Un dispositif plus mobile pour Vigilant Guardian à partir du mois d’octobre

Des Chasseurs Ardennais en opération Vigilant Guardian à Bruxelles en septembre 2017 (crédit-photo Bordi/BE DG-Com)

Le dispositif de l’opération Vigilant Guardian sera plus mobile à partir du mois d’octobre. L’éventualité était évoquée depuis plusieurs mois mais sans mise en pratique réelle. Le commandant de la Composante Terre, le général-major Marc Thys, en faisait une priorité pour rendre plus efficace Vigilant Guardian et réduire son effectif.  Au début du mois, le ministre Steven Vandeput a expliqué que le dispositif serait plus dynamique à partir du 15 septembre. Sa mise en place ne sera finalement effective qu’à partir du mois d’octobre.

Ce changement dispositif a été évoqué par la Défense lors de son point de presse mensuel des opérations. Les militaires ne seront plus en surveillance statique devant des bâtiments mais patrouilleront désormais par groupe minimum de quatre au lieu de deux comme c’était le cas jusqu’ici. La capacité de réserve va également évoluer afin de permettre des engagements plus flexibles.

L’engagement maximum de militaires dans cette opération est de 1250 hommes mais leur nombre n’est pas fixe. D’ailleurs sur la dernière mise à jour de la carte récapitulative des opérations sur le site de la Défense, leur nombre est passé à 980 plus les 63 hommes de l’opération Spring Guardian.

 

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Opération Desert Falcon : Le rôle central du Red Card Holder basé au Qatar avant chaque frappe de F-16 belge

L’équipe du Red Card Holder belge avec le chef de la Défense le général Marc Compernol lors de sa tournée des troupes belges à l’étranger en décembre 2016 (photo BE Defense)

Depuis octobre 2014, la Belgique est engagée dans la coalition internationale qui lutte contre Daesh à travers notamment les frappes des F-16 de la Composante Air. Alors que la Belgique est régulièrement accusée de manque de transparence sur ces frappes, une audition de la commission de la Défense nationale sur la transparence lors des missions militaires belges à l’étranger s’est tenue. Suite à cette audition, un rapport parlementaire a été publié en juillet et mis en ligne en septembre. Il permet d’apporter un éclairage sur le processus  décisionnel d’une frappe belge.

Le principe de « zéro » victime

C’est le lieutenant-colonel Christian De Cock, juriste militaire, qui a exposé le cadre juridique de l’opération Desert Falcon et son exécution en pratique. Trois principes régissent chaque opération militaire belge en général: le principe de distinction entre objectifs militaires et civils, le principe de précaution en cas de frappe et le principe de proportionnalité par rapport aux dommages collatéraux. Sur la base de ces principes, la Défense estime si la cible militaire est légitime. En cas du moindre doute, la frappe est annulée. La Belgique applique une zero civilian casuality expectancy rule pour toutes ces frappes et donc le principe de « zéro » victime. La distance entre le bien civil et l’objectif militaire déterminera également le choix de l’arme à utiliser.

Le rôle du red card holder

Le Combined Air Operations Center (CAOC) situé au Qatar d’où opère le Red Card Holder belge

Le premier point décisionnel se situe au Qatar au centre des opérations de la coalition (CAOC). La Belgique y a une petite équipe de quatre hommes qui fait le lien avec le détachement de F-16 basés en Jordanie: le red car holder, qui représente le chef de la Défense, prend la décision et suit tout le processus de la frappe. Son fonctionnement se base sur celui d’une mission classique de l’OTAN au sein d’une coalition où chaque pays est souverain. L’officier belge a le pouvoir d’opposer son veto à une mission décidée par la coalition internationale au nom de son pays. Pour prendre cette décision, il se base sur des directives nationales données notamment par le chef de la Défense, des cibles définies préalablement, des règles d’engagement, de la possibilité de dommages collatéraux excessifs et de la zero civilian casuality expectancy rule. Pour ce faire, il est assisté en permanence d’un juriste militaire spécialisé dans le droit humanitaire international. Le pilote dans son cockpit peut également décider d’annuler une frappe en dernière instance si la situation sur le terrain évolue en coordination avec le red card holder. Le red card holder joue donc un rôle central et extrêmement important dans le processus décisionnel d’une frappe. Toutefois le lieutenant-colonel De Cock a souligné que la principale difficulté de la décision venait du fait que les combattants de Daesh n’avaient pas d’uniforme distinctif et se fondaient dans la population civile. Ces éléments sont pris en compte à chaque mission par le red card holder et le pilote lui-même.

