Steven Vandeput veut une étude sur les effets de la réforme du régime de pension sur la vision stratégique

steven-vandeputEn commission de la Défense cette semaine, Steven Vandeput n’a pas manqué d’être interpellé par les députés de l’opposition mais aussi de la majorité sur la dernière décision du gouvernement de modifier le réforme du régime de pension militaire. Parmi les craintes des députés, il y a le coût de la réforme alors que le gouvernement veut une politique ambitieuse dans le domaine de la Défense.

En réponse aux questions des députés, le ministre de la Défense Steven Vandeput a reconnu à demi-mot que cette réforme aurait une incidence sur la mise en oeuvre de la vision stratégique sans pouvoir dire à quel point. À cet effet, il a déclaré qu’il avait demandé une étude détaillée sur ses effets dans le plus bref délai. Il a aussi fait part de son regret des informations sorties trop tôt dans la presse alors que les modalités de la réforme ne sont pas encore clairement définies. Autre information surprenante, le ministre de la Défense n’est pas représenté au sein du Comité des pensions contrairement aux syndicats. Cela laisse penser que Steven Vandeput a une marge de manœuvre réduite et qu’il subit cette décision.

De leur côté, les syndicats vont aller au bout et la mobilisation se met déjà en place pour la manifestation du 15 novembre. Ils ont rencontré le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine le 26 octobre mais n’ont pas été satisfaits des réponses apportées comme le révèle le communiqué commun:« Cet entretien n’a fait que préciser tout ce que nous craignions. La Défense n’a nulle part été entendue, ni reconnue, avec comme résultat glacial une série de mesures aveugles au détriment du métier militaire. » Dans les jours suivants, la mobilisation devrait s’accélérer. 

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[Vigilant Guardian] Le nombre des militaires dans la rue va baisser

operation-homeland-2015-3De nombreux médias belges l’évoquaient déjà ce matin avant l’annonce officielle mais le nombre des militaires déployés dans la rue va baisser d’un tiers. Cette information avait été confirmée et par Jan Jambon et par Steven Vandeput. Le gouvernement l’a officialisée après son Conseil des Ministres qui a prolongé une nouvelle fois Vigilant Guardian pour une durée d’un mois. Le nombre va passer graduellement de 1828 à 1250 militaires avec une capacité de réserve immédiatement opérationnelle de 150 militaires. Il pourrait même baisser à 1089 militaires lors d’une phase ultérieure.

 Le ministre Steven Vandeput s’est félicité de cette décision: »Nous sommes heureux d’avoir trouvé une manière plus efficace. Nous réussissons ici à réduire sensiblement le nombre de soldats dans les rues tout en gardant le même niveau de sécurité. Cela permettra de soulager la pression sur notre organisation et de donner aux gens la possibilité de se préparer pour les opérations internationales. » D’autre part, les patrouilles de militaires pourraient devenir « dynamique » mais ce nouveau concept n’est pour l’instant qu’à l’étude.

Le reportage de la RTBF sur les para-commandos en mission Vigilant Guardian

capture d'écran RTBF
capture d’écran RTBF

La RTBF a suivi quelques para-commandos du 2ème bataillon de Flawinne dans leur mission Vigilant Guardian mais aussi dans leurs exercices de maintien à niveau. On peut regretter l’accroche du journaliste qui évoque la colère des militaires sur la décision du gouvernement Charles Michel pour amener le reportage. On dirait qu’il fallait cette décision gouvernementale pour que la télévision s’intéresse un peu plus près à la mission des militaires belges. De plus, c’est très mal amené car il est bien entendu qu’il n’est pas question d’avoir des para-commandos opérationnels de 63 ans. Les politiques ne sont pas si bêtes. Du coup, cela dévalorise un peu le reportage qui veut montrer le quotidien des militaires belges dans les rues tout en les présentant comme  des contestataires alors que ce n’est pas du tout évoqué par la suite. C’est un peu décalé et maladroit. On notera la sécurisation maximum: aucun visage, aucun lieu. On notera également le mal qu’a la Défense à se rendre attractive, prise au piège entre la fierté de protéger les Belges dans la rue et donc d’avoir une autre visibilité et les « OPEX », attrait numéro un des jeunes pour l’armée. Dilemme cornélien !

