Opération Desert Falcon : Les F-16 belges ont utilisé des bombes de l’armée américaine en Irak

crédit-photo BE Defence/Malek Azoug

Dans un rapport parlementaire publié au mois de mars sur l’audition du commandant de la Défense le général Marc Compernol en commission de la Défense le 23 novembre dernier, on apprend que les F-16 belges de l’opération Desert Falcon ont utilisé des bombes de l’armée américaine en Irak et en Syrie.

En réponse aux questions des députés sur l’action des F-16 belges dans la coalition internationale contre l’EI, le général Marc Compernol a indiqué que la livraison des bombes pour les F-16 belges basés en Jordanie méritait une attention particulière. Les stocks ne sont plus gérés par la Défense belge tout comme pour les Pays-Bas et le Danemark (pays qui a mis fin à l’engagement de ses F-16 au sein de la coalition internationale en décembre dernier) par exemple, des pays qui ne peuvent plus continuer à le faire à leur niveau. En raison de la longueur des délais de livraison, l’armée belge a dû utiliser des bombes de l’armée américaine.

En mars 2016, le gouvernement belge a approuvé l’achat de bombes GBU-39 A/B «Small Diameter Bomb» (SDB) de 250 livres (environ 125 kg), un achat direct aux États-Unis. Ces bombes, dotées d’une charge deux ou quatre fois moindres que les actuelles bombes en service – de 1.000 ou de 250 kg, doivent réduire les risques de dommages collatéraux. En raison des délais de livraison, la Défense belge ne pourra en disposer que vers fin 2017.

Le 20 mars dernier, le ministre Steven Vandeput et des membres de la commission Défense se sont rendus en Jordanie pour visiter la base belgo-néerlandaise qui abrite les F-16 en partance quotidienne pour des missions en Irak et en Syrie. La barre des 7.000 heures de vol des F-16 belges depuis octobre 2014 et le début de l’opération a été franchie ce jour-là . Au cours de l’opération Desert Falcon actuelle, entamée en juillet 2016, les Belges ont effectué 326 missions, soit environ 3 400 heures de vol. Parmi celles-ci, 45% se composait de missions « cinétiques », jargon militaire signifiant que des bombes ont été larguées sur des objectifs. La plupart de ces missions, quelque 80%, ont eu lieu en Irak.

Les F-16 belges vont quitter la Jordanie le 30 juin prochain et ne seront pas remplacés par les Hollandais. Suivant la décision que le gouvernement prendra, ils pourraient faire leur retour en janvier 2018. Un semestre de déploiement de F-16 coûte à la Belgique environ 23 millions d’euros.

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Attentat ou conducteur fou à Anvers : l’action décisive des militaires de l’opération Vigilant Guardian ?

Jeudi en fin de matinée, un conducteur fou sous l’influence de l’alcool et de la drogue a tenté de foncer sur la foule à Anvers sur la principale artère commerçante. Différentes armes ont été découvertes dans le coffre de la voiture: des armes blanches, un riot gun et un bidon contenant un produit encore indéterminé. Pour l’instant la police ne privilégie aucune thèse entre l’attentat et le dealer voulant éviter un contrôle après l’attentat de Londres.

Même si cela n’a pas été spécialement relevé par la presse, les militaires de l’opération Vigilant Guardian ont été les premiers à remarquer la présence du véhicule fou et à tenter de l’intercepter sans faire usage de leurs armes apparemment. Le conducteur s’enfuit alors sur les quais où il est arrêté par l’équipe d’intervention rapide de la police d’Anvers. Si les militaires n’ont pas réussi à stopper la voiture, ils ont été les premiers sur les lieux à agir et à influer sur le cours de la situation en avertissant rapidement la police de quoi conforter certains dans le déploiement de militaires dans la rue s’il s’avérait que c’était bien une tentative d’attentat.

L’opération Vigilant Guardian a d’ailleurs été renforcée avec l’envoi de militaires supplémentaires à Anvers dans les lieux les plus fréquentés. Il faut rappeler que dans les effectifs de l’opération Vigilant Guardian, on compte une capacité de réserve de 150 hommes immédiatement opérationnelle qui doit justement servir dans ce genre de situation.

 

Cyberdéfense: L’armée belge recrute 11 spécialistes

photo DG-Com

L’armée belge commence le renforcement de sa capacité cyber militaire avec le recrutement de 11 spécialistes du monde civil.

Ces 11 spécialistes vont contribuer à la protection des réseaux militaires et des systèmes d’armes et auront pour mission de détecter des faiblesses dans les logiciels et les systèmes avec des solutions pour y remédier. Deux postes sont disponibles: cyber security expert ou cyber risk prevention expert. « Les développements technologiques rapides dans le domaine de la cyber sécurité représentent pour la Défense des défis spécifiques pour lesquels un très haut niveau d’expertise est requis », est-il précisé sur le site de la Défense. Les candidats devront passer des épreuves de sélection. Une fois recrutés, ils alterneront des formations externes avec de la pratique.

