Après Sentinelle en France, Vigilant Guardian à son tour la cible du terrorisme

photo Daniel Orban/BE Defense

Pour la première fois vendredi soir, les militaires de l’opération Vigilant Guardian ont été pris pour cible par un assaillant terroriste, l’attaque ayant été revendiquée par l’État Islamique.

La Défense belge n’a pas souhaité donner plus de détails sur cette attaque pour des raisons de sécurité. En revanche, on sait que les militaires ont été attaqués au couteau dans le dos et légèrement blessés. Il s’agissait donc bien d’une attaque préméditée. Si le profil du suspect qui a été abattu laisse pour l’instant perplexe, le caractère terroriste a été retenu par le parquet fédéral.

Après l’attaque du début du mois contre des militaires français de l’opération Sentinelle à Levallois-Perret, les médias belges s’étaient penchés sur la situation des militaires de l’opération Vigilant Guardian jusque là épargnés et la cible uniquement d’insultes et d’injures. Les militaires belges ne se disaient pas plus inquiets qu’à l’ordinaire et être prêts à faire face à toute menace. Pour l’instant, ils ont à chaque fois parfaitement réagi avec justesse et sang-froid que ce soit dans ce cas précis ou bien à la gare-centrale de Bruxelles en juin dernier.

Depuis janvier 2015, les militaires belges, dont le nombre a varié, patrouillent dans les rues en soutien de la police fédérale dans le cadre de l’opération Vigilant Guardian ou Homeland. Ils resteront déployés tant que le niveau de la menace sera évalué à 3 par l’OCAM. Ils doivent être remplacés par un nouveau corps de sécurité dont la mise en place tarde et ne sera pas effective avant au moins 2018.

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La restauration de l’École Royale Militaire prise en charge par la multinationale française Sodexo

photo DGMR

La restauration de l’École Royale Militaire est désormais en très grande partie gérée par la multinationale française de la restauration française Sodexo depuis cette semaine, ont annoncé la Défense et Sodexo dans un communiqué.

L’entreprise Sodexo va s’occuper non seulement de la préparation et du service des repas, mais également de la gestion de la cafétéria et des distributeurs automatiques. Les événements catering, tels que réceptions, standing lunches, repas Vip et repas de corps sont également inclus dans la prestation. Des militaires cuisiniers resteront en poste pour  et tout ne sera pas sous-traité. Une équipe de cuistots sera conservée à bord des navires, par exemple, ou encore pour des opérations et exercices divers.

Deux menus seront disponibles: un menu fixe à un prix préférentiel pour les membres du personnel de la Défense et une offre variable comprenant entre autres un sandwich bar et un choix à la carte. Les tarifs du menu fixe restent quasiment les mêmes pour les militaires actifs et les civils de la Défense avec un badge rechargeable à disposition.

Les 42 membres du personnel concernés du service catering se sont vus octroyer une nouvelle fonction au sein de l’organisation. La Direction Générale des Ressources Humaines (DGRH) a communiqué les postes prioritaires vacants pour ensuite laisser les membres du personnel exprimer leurs souhaits quant à la fonction et le lieu de travail souhaités. La majorité d’entre eux (70%) ont rapidement trouvé une alternative et pour les autres, une solution a également été trouvée après concertation avec le responsable du personnel, en adéquation avec leurs compétences et les besoins de l’institution, a indiqué la Défense.

Cette externalisation s’inscrit la mise en place de l’outsourcing au sein de la Défense selon la vision stratégique du ministre Steven Vandeput pour réduire les effectifs de l’armée belge et se concentrer sur des missions prioritaires uniquement militaires. L’École Royale Militaire fait partie des projets-pilote mis en place par la Défense. Ce projet n’emporte pas l’adhésion des syndicats qui ne sont pas convaincus de son efficacité.

Deux F-16 hollandais interceptent un appareil dans l’espace aérien belge

Photo d’archives NE Defensie

Deux F-16 hollandais de la base aérienne de Volkel-Uden ont intercepté lundi soir à la frontière belgo-hollandaise vers 22H un appareil non-identifié, qui avait perdu tout contact-radio avec la tour de contrôle, a indiqué la Défense néerlandaise dans un communiqué.  Cette intervention de 30 minutes a nécessité le passage du son pour les deux appareils. Elle s’est faite en coopération avec les militaires belges, l’appareil ayant franchi la frontière belge. La communication a pu être rétabli avec l’appareil qui a repris normalement sa route. 