Voir le reportage : http://www.rtbf.be/auvio/detail_les-paracommandos?id=2154800

Les militaires en colère contre le gouvernement Michel: « On va descendre dans la rue et c’est grave pour le pays »

capture RTL-TVI
capture RTL-TVI

L’émission C’est pas tous les jours dimanche de la chaîne RTL-TVI  est revenue sur la décision du gouvernement de rallonger l’âge de la pension pour les militaires avec un représentant du syndicat ACMP-CGPM, Philippe Sion et le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine. 

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Philippe Sion était très en colère et offensif contre le gouvernement, mettant en garde: »C’est scandaleux, M. le ministre, scandaleux, indigeste. Aucun militaire ne va accepter cette mesure. C’est honteux, on le prend très mal. C’est un couteau dans le dos des militaires. M. le ministre, s’il vous plaît, revoyez votre copie, c’est inacceptable. On ne peut pas imposer ce genre de choses. Il n’y a eu aucune discussion. Ce que je veux surtout dire à monsieur le ministre, c’est qu’on veut rencontrer le premier ministre. On a déjà sollicité une rencontre, on n’a toujours pas de nouvelles. Monsieur le ministre, il y a un ultimatum pour ces deux choses, voir le ministre et supprimer cette mesure. Si pour le 15 novembre, nous n’avons rien eu, je vous assure que les militaires vont descendre dans la rue et là vous assumerez la sécurité des militaires. Ce ne seront plus les militaires qui vont faire la sécurité du pays, mais ce seront vous, les politiciens, qui allez devoir nous protéger. Vous vous rendez compte, des militaires qui vont descendre dans la rue, ils ne peuvent pas. On va descendre quand même. C’est grave. Qui va nous protéger ? »

Face à lui, Daniel Bacquelaine a tenté de défendre la réforme pour lui nécessaire car la Belgique doit s’harmoniser sur les autres pays européens. Il s’est un peu trouvé un peu plus embarrassé sur l’accusation du manque de concertation car il n’a pas montré beaucoup de détermination pour la réfuter. Il s’est plutôt agacé du fait qu’on racontait tout et n’importe quoi sur cette réforme comme si elle était uniforme.  Le chroniqueur Michel Henrion a estimé que cette réforme risquait de contrarier la politique du ministre Steven Vandeput, qui veut redonner un nouveau souffle à l’armée belge. D’ailleurs à l’annonce de la réforme, certains spécialistes ont mis en garde sur son coût qui mettra en danger le budget de la Défense. Certains chroniqueurs ont suggéré l’idée de donner le choix aux militaires de continuer ou pas leur carrière.

L’intervention de Daniel Bacquelaine est loin d’avoir rassurer le représentant du syndicat Philippe Sion. Son intervention traduit la colère sourde des militaires belges face à cette réforme, qui pourrait se traduire dans la rue le 15 novembre prochain. On ne dira jamais assez que le gouvernement n’a vraiment pas le sens du timing dans le contexte actuel. Le dossier est loin d’être clos.

L’avant-projet de loi de programmation militaire présenté au Conseil des Ministres

16-rue-de-la-loiLe Conseil des ministres a approuvé jeudi l’avant-projet de loi de programmation militaire, qui vise à « bétonner » pour les prochaines législatures les investissements de 9,4 milliards d’euros en matériels majeurs (avions de combat, frégates, véhicules blindés, …) décidés par le gouvernement, a-t-on appris auprès de la Défense.

Le principe d’une telle loi de programmation militaire – une première en Belgique – était inscrit dans la déclaration gouvernementale afin de financer les grands programmes d’armement prévus dans la « vision stratégique » qui dessine les contours de l’armée belge à l’horizon 2030. Ce plan, préparé par le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), avait finalement été approuvé en juin dernier et prévoit une réduction de format des forces armées de 32.000 personnes (civils et militaires) à 25.000.

La future loi couvrira les futurs investissements dans les dimensions Terre, Air, Maritime et Renseignement/Cyber/Influence qui seront payés durant la période 2020-2030, pour un montant estimé à 9,2 milliards d’euros (en euros constants de 2015). S’y ajoute un montant de 200 millions d’euros durant cette législature, déjà accordé à la Défense pour des achats urgents.