photo BE Defense

Ces règles très strictes font dire à la Défense belge qu’il y ait très peu de risques que les frappes de ses F-16 occasionnent des victimes civils même si elle reconnait que le risque zéro n’existe pas. Chaque mission fait l’objet d’un rapport interne établi par l’unité, le centre d’opérations et le red car holder à partir des images aériennes des pilotes et complété à l’aide d’autres données récoltées au sol (troupes, autorités locales, réseaux sociaux). Ce rapport est transmis à l’état-major de la Défense et au chef de la Défense. Le colonel Pierre Gerard, directeur Opérations Militaires auprès du cabinet du ministre Steven Vandeput, a précisé que depuis les accusations russes en octobre 2016 des cartes géographiques sont systématiquement montrées aux membres de la commission chargée du suivi des missions à l’étranger.

En revanche lors de cette audition, la Défense a répété plusieurs fois qu’elle ne communiquerait pas plus sur ces frappes, estimant que la transparence était garantie par la compétence d’enquête du procureur fédéral ainsi que par le contrôle parlementaire. La Défense privilégie la sécurité physique et judiciaire (risques de constitutions de partie civile) de ses pilotes.

Rapport de la commission de la Défense Nationale sur l’audition en rapport avec la transparence lors des missions militaires belges à l’étranger

 

Le nouveau corps de sécurité pas pleinement opérationnel avant 2019

Des militaires de la Composante Air en opération Vigilant Guardian en 2016 (photo Composante Air)

Le nouveau corps de sécurité de 1.600 hommes, qui doit permettre de soulager l’opération Vigilant Guardian et la Police fédérale, ne sera pas pleinement opérationnel avant janvier 2019 comme l’a indiqué le ministre de l’Intérieur Jan Jambon en commission. Au départ dans l’avant-projet de loi présenté par le gouvernement au mois de mai de dernier, un déploiement progressif était prévu courant 2017 mais cela ne sera pas le cas. Le ministre confirme ainsi des informations parues dans les médias ces derniers mois. 

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon a indiqué que le projet de loi serait discuté en commission le 20 septembre prochain. La direction Surveillance et Protection (DSP) dépendra directement de la direction de la Sécurisation (DAB) au sein de la Police fédérale. Les premières formations destinées aux agents de sécurité sont prévues au début de mars 2018 et le premier engagement opérationnel en septembre 2018. Elle ne sera pleinement opérationnelle qu’en 2019. En premier lieu, les hommes de la DSP seront chargés de la sécurisation des sites nucléaires, de l’aéroport de Bruxelles et d’une partie de l’exécution des tâches de la police des cours et tribunaux. Sur le plus long terme, ils devraient même se charger du transfèrement de détenus pour soulager la police locale. Le ministre n’a pas donné plus d’indication sur les modalités de recrutement, ce nouveau corps devant comprendre notamment des militaires volontaires.

Il faudra attendre avant de voir en quoi consiste concrètement ce nouveau corps de sécurité, qui s’apparente plus à une police parallèle. En tout cas, l’information du ministre Jan Jambon confirme que l’opération Vigilant Guardian continuera au moins jusqu’en 2019. Dernièrement, le commandant de la Composante Terre le général-major Marc Thys a expliqué au Standaard que les militaires se préparaient à rester dans les rues jusqu’en 2020.

Exercice grandeur nature pour les para-commandos belges au Gabon

Des paras du 3ème bataillon lors de l’exercice Tropical Storm 2015 (photo Brigade légère)

À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 15 octobre, environ 800 militaires belges vont s’entraîner lors d’un exercice grandeur nature intitulé Tropical Storm au Gabon pendant un mois. La majorité des troupes de cet exercice interarmes seront fournies par les para-commandos.

