Le commandant de l’EUNAVFOR Med a rendu visite à la frégate Louise-Marie

image Marine belge
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Le 26 novembre 2016 le Commandant de la flotte Européenne EUNAVFOR Med, l’amiral Giuseppe Berutti Bergotto, a rendu visite à la frégate belge Louise-Marie partie de Belgique le 11 novembre dernier. C’est un hélicoptère du porte-avions Garibaldi, navire amiral de la flotte, qui l’a amené avec son état-major sur la frégate.

Une fois à bord, l’amiral et son état-major ont reçu plusieurs séances d’information sur la mise en œuvre du navire. Les insignes de l’EUNAVFOR Med de l’UE ont été remis à l’équipage, qui a également reçu un briefing sur l’opération et les attentes de l’état-major européen.

Selon la Marine belge et le communiqué de presse de l’opération de l’UE, l’amiral a été impressionné par les nouveaux senseurs du bord, installés en 2014, ainsi que par la modernisation de la frégate.

Voir les photos de l’EUNAVFOR Med de cette visite: https://www.flickr.com//photos/eeas-csdp/sets/72157673168254524/show/

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La coopération belgo-néerlandaise dans la lutte contre l’EI va s’intensifier en Irak

photo Défense belge
photo Défense belge

Le ministère de la Défense néerlandais a annoncé jeudi que des équipes de forces spéciales néerlandaises, accompagnées de militaires belges, vont soutenir les troupes irakiennes dans leur lutte contre l’EI.

Ils formeront ensemble des équipes A&A (pour « Advise and Assist« , conseil et assistance), élargissant le mandat jusqu’ici limité à l’instruction des forces spéciales irakiennes dans un secteur hautement sécurisé de l’aéroport international de Bagdad. Ces instructeurs doivent aider les troupes irakiennes en matière de planification opérationnelle, de coordination des tirs et dans l’analyse et le traitement des expériences tirées des opérations. Les deux pays vont mettre en place une équipe de planification et de liaison mixte. Les Pays-Bas déploieront également deux drônes de surveillance Raven-UAV. Le coût supplémentaire de la mise en place des équipes A&A est estimé à 5 millions d’euros et sera partagé avec la Belgique.

Depuis mars 2015, la Belgique a un détachement d’instructeurs, composé de différents éléments de la Composante Terre, en Irak dans le cadre de l’opération Valiant Phoenix. Au départ, il comprenait une trentaine de militaires mais depuis leur nombre a été réduit à treize. Début novembre, la Défense belge avait annoncé que la mission des instructeurs prendrait un autre tournant en 2017 et qu’on s’orienterait vers un rôle de conseillers et d’appui derrière la ligne de front. Des discussions avec les Pays-Bas étaient en cours. De plus, le détachement devait quitter Bagdad pour se déplacer vers le nord de l’Irak. Au mois d’octobre, La Libre Belgique,elle, indiquait que quatre membres des forces spéciales avaient été déployés dans une base située près d’Erbil pour préparer le terrain. Ce détachement d’instructeurs sera dans un lieu sécurisé et n’ira pas au front.

capture d'écran vidéo Défense des Pays-Bas
capture d’écran vidéo Défense des Pays-Bas

De leur côté, les instructeurs néerlandais sont au nombre de 150. Contrairement à la Belgique, ils forment également des combattants peshmergas kurdes dans le nord de l’Irak. Mardi, la Défense hollandaise a publié sur son site une vidéo de 3mn où on voit la mission de ses instructeurs avec les combattants kurdes.

Cette collaboration belgo-néerlandaise, plus poussée en Irak, devrait se préciser dans les prochains jours, notamment quant à sa mise en place et son fonctionnement. Les deux pays collaborent déjà pour les frappes aériennes dans le cadre de l’opération Desert Falcon. Les F-16 belges, basés en Jordanie, sont protégés par un détachement hollandais. Le relais doit se faire le 1er juillet 2017. 

 

Un belge à la tête de l’École opérationnelle belgo-néerlandaise de Den Helder

photo Jorn Urbain/Défense belge
photo Jorn Urbain/Défense belge

Pour la première fois depuis sa création en 1994, l’École opérationnelle belgo-néerlandais de Den Helder va être commandée par un belge, le capitaine de corvette Christophe Colonval.