Ce ministère justifie la nécessité d’une loi de programmation par le caractère « inter-générationnel » des investissements en matière de défense, qui requiert une « vision à long terme » pour assurer la « stabilité nécessaire » – alors que les programmes d’armement s’étalent souvent sur plus d’une décennie.

En prévoyant de consacrer 9,2 milliards d’euros – plus les 200 autres millions – à des investissements majeurs, comme 34 nouveaux avions de combat, deux frégates, six chasseurs de mines, six drones, des véhicules de combat motorisés et des canons lourds, le gouvernement souhaite ramener la Belgique « dans le peloton » des pays européens en matière de dépenses de défense pour « rester un partenaire fiable ». Il prévoit donc une augmentation d’ici 2030 de ces dépenses, pensions comprises, à 1,3% du PIB, alors qu’elles sont tombées à un minimum historique de 0,9%, là où l’OTAN réclame 2% de ses Etats membres.

La philosophie du plan réside dans l’acquisition de capacités dans quatre « dimensions » (Terre, Air, Mer et Cyber) pour consolider l’acquis tout en renonçant à certaines capacités de moindre utilité et remédier à des lacunes existant aussi bien à l’OTAN qu’au sein de l’Union européenne, comme le renseignement avec des drones ou des satellites, les forces spéciales et, éventuellement la défense contre des missiles balistiques.

Source Belga

Rallongement de l’âge de la pension : Le chef de la Défense n’entravera pas l’action syndicale

57622dea35708dcfedafed9bLes syndicats ont indiqué avoir été reçu par le général Marc Compernol, chef de la Défense, ce jeudi 20 octobre au sujet de la dernière mesure du gouvernement Charles Michel sur le rallongement de l’âge de la pension.

Le général a rappelé que cette décision faisait partie d’un débat sociétal incontournable pour le régime des pensions en Belgique jusqu’en 2030 et qu’elle était politique. Il a toutefois dit sa préoccupation aux syndicats pour son personnel, son organisation et le budget, car sa vision de la Défense est orientée vers l’opérationnel. Il a promis aux représentants syndicaux qu’il ferait tout pour défendre les intérêts du personnel militaire, admettant que les militaires constituaient une profession particulière qui méritait toute la reconnaissance nécessaire. Il a également assuré qu’il n’entraverait pas l’action des organisations syndicales.

On peut comprendre à demi-mot que le général Marc Compernol n’est pas non plus réellement ravi par cette mesure. De leur côté, les syndicats attendent toujours d’être reçus par le Premier Ministre Charles, qui ne s’est pour l’instant pas exprimé publiquement à ce sujet. Ils ont prévu de manifester le 15 novembre prochain.

 

Quatorze ans après, les militaires vont manifester

syndicats-militairesPour protester contre la dernière mesure du gouvernement Charles Michel sur le rallongement de l’âge de la pension militaire, les quatre syndicats militaires ont arrêté ensemble une date de manifestation. Il s’agit du 15 novembre, jour de la Fête du Roi. Les syndicats ont également indiqué avoir sollicité de toute urgence une entrevue avec le chef de Défense le général Marc Compernol et le Premier Ministre Charles Michel. Les syndicats ont déjà rencontré le ministre de la Défense Steven Vandeput.

Les manifestations des militaires sont extrêmement rares. La dernière date de 2002. Elle avait été appelée la manifestation des gamelles. Les militaires tapaient sur leurs gamelles. Gamelles qui avaient été lancées contre les forces de l’ordre.

Ironie du sort, les militaires belges sont déjà bien présents dans les rues mais pas pour la même raison. Cette fois-ci, ils devraient être plus nombreux à moins que le gouvernement ne fasse un geste. Il faudra également voir comment l’opinion publique va accueillir cette manifestation.

À Otterburn, les para-commandos ont préparé leur déploiement au Mali

photo Défense belge
photo Défense belge

Du 3 au 14 octobre 2016, environ 500 hommes de la Brigade Légère ont participé à un exercice grandeur nature au camp d’Otterburn dans le nord-est anglais. Le 3ème Bataillon de parachutistes était l’unité-maîtresse de cet exercice. Les militaires belges ont profité du cadre exceptionnel de ce camp pour parfaire