C’est la première intervention connue d’avions hollandais du QRA (Quick Reaction Alert) au-dessus de l’espace aérien belge depuis le début des accords entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg et l’entrée en vigueur du traité Renegade en janvier 2017. Les F-16 belges de la base de Florennes avaient pris la première rotation. Ils avaient également effectué une interception au-dessus de l’espace aérien de leur voisin hollandais en mars 2017.

L’armée belge crée une division unique pour accompagner la mise en place de ses futures capacités

photo Christian Decloedt, Malek Azoug/BE Defence

Les divisions Doctrines and Requirements du département d’état-major Opérations et Entraînement et Defense Development du département d’état-major Stratégie ont fusionné au mois de mai dernier pour créer la division Integrated Capability Management (ICM), chargée d’accompagner les transformations des capacités de l’armée belge dans le cadre de la mise en place de la vision stratégique.

Le dernier numéro de la revue Dbriefing de la Défense belge est revenu longuement sur cette nouvelle création en prenant l’exemple du SOCOM et de la mise en place de la nouvelle capacité de Forces Spéciales. Cette division est composée de 23  Capability Team (CT), une pour chaque capacité des différentes dimensions mises en place dans la vision stratégique: Terre, Air, Mer, Information, Protection et Appui (médical et logistique). Chaque Capability Team a plusieurs axes de travail: doctrine, organisation, training, matériel, leadership, personnel, facilités et interopérabilité. Les membres de chaque Capacibility Team sont un haut-gradé de la capacité concernée, des représentants du département d’état-major Opérations et entraînement, de la Direction générale des Ressources Matérielles (DG MR) et de la Direction générale des Ressources Humaines (DG HR).

La division Integrated Capability Management (ICM) devra ensuite présenter ses résultats et faire des propositions au Capability Transformation Steering Group (CTSG), pilotée par le vice-commandant en chef de la Défense et qui comprend des représentants de tous les départements d’état-major, des directions générales et des différentes composantes. La division ICM est commandée par le colonel Ray De Loose qui vient de la Composante Air.

Pour en savoir plus: http://magazines.mil.be/division-integrated-capability-management/?lang=fr

La Belgique a rapatrié son matériel sensible et son contingent militaire du Congo

crédit-photo Ritchie Sedeyn/BE Defence

Dans un communiqué, la Défense belge a officialisé la fin de la coopération militaire avec le Congo et le rapatriement de son matériel sensible ainsi que des derniers militaires sur place.

Hier, un C-130 de l’armée belge a atterri à Melsbroek avec du matériel sensible et des militaires en provenance du Congo, précise le communiqué de la Défense. Il fermait la marche d’un premier rapatriement de personnel le week-end dernier à Zaventem. Au cours de ses treize dernières années de coopération militaire, un important stock de matériel avait été accumulé au Congo. La Défense belge a indiqué qu’elle avait laissé sur place du matériel sans valeur et qu’elle avait vendu un nombre important de véhicules.

Le rapatriement du matériel et du contingent a été retardé à cause de complications diplomatiques et d’une panne générale qui avait cloué au sol la flotte de C-130 après que le gouvernement congolais ait mis fin à la coopération militaire avec la Belgique en avril dernier. Faute d’avoir eu les autorisations nécessaires pour son bon déroulement, une douzaine de militaires belges avait dû rester à Kindu pour garder le matériel sensible.

Dans son communiqué, la Défense belge a tenu à souligner qu’elle avait consacré beaucoup de temps et d’énergie pour la formation de l’armée congolaise notamment dans le domaine du génie, précisant que les militaires des deux pays avaient toujours eu de bonnes relations. « La décision de mettre fin à cette coopération émane du gouvernement congolais. La Défense belge reste prête à développer de nouveaux partenariats après décision du gouvernement », conclut-elle.