Il a pris ses fonctions ce 22 novembre en présence du commandant de la Composante Marine, l’amiral de division Wim Robberecht. Il a été nommé par le commodore J.K Hulsker, directeur du personnel et de la gestion d’entreprise de la Marine royale néerlandaise. L’École opérationnelle belgo-néerlandaise était commandée jusqu’ici par le capitaine-lieutenant néerlandais J.J. Oppeneer. Cette école forme annuellement quelque 180 élèves appartenant aux deux marines belge et néerlandaise. Elle forme également des étudiants de la marine britannique et allemande. Elle compte 190 membres du personnel, dont 135 instructeurs belges et néerlandais.

Le capitaine de corvette Christophe Colonval est entré dans la Marine en août 1987 comme second-maître. Après avoir gravi les échelons de la Marine, il a été commandant en second à bord du chasseur de mines Narcis en 2006. En 2009, il est officier d’état-major des opérations au sein de la composante maritine FINUL au Liban. De 2011 à 2013, il commande le chasseur de mines Bellis. De 2013 à 2014, il effectue un passage à l’École Royale Militaire. D’août 2014 jusqu’à sa nomination actuelle, il a été chef d’état-major à l’École opérationnelle belgo-néerlandaise, une école qu’il connaît donc bien.

 

Les syndicats ont rencontré le président du Comité national des Pensions

paul-windeyDans un communiqué commun, les 4 syndicats militaires représentatifs ont indiqué avoir rencontré ce mardi Paul Windey, président du Comité national des Pensions.

Des échanges ont eu lieu notamment autour du caractère spécifique du métier de militaire, des critères de pénibilité et des travaux du comité. Il apparaît que le président du CNP ne pourra pas intervenir sur ce cas précis mais qu’il transmettra toutefois les éléments pertinents, qu’il a constaté, au bureau du CNP. Le flou le plus total semble entourer la mise en place de la catégorie « métiers lourds »:« Les travaux autour du développement ultérieur des métiers lourds sont en effet à l’arrêt, jusqu’à ce que le gouvernement décide de l’enveloppe budgétaire dans le cadre de ces métiers lourds. Il demeure donc ici encore un certain nombre d’éléments flous dont, entre autres, la concrétisation réelle des critères « métiers lourds », ainsi que leurs conséquences », explique le communiqué.

D’autre part les syndicats militaires semblent toujours aussi mécontents de leur ministre car il a omis de défendre la spécificité du métier de militaire auprès du CNP. Le ministre devrait toutefois être bientôt entendu par le CNP sur le sujet. Les syndicats réclament à nouveau d’être reçus par le Premier ministre Charles Michel et veulent connaître le résultat de l’entrevue entre le ministre de la Défense et le ministre des Pensions du 21 novembre.

Le cdH veut la fin de Vigilant Guardian et la création d’un corps de police spécifique

benoit-lutgenLe cdH, en la personne de son président Benoît Lutgen et du député Georges Dallemagne également membre de la commission Défense, a déposé la semaine dernière une proposition de résolution à la Chambre pour la fin de Vigilant Guardian et la création d’un corps de police spécifique. Elle est à l’ordre du jour de la séance plénière du jeudi 24 novembre. 

Les députés estiment que ce déploiement militaire d’une ampleur jamais atteinte auparavant pose question et que l’opération Vigilant Guardian doit s’arrêter car « elle empêche la Défense d’assumer correctement ses missions de base essentielles (sécurité nationale, défense collective, opérations de maintien de la paix, interventions à l’étranger, entraînement, exercices internationaux, etc.) », estiment-ils. Les députés demandent au gouvernement de mettre rapidement en place un plan global de désengagement de l’opération Vigilant Guardian, qui débuterait le 1er janvier 2017 et se terminerait fin 2017. Pour la remplacer, ils proposent la création d’un corps de police spécifique, dépendant du ministère de l’Intérieur et qui aura pour charge des missions de sécurisation. Pour cela, le gouvernement doit définir le plus vite possible sa nature, ses missions, son statut, ses effectifs et son budget. Dans cette proposition, les députés souhaitent également que le fédéral réinvestisse immédiatement dans la Défense et accroisse le recrutement pour relâcher la pression sur l’armée. En attendant la mise en place de ce corps de police spécifique, le cdH exige un cadre légal précis et transparent pour Vigilant Guardian.