Dans les années à venir, la Défense continuera à recruter des spécialistes pour renforcer sa capacité cyber militaire. Dans la vision stratégique, une Dimension Renseignement-Cyber-Influence à part entière doit voir le jour avec un total de 1236 hommes plus des réservistes. Au sein de cette Dimension, il y aura une capacité cyber de 199 hommes avec également l’appui de réservistes spécialistes dont le rôle et le nombre reste à définir. Un investissement de 10,2 millions d’euros est prévu pour les mises à jour du Cyber Security Operations Centre (CSOC). La Défense veut notamment développer  un pilier cybernétique offensif, aujourd’hui inexistant.

Le Général-major Marc Thys sera le nouveau chef de la Composante Terre

photo prodef.be

Le Général-major Marc Thys sera le nouveau chef de la Composante Terre à partir du 23 mars, a annoncé la Défense aujourd’hui.

Nommé à la tête de la MINUSMA (United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali), l’actuel chef de la Composante Terre Jean-Paul Deconinck va quitter ses fonctions ce jeudi 23 mars lors d’une cérémonie de passation de pouvoir. Son dernier geste à cette occasion sera de remercier les militaires des Composantes Terre, Air et Médicale pour leur implication dans l’opération Vigilant Guardian. Durant son mandat, il a d’ailleurs régulièrement critiqué l’opération Vigilant Guardian via des mises en garde sur une perte de compétences opérationnelles et une génération perdue d’officiers et sous-officiers. Il a également pris position contre la dernière mesure du gouvernement sur la réforme de la pension militaire. Il était arrivé à la tête de la Composante Terre le 30 septembre 2014.

Le Général-major Marc Thys était jusqu’alors chef de la Division Systèmes de la Direction Générale des Ressources Matérielles. « Il reprend une Composante Terre à l’agenda chargé en raison des grandes opérations à l’intérieur et à l’extérieur du pays », précise la Défense.

L’hommage de Jean-Claude Van Damme aux militaires belges

Le célèbre acteur, réalisateur et producteur belge Jean-Claude Van Damme a rendu un bel hommage aux militaires belges engagés dans l’opération Vigilant Guardian sur son compte Instagram.

Sur une photo, on peut y voir l’acteur entre deux militaires du 12/13ème de Ligne de l’opération Vigilant Guardian dans le hall d’un hôtel bruxellois. « Un grand merci à tous ceux qui nous protègent », a écrit Jean-Claude Van Damme pour commenter la photo.

Environ 1200 militaires belges sont toujours engagés dans l’opération Vigilant Guardian.

Première activité de formation de l’EUTM Mali à Gao

cérémonie de clôture du CMATT à Gao (photo EUTM Mali)

Pour la première fois depuis son lancement, l’EUTM Mali a organisé un CMATT (Combined Mobile Advisory Training Team) à Gao du 19 février au 11 mars. La mission européenne poursuit son processus de décentralisation avec ses équipes mobiles de formation. Après Segou et Kati, la ville de Gao était une possibilité évoquée depuis quelques mois mais l’organisation du CMATT dépendait de l’évolution sécuritaire de la région.

Le but du CMATT de Gao était d’améliorer les capacités militaires de la première Région Militaire, commandée par le colonel Felix Diallo. Une partie importante de ses activités portait sur les aspects médicaux. D’une part au travers des formations aux premiers soins au combat dispensées au profit des 131 militaires maliens qui ont participé, mais également grâce à la présence d’un conseiller de l’EUTM qui a apporté son aide dans la gestion de l’hôpital de campagne de Gao. L’autre volet important portait sur la lutte contre les mines et les engins explosifs improvisés (IED) avec des cours donnés par des spécialistes britanniques, irlandais et belges. De plus, des officiers français et espagnols ont apporté leurs conseils et leur assistance à l’Etat-major de la première Région Militaire. Le 2 mars dernier, le général de brigade Peter Devogelaere, commandant de l’EUTM Mali, a rendu visite au CMATT.

officiers belges de l’EUTM à Gao (photo EUTM Mali)

L’ambasseur Holeville, chef de la délégation européenne, le général de division Dacko, chef de l’État-major Général des Armées, le général de division De Woillemont, commandant de la force Barkhane, le colonel Felix Diallo, commandant de la 1ère Région Militaire, et le général de brigade Peter Devogelaere, commandant de l’EUTM Mali étaient présents à la cérémonie de clôture pour la remise de diplômes, qui a eu lieu à Gao le 11 mars dernier.

Depuis juillet 2016, la Belgique est à la tête de cette mission européenne. L’EUTM Mali est l’une des opérations les plus importantes de l’armée belge avec le déploiement de 182 militaires. Actuellement, c’est le 3ème bataillon de parachutistes de Tielen qui fournit le plus gros du détachement.