« Une attention particulière de l’exercice se focalisera autour des opérations spéciales et des tactiques spécifiques des para-commandos dans les conditions climatologiques propres à l’Afrique », a précisé la Défense dans un communiqué. Les unités para-commandos de la Brigade légère doivent former la nouvelle capacité de forces spéciales de l’armée belge comme voulue dans la vision stratégique du ministre Steven Vandeput. Les Composantes Air et Médicale seront en appui des unités de la Composante Terre et travailleront leurs spécificités dans des conditions tropicales. Des militaires gabonais seront également associés à cet exercice. L’armée française assurera un appui logistique. Tropical Storm sera l’occasion pour l’armée belge de préparer au mieux ses missions en Afrique.

Cet exercice sera aussi exceptionnel par le matériel engagé avec un premier déploiement de NH-90 à l’étranger en vue de leur probable projection au Mali en 2018: 3 avions de transport C-130, 2 hélicoptères A-109 et 2 hélicoptères NH-90.

L’armée belge avait déjà effectué un exercice de cet ampleur au Gabon et au Congo fin 2015. Des militaires luxembourgeois y avaient également pris part.

Engagée sur de nombreuses missions depuis 2015 en plus de l’importance prise par l’opération Vigilant Guardian, l’armée belge n’a plus l’occasion de faire régulièrement des exercices d’une telle ampleur.

Quatre F-16 néerlandais relèveront les Belges en janvier 2018 en Irak

Photo NL Defensie

La Défense néerlandaise a officialisé hier la prolongation de trois missions à l’étranger en 2018 dont l’Irak et l’envoi de quatre F-16 qui seront basés en Jordanie.

En Irak, quatre F-16 néerlandais prendront la relève des  F-16 belges dont la mission avait été prolongée en juin dernier après que le gouvernement hollandais ait annoncé qu’il ne pouvait pas assumer la relève pour des raisons budgétaires. Ils seront déployés à partir de janvier 2018 pour une durée d’un an. Le détachement hollandais sera composé d’environ 150 militaires. Les militaires belges devraient assurer la protection de ce détachement. De plus, un détachement de 155 formateurs hollandais continuera l’instruction des forces armées irakiennes.

Au Mali, l’armée néerlandaise sera toujours présente au sein de la MINUSMA en 2018. La mission du détachement composé d’environ 250 hommes sera concentrée en grande partie sur la collecte et l’analyse de données. La gestion du camp Castor sera passée à l’Allemagne. De son côté en 2018, la Belgique renforcera sa contribution à la mission de l’ONU au Mali avec le déploiement d’une unité belge de reconnaissance du bataillon ISTAR, d’une équipe de renseignement, de deux hélicoptères NH-90 ainsi que d’un avion de transport C-130. Parallèlement, la Belgique va baisser sa contribution à l’EUTM Mali.

En Afghanistan, les Pays-Bas maintiennent la présence d’un détachement de 100 hommes au sein de la mission Resolute Suport de l’OTAN. Actuellement, environ 60 militaires belges sont toujours présents en Afghanistan. En juin dernier, le ministre Steven Vandeput a indiqué qu’il étudiait la possibilité de l’envoi d’un peloton de reconnaissance d’une trentaine d’hommes.

D’ici la fin de l’année, le gouvernement belge devrait approuver les différents engagements opérationnels de l’armée belge pour 2018.

 

Après Sentinelle en France, Vigilant Guardian à son tour la cible du terrorisme

photo Daniel Orban/BE Defense

Pour la première fois vendredi soir, les militaires de l’opération Vigilant Guardian ont été pris pour cible par un assaillant terroriste, l’attaque ayant été revendiquée par l’État Islamique.

La Défense belge n’a pas souhaité donner plus de détails sur cette attaque pour des raisons de sécurité. En revanche, on sait que les militaires ont été attaqués au couteau dans le dos et légèrement blessés. Il s’agissait donc bien d’une attaque préméditée. Si le profil du suspect qui a été abattu laisse pour l’instant perplexe, le caractère terroriste a été retenu par le parquet fédéral.