Au mois d’août, le député Georges Dallemagne avait critiqué Vigilant Guardian et annoncé qu’il déposerait une proposition de résolution à la Chambre pour y mettre fin. Elle est dans la ligne du projet de garde nationale du gouvernement et du ministre de l’Intérieur Jan Jambon, évoquée dans la presse au mois d’août.

Le général Compernol au front dans les médias

capture d’écran RTL-TVI

La manifestation des militaires dans la rue a attiré l’attention des médias. Le général Marc Compernol, patron de la Défense, a été invité sur les plateaux flamands. Dimanche, il était sur un média francophone RTL-TVI dans l’émission C’est pas tous les jours dimanche pour débattre avec les chroniqueurs de l’émission et répondre aux questions. Calme et posé, il est monté au front pour défendre une institution en péril, critiquant très diplomatiquement la dernière mesure gouvernementale.

Un plateau favorable aux militaires

Le plateau était plutôt favorable aux revendications militaires à part le journaliste flamand, Jan Segers, très dur envers les militaires au point qu’on se demande s’il connaît bien le dossier Défense. Il n’a pas hésité à dire que c’était toujours les mêmes groupes qui étaient les mieux défendus avec des syndicats puissants et que les militaires devraient être au même niveau que les autres. Qu’a obtenu l’armée belge ces dernières années ? Rien si ce n’est moins de budget, des restructurations, une baisse de personnel… Le plus critique envers le gouvernement a été Michel Henrion qui a été jusqu’à comparer la situation actuelle des militaires à celle des pompiers du 11 septembre:« Imaginez qu’après le 11 septembre, on est tapé dans la retraite des pompiers de New-York ? Les militaires ont été au front dans les rues. La seule récompense qu’ils ont, c’est qu’on tape dans leur retraite. Le gouvernement fait l’inverse du plan Vandeput. » Alain Raviart n’a été guère plus tendre:« C’est une mesure de rétorsion. Le gouvernement fait tout à l’envers. On est dans une situation ubuesque où le ministre veut rajeunir l’armée avec moins de personnel alors que cette mesure va la vieillir augmentant le nombre du personnel. » De son côté Emmanuelle Praet a évoqué la possibilité de changer de secteur pour les militaires après 40 ans, tout en leur apportant son soutien.

Général Compernol: « Je suis fâché »

Le général Marc Compernol a donné la réplique à l’un et l’autre, rappelant que les militaires n’avaient pas tellement manifesté contre le fait de travailler plus longtemps. Il a surtout pointé du doigt le manque de clarté autour de la réforme et l’absence totale de concertation dans ses différentes réponses:« Cela a été assez brutal pour nous. On ne sait pas très bien dans quelle direction on va. Nous sommes dans le flou Je suis fâché. L’âge moyen de l’armée est de 40 ans et on va aller au-delà. Que va-t-on faire des militaires plus vieux si on n’a plus de postes ? Comment on va payer les militaires qui vont rester plus longtemps ? Quel impact cela va-t-il avoir sur le plan stratégique et le budget ? Le ministre sait que j’ai un problème avec cette mesure. Il faut mettre tout le monde autour de la table, ce qui n’a pas été fait, chercher des solutions et avoir un débat serein mais cette mesure a des effets pervers. » Son intervention n’a pas manqué de faire réagir le présentateur de l’émission Christophe Deborsu: » Vous dites qu’on va avoir une armée de vieillards ? », une remarque qui a fait sourire !

Et Vigilant Guardian ?

La question de l’opération Vigilant Guardian a été brièvement évoquée. Le général Marc Compernol a déclaré que l’armée était toujours prête tout en disant sa réticence:« Les militaires dans la rue restent toujours hyper-motivés. J’étais agréablement surpris. Il n’y a pas si longtemps un chef de bataillon me disait que ces hommes avaient passé 29 semaines dans les rues cette année. C’est énorme. J’ai déjà dit au ministre que je n’étais pas un grand défenseur des militaires dans la rue. On est en train de perdre une génération de jeunes officiers et sous-officiers qui ne peuvent pas s’entraîner. » Des arguments qu’on entend régulièrement mais qui n’ont pas pris une ride !