 

L’armée belge n’a pas une bonne communication sur ses opérations à l’étranger selon certains députés socialistes

Selon certains députés socialistes, l’armée belge n’a pas une bonne communication sur ses opérations à l’étranger pour le grand public sur son site internet. Explications.

Dans une proposition de résolution, les députés socialistes Stéphane Crusnière, Sébastien Pirlot, Julie Fernandez Fernandez, Éric Thiébaud et Alain Top demandent au gouvernement fédéral de publier l’ensemble des informations publiques du plan des opérations remises à la Chambre sur le site internet de la Défense avec une actualisation des informations selon l’actualité. Ils estiment que le site internet de la Défense ne donne pas un assez bon aperçu des opérations à l’étranger de l’armée belge pour les citoyens avec une carte statique du monde et peu d’informations qui ne sont pas beaucoup actualisées. Une communication plus efficiente, sans diffuser des données confidentielles et stratégiques, doit permettre à la Défense d’éviter sa réputation de « grande muette » selon ces mêmes députés.

carte des opérations de l’armée belge sur son site officiel

Pour rebondir sur cette proposition des députés socialistes, on peut apporter des précisions à cette critique. Le site internet de la Défense belge a bien un onglet spécifique « opérations et exercices » avec un bandeau déroulant. L’aperçu général consiste en une carte avec des drapeaux fléchés sur les pays où les militaires sont présents mais sans aucune précision ne serait-ce que sur le nombre de soldats impliqués dans l’opération. D’ailleurs la description de la page opérations et entraînements semble ne pas avoir été actualisée en 2016 avec une projection pour 2017. Ainsi on peut lire:« Des militaires belges de l’Eurocorps participeront à l’EUBG pendant le second semestre 2016 ». Actuellement des militaires belges du 12/13ème de Ligne font partie de l’EUBG du premier semestre 2017 sous commandement français mais aucune mention. On sait que l’actualisation des pages dite froides d’un site internet n’est pas toujours le plus simple.

                L’accent est mis sur l’Europe et les pays de l’Est

Dans le bandeau déroulant, certaines opérations de l’armée belge parmi les plus importantes ont un onglet spécifique avec une première place accordée à la Belgique et la fameuse opération Vigilant Guardian (OVG). Il a fallu du temps avant que la Défense belge ne lui donne une place spécifique sur son site, l’onglet ayant fait son apparition courant 2016. L’opération commencée en janvier 2015 se pérennisant pour une durée indéterminée, elle y a été obligée d’autant plus qu’elle s’en sert beaucoup pour entretenir sa bonne image. On peut souligner que toutes les principales opérations de l’armée belge sont plutôt bien expliquées avec une ouverture sur des articles d’actualités. Il suffit simplement de fouiller pour n’importe qui s’y intéresse.  On peut simplement regretter l’absence de la Lituanie alors que 98 militaires belges y sont présents au moins jusqu’à juillet. Sur l’Irak, l’accent est mis exclusivement sur l’opération Desert Falcon tandis que l’opération Valiant Phoenix, consacrée à la formation des militaires irakiens, n’est pas mentionnée spécifiquement ce qui est dommage.

Ces deux dernières années, la Défense belge a fait davantage d’efforts dans sa communication numérique mais cela ne reste pas une de ses priorités. Elle manque de professionnels dans ce domaine et cela se sent dans la gestion des différents canaux numériques: réseaux sociaux et site internet. Un petit coup de modernité ne ferait pas de mal pour son image auprès du grand public et des jeunes !

Des F-16 belges interceptent un avion civil indien dans l’espace aérien néerlandais

photo Défense belge

Deux F-16 belges ont intercepté aujourd’hui un avion civil indien au-dessus de l’espace aérien néerlandais. C’est la première intervention du QRA (Quick Reaction Alert), au-dessus du territoire néerlandais, depuis le début des accords entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

La patrouille belge, qui a effectué cette interception, est partie depuis la base de Florennes. Les interceptions au-dessus des Pays-Bas sont dirigées depuis l’AOCS de Nieuw-Milligen. L’ordre de décoller a été donné à 10H44. Les deux F-16 belges ont quitté la piste pour l’interception à 10H53. L’interception du Boeing 787-800 d’Air India, qui ne répondait plus aux injonctions du contrôle aérien au-dessus du territoire allemand, a été effectuée à 11H14. Un contact visuel a été établi entre les pilotes belges et ceux de l’avion civil, victime d’un souci technique indéterminé. Les F-16 belges ont escorté l’avion civil jusque dans l’espace aérien britannique et l’ont laissé poursuivre en route vers Londres.