Après l’attaque du début du mois contre des militaires français de l’opération Sentinelle à Levallois-Perret, les médias belges s’étaient penchés sur la situation des militaires de l’opération Vigilant Guardian jusque là épargnés et la cible uniquement d’insultes et d’injures. Les militaires belges ne se disaient pas plus inquiets qu’à l’ordinaire et être prêts à faire face à toute menace. Pour l’instant, ils ont à chaque fois parfaitement réagi avec justesse et sang-froid que ce soit dans ce cas précis ou bien à la gare-centrale de Bruxelles en juin dernier.

Depuis janvier 2015, les militaires belges, dont le nombre a varié, patrouillent dans les rues en soutien de la police fédérale dans le cadre de l’opération Vigilant Guardian ou Homeland. Ils resteront déployés tant que le niveau de la menace sera évalué à 3 par l’OCAM. Ils doivent être remplacés par un nouveau corps de sécurité dont la mise en place tarde et ne sera pas effective avant au moins 2018.

La restauration de l’École Royale Militaire prise en charge par la multinationale française Sodexo

photo DGMR

La restauration de l’École Royale Militaire est désormais en très grande partie gérée par la multinationale française de la restauration française Sodexo depuis cette semaine, ont annoncé la Défense et Sodexo dans un communiqué.

L’entreprise Sodexo va s’occuper non seulement de la préparation et du service des repas, mais également de la gestion de la cafétéria et des distributeurs automatiques. Les événements catering, tels que réceptions, standing lunches, repas Vip et repas de corps sont également inclus dans la prestation. Des militaires cuisiniers resteront en poste pour  et tout ne sera pas sous-traité. Une équipe de cuistots sera conservée à bord des navires, par exemple, ou encore pour des opérations et exercices divers.

Deux menus seront disponibles: un menu fixe à un prix préférentiel pour les membres du personnel de la Défense et une offre variable comprenant entre autres un sandwich bar et un choix à la carte. Les tarifs du menu fixe restent quasiment les mêmes pour les militaires actifs et les civils de la Défense avec un badge rechargeable à disposition.

Les 42 membres du personnel concernés du service catering se sont vus octroyer une nouvelle fonction au sein de l’organisation. La Direction Générale des Ressources Humaines (DGRH) a communiqué les postes prioritaires vacants pour ensuite laisser les membres du personnel exprimer leurs souhaits quant à la fonction et le lieu de travail souhaités. La majorité d’entre eux (70%) ont rapidement trouvé une alternative et pour les autres, une solution a également été trouvée après concertation avec le responsable du personnel, en adéquation avec leurs compétences et les besoins de l’institution, a indiqué la Défense.

Cette externalisation s’inscrit la mise en place de l’outsourcing au sein de la Défense selon la vision stratégique du ministre Steven Vandeput pour réduire les effectifs de l’armée belge et se concentrer sur des missions prioritaires uniquement militaires. L’École Royale Militaire fait partie des projets-pilote mis en place par la Défense. Ce projet n’emporte pas l’adhésion des syndicats qui ne sont pas convaincus de son efficacité.

L’armée belge crée une division unique pour accompagner la mise en place de ses futures capacités

photo Christian Decloedt, Malek Azoug/BE Defence

Les divisions Doctrines and Requirements du département d’état-major Opérations et Entraînement et Defense Development du département d’état-major Stratégie ont fusionné au mois de mai dernier pour créer la division Integrated Capability Management (ICM), chargée d’accompagner les transformations des capacités de l’armée belge dans le cadre de la mise en place de la vision stratégique.