L’intervention du général Marc Compernol a été appréciée chez les militaires, qui se sentent défendus par leurs officiers. Ce n’est pas pour rien qu’en préambule le présentateur Christophe Deborsu a indiqué que le général, arrivé au mois de juillet, était très apprécié de ses hommes. Au départ, il a été prudent face à la nouvelle du rallongement de l’âge de la pension mais depuis, il s’est montré peu à peu beaucoup plus offensif dans les médias, tout en gardant un ton mesuré et diplomate.

Pour voir la séquence dans son entierhttp://www.rtl.be/tv/rtltvi/replay/20-11-2016-general-compernol-son-armee-n-en-peut-plus

La Composante Médicale participe aussi à Vigilant Guardian

photo Composante Médicale
photo Composante Médicale

Malgré la baisse annoncée des militaires dans la rue, l’opération Vigilant Guardian continue de peser sur les unités de combat de la Composante Terre. Des unités de logistique avaient apporté leur soutien. Avec les fêtes de fin d’année, la sécurité sera plus forte. La Composante Médicale a décidé d’apporter également sa contribution à l’opération. Au mois d’octobre dernier, elle se préparait à sa participation pour la fin de l’année. Depuis cette semaine, des éléments de la 2ème EMI (élément médical d’intervention) sont déployés à l’aéroport de Zaventem.

Le syndicat de la CGSP-Défense a annoncé jeudi que le chef de la Défense avait décidé que les heures prestées en trop dans le cadre de l’opération Vigilant Guardian seraient payées car les militaires ne peuvent plus les récupérer. Pour quel coût ?

 

Général Marc Compernol, patron de la Défense: « La manifestation du 15 novembre a été un signal fort »

Le général Marc Compernol s’est exprimé officiellement hier sur Facebook suite à la manifestation du 15 novembre contre la réforme des pensions. Il s’est déclaré satisfait du bon déroulement de la manifestation et a indiqué que le nombre élevé de manifestants était un signal fort qui devait être source d’une réflexion constructive:« Il constitue un stimulant supplémentaire à la recherche de solutions et d’éclaircissements.Tant les préoccupations compréhensibles du personnel que l’impact sur l’organisation (et donc la vision stratégique) doivent être pris en compte. » On remarquera que l’image d’illustration est très significative comme pour envoyer un message à la Police Fédérale et apaiser les quelques tensions, qui ont pu avoir lieu.

Le général Marc Compernol n’était pas présent à Bruxelles puisqu’il se trouvait en Jordanie avec le Roi Philippe pour y rencontrer le détachement aérien belge qui lutte contre Daech.

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Reportage exceptionnel sur les forces spéciales belges avec des images inédites en décembre sur la VTM

image page FB SFG Belgium
image page FB SFG Belgium

Le 1er décembre, la chaîne flamande VTM va diffuser un reportage exceptionnel sur les forces spéciales belges avec des images inédites et inconnues du grand public. Ce sont les forces spéciales elles-mêmes qui l’ont annoncé sur leur page FB. Le reportage compte 6 parties, dont la première sera diffusée le 1er décembre.

Pour la première fois, les belges pourront voir leurs forces spéciales à l’oeuvre et découvrir leurs missions. Ce reportage est le fruit d’une collaboration entre la VTM et la Défense. Il sera présenté par le journaliste et reporter de guerre Robin Ramaekers. L’équipe de tournage a suivi pendant deux ans les forces spéciales dans leur formation, leurs actions et a eu accès à des archives inédites. Le reportage alternera avec des images anciennes et des images récentes. Lors de la première partie, le public verra entre autres des images de l’opération Opération Silver Back en 94 au Rwanda.

