale. Depuis 1945, elle a pris part à des OPEX sous commandement de l’OTAN et de l’ONU. Le 7 avril 1994, 10 paras-commandos belges sont assassinés à Kigali au Rwanda. Cet événement va profondément marquer la doctrine de la Défense belge. L’armée belge n’est désormais plus centrée sur la défense du territoire mais intervient à l’extérieur de ses frontières aux côtés de ses alliés et partenaires. Elle est intervenue dans les Balkans, au Liban, en Afghanistan et aujourd’hui au Mali. Malgré ses difficultés budgétaires, la Belgique essaie de tenir son rang d’allié fiable avec l’OTAN et l’UE en Défense. Depuis 2015 et l’attentat de Charlie Hebdo, les militaires belges sont dans les rues en mission de surveillance en soutien de la police fédérale à travers l’opération Homeland ou Vigilant Guardian.

La Défense belge est revenue au cœur du débat public. Elle se trouve à une période charnière avec la récente présentation du nouveau plan stratégique par le gouvernement et le ministre de la Défense Steven Vandeput pour 2030. Les projets de coopération avec les Pays-Bas sont de plus en plus nombreux, le Benelux se voulant un modèle pour promouvoir une Défense européenne.