Le dernier numéro de la revue Dbriefing de la Défense belge est revenu longuement sur cette nouvelle création en prenant l’exemple du SOCOM et de la mise en place de la nouvelle capacité de Forces Spéciales. Cette division est composée de 23  Capability Team (CT), une pour chaque capacité des différentes dimensions mises en place dans la vision stratégique: Terre, Air, Mer, Information, Protection et Appui (médical et logistique). Chaque Capability Team a plusieurs axes de travail: doctrine, organisation, training, matériel, leadership, personnel, facilités et interopérabilité. Les membres de chaque Capacibility Team sont un haut-gradé de la capacité concernée, des représentants du département d’état-major Opérations et entraînement, de la Direction générale des Ressources Matérielles (DG MR) et de la Direction générale des Ressources Humaines (DG HR).

La division Integrated Capability Management (ICM) devra ensuite présenter ses résultats et faire des propositions au Capability Transformation Steering Group (CTSG), pilotée par le vice-commandant en chef de la Défense et qui comprend des représentants de tous les départements d’état-major, des directions générales et des différentes composantes. La division ICM est commandée par le colonel Ray De Loose qui vient de la Composante Air.

Pour en savoir plus: http://magazines.mil.be/division-integrated-capability-management/?lang=fr

La Belgique a rapatrié son matériel sensible et son contingent militaire du Congo

crédit-photo Ritchie Sedeyn/BE Defence

Dans un communiqué, la Défense belge a officialisé la fin de la coopération militaire avec le Congo et le rapatriement de son matériel sensible ainsi que des derniers militaires sur place.

Hier, un C-130 de l’armée belge a atterri à Melsbroek avec du matériel sensible et des militaires en provenance du Congo, précise le communiqué de la Défense. Il fermait la marche d’un premier rapatriement de personnel le week-end dernier à Zaventem. Au cours de ses treize dernières années de coopération militaire, un important stock de matériel avait été accumulé au Congo. La Défense belge a indiqué qu’elle avait laissé sur place du matériel sans valeur et qu’elle avait vendu un nombre important de véhicules.

Le rapatriement du matériel et du contingent a été retardé à cause de complications diplomatiques et d’une panne générale qui avait cloué au sol la flotte de C-130 après que le gouvernement congolais ait mis fin à la coopération militaire avec la Belgique en avril dernier. Faute d’avoir eu les autorisations nécessaires pour son bon déroulement, une douzaine de militaires belges avait dû rester à Kindu pour garder le matériel sensible.

Dans son communiqué, la Défense belge a tenu à souligner qu’elle avait consacré beaucoup de temps et d’énergie pour la formation de l’armée congolaise notamment dans le domaine du génie, précisant que les militaires des deux pays avaient toujours eu de bonnes relations. « La décision de mettre fin à cette coopération émane du gouvernement congolais. La Défense belge reste prête à développer de nouveaux partenariats après décision du gouvernement », conclut-elle.

Centrafrique : Baisse de la contribution militaire belge à l’EUTM RCA

crédit-photo EUTM RCA/V. Tritz

Le général de brigade belge Herman Ruys a quitté son commandement de l’EUTM RCA le 24 juillet dernier pour le laisser au général espagnol Fernando Garçià Blàzquez. Son départ provoque une baisse de la contribution de l’armée belge en Centrafrique.

La Belgique quittant le commandement de la mission européenne en Centrafrique, sa contribution militaire va diminuer. Des 26 militaires présents depuis le mois de janvier, seuls neufs vont rester déployés au sein de cette mission. Tous également issus de l’Eurocorps, ils vont continuer d’occuper des fonctions dans l’État-Major ainsi que dans le pilier Formation de l’EUTM RCA.

De son côté, le général de brigade Herman Ruys va reprendre sa fonction de Deputy Chief of Staff  Support and Enabling au sein de l’État-Major de l’Eurocorps. À  partir du 7 septembre, il évoluera vers une fonction de Deputy Commander dans ce même État-Major du corps européen.

Durant son mandat à la tête de l’EUTM RCA, un premier bataillon d’infanterie centrafricain a finalisé sa formation et a été déclaré opérationnel même si son déploiement n’a pas été possible dans l’immédiat. Depuis le mois de mai, l’EUTM RCA a commencé la formation d’un deuxième bataillon. La mission européenne en Centrafrique se compose de 170 militaires issus des 12 pays européens et partenaires.