Leur chef de corps le lieutenant-colonel Wim Denolf estime que ce reportage contribuera à donner une meilleure image de leurs missions au public tout en suscitant des vocations. Une diffusion est prévue au mois de janvier 2017 sur la chaîne francophone de la RTBF de ce reportage, qui s’annonce vraiment exceptionnel et inédit.

 

Visite très symbolique du Roi Philippe aux pilotes belges en Jordanie

crédit: Photo News
crédit: Photo News

Le Roi Philippe a rendu visite ce 15 novembre aux pilotes belges de l’opération Desert Falcon dont le détachement aérien est basé en Jordanie dans le cadre de la lutte contre Daech. Les F-16 belges ont pris le relais de leurs homologues hollandais au mois de juillet dernier. La visite avait été tenue très secrète pour des raisons de sécurité évidentes et n’a été rendu publique qu’une fois le Roi revenu en Belgique.

À l’étranger le jour de la Fête du Roi

Le jour choisi était très symbolique puisque c’était celle de la Fête du Roi, une fête qui est également l’occasion pour l’armée de montrer sa loyauté envers le souverain. Dans toutes les unités, un toast est porté en son honneur ce jour-là. Si un Te Deum est chanté en son honneur ce jour-là à la cathédrale de Bruxelles, il n’y est pas présent contrairement aux autres membres de la famille royale. Son absence ne pouvait donc pas être remarquée. C’était la première fois qu’un souverain belge sortait du pays le jour de la Fête du Roi, preuve de l’importance et de la portée que le Roi Philippe voulait donner à cette visite. Ayant fait une brillante carrière militaire alors qu’il n’était que prince, le Roi Philippe a été pilote de F-16 et ses ailes de pilote sont toujours présentes quand il est en uniforme quel qu’il soit.

Visite d’un militaire aux militaires 

Beaucoup de médias belges y ont vu un signe de soutien aux pilotes belges face aux accusations russes de bombardements belges sur Alep causant des pertes civiles. Ces allégations russes avaient été fermement démenties par le ministre des Affaires Étrangères et le ministre de la Défense. Mais cette visite était bien plus que ça et d’ailleurs l’entourage royal a indiqué à un média flamand que ce n’était pas du tout le but. Bertrand Henne, journaliste à la RTBF,  ne s’y est pas trompé dans sa chronique du jour: « Cette visite royale aux soldats en mission résonne du coup comme un soutien implicite à l’armée, à son utilité. En ce sens, le symbole était aussi un peu politique. » Preuve supplémentaire, le Roi était habillé en tenue de pilote de chasse de combat comme pour montrer qu’il venait en militaire en tant que commandant en chef des Forces armées et non pas en tant que chef d’État.

Le Roi Philippe et le Roi Abdullah II, tous deux anciens pilotes de F-16

Le Roi Philippe a été reçu en Jordanie par le roi Abdullah II. Les deux familles royales sont très liées. Au mois de mai de cette année, le souverain jordanien avec sa femme Rania avait effectué une visite d’État en Belgique. À cette occasion, il s’était rendu avec le Roi Philippe sur la base aérienne de Florennes d’où devaient partir les F-16 belges pour la Jordanie au mois de juillet. Les deux souverains étaient restés sur la base pendant une heure et demie et avaient assisté à une démonstration d’acrobaties aériennes de F-16.  Le roi Abdullah II est également ancien pilote de F-16. De son côté, la reine Mathilde avait elle-même fait un déplacement en Jordanie au début du mois de novembre pour visiter un camp de réfugiés.

Pour cette visite, le Roi Philippe était accompagné du général Marc Compernol, patron de la Défense, du général Frederik Vansinna, chef de la Composante Air, ainsi que du secrétaire d’État Pieter de Crem, ancien ministre de la Défense. Le ministre de la Défense Steven Vandeput était retenu à Bruxelles pour les raisons que l’on sait. De leur côté, les pilotes belges ont apprécié cette visite et ont pu porter leur toast au Roi Philippe en présence de ce dernier. Le souverain a envoyé un signal fort à la communauté militaire, dont il reste proche, le jour-même où des milliers de militaires inquiets descendaient dans la rue pour manifester. Le Roi ne pouvant pas prendre publiquement la parole pour s’exprimer et donner son opinion, cette visite est également un signal envoyé au monde politique.