Depuis le début des accords du traité Renegade en janvier 2017, les F-16 belges et néerlandais veillent en alternance sur l’espace aérien du Benelux. Les F-16 belges ont pris la première rotation de six mois. Les Néerlandais prendront le relais au mois de juin prochain.

C’est la deuxième interception effectuée par les F-16 belges cette semaine après celle de l’avion civil hongrois mardi dernier. La Défense belge a précisé que c’était exceptionnel. En 2016, la procédure QRA a été appliquée six fois et les F-16 belges ont décollé à quatre reprises pour des interventions (scrambles).

Plus de 420 militaires belges bientôt en exercice en France au camp de la Courtine

Des Carabiniers-Grenadiers lors de l’exercice « Yellow Tiger » du 29 novembre au 1er décembre 2016 (photo bataillon 1 Carabiniers – 1 Grenadiers)

Un peu plus de 420 militaires belges vont participer à un exercice de grande ampleur en France au camp de la Courtine à partir du 27 mars pour une durée de deux semaines. Depuis le début de l’année, c’est le deuxième exercice de cette importance que va mener l’armée belge après celui du début de mois de février dans la province de Namur, impliquant 250 militaires dont une grande majorité du 12/13ème de Ligne.

Cette exercice, qui se déroulera cette fois-ci sur le sol français, va concerner des unités de la Brigade Médiane de la Composante Terre. La grande majorité de l’effectif sera fournie par le bataillon 1 Carabiniers – 1 Grenadiers avec 270 hommes. Le reste sera composé d’une vingtaine du bataillon Libération / 5 de Ligne, d’une vingtaine de l’État-Major de la Brigade Médiane ainsi que des éléments logistiques et d’appui. Les Carabiniers-Grenadiers seront appuyés par des véhicules blindés: les Dingo de l’armée belge. Cet exercice s’inscrit dans les entraînements réguliers effectués par la Brigade. Les Carabiniers-Grenadiers vont plus spécialement préparer un prochain déploiement au Mali, un théâtre d’opérations qu’ils vont retrouver après 2015.

Les militaires belges arriveront en France par la route et par le train via Ussel pour les blindés. Comme l’indique le journal local La Montagne, une délégation d’une cinquantaine de militaires belges sont venus en début d’année durant quatre jours pour étudier les sites de manoeuvres, champ de tir et village de combat en zone urbaine du camp de la Courtine.

La Belgique et les Pays-Bas franchissent une nouvelle étape dans le remplacement de leur marine

Crédit-photo: BE Defence-Malek Azoug
Crédit-photo: BE Defence-Malek Azoug

Le ministre de la Défense belge Steven Vandeput et son homologue néerlandais Jeanine Hennis-Plasschaert ont signé aujourd’hui deux accords de programme ‘’Program Arrangements’’ pour le remplacement conjoint de frégates et de chasseurs de mines. C’est le franchissement d’une nouvelle étape dans l’autre dossier important de la vision stratégique en achat de matériel avec le remplacement des F-16. Une lettre d’intention commune entre les deux pays avait été signée au mois de novembre 2016. 

Ces deux accords de programme ‘’Program Arrangements’’ prévoient le cadre dans lequel les deux équipes de projet vont examiner et définir les exigences essentielles des nouveaux navires. Ainsi, pour le programme de remplacement des frégates une étude préliminaire pour un « Above Water Warfare »-cluster est lancée en vue d’examiner quels capteurs et quelle technologie de la communication de données sont nécessaires à la défense du nouveau navire contre les menaces aériennes et de surface. Une étude est également lancée pour le programme de remplacement des chasseurs de mines. Celle-ci vise à définir l’architecture des systèmes d’information nécessaires à la « Command & Control » (C2) configuration du nouveau MCM-navire (Mine Countermeasures). Sur base des résultats de ces deux études, les équipes de projet présenteront la description des besoins pour les deux programmes de remplacement et poseront la base pour les deux Memoranda of Understanding.

Au mois de janvier dernier, Steven Vandeput a confirmé que le maintien à flot des chasseurs de mines néerlandais et belge était compliqué.  La maintenance des bâtiments des deux pays est assurée par la marine belge à Zeebrugge. Des pannes surviennent parfois en dehors des entretiens prévus. Les plateformes opérationnelles étant moins nombreuses, les effets de ces pannes sont plus perceptibles qu’auparavant. Toutefois, les bâtiments pourront rester en service jusqu’à leur remplacement, moyennant les efforts nécessaires et le remplacement des logiciels obsolètes.

Le dossier est plus avancé côté belge que côté néerlandais. Le budget d’investissements s’élève à 1,29 milliard d’euros pour les frégates et à 932 millions d’euros pour la capacité de lutte contre les mines, côté belge. Le budget est toujours en cours d’élaboration côté néerlandais. La capacité de lutte contre les mines doit être remplacée à partir de 2023 et les frégates à partir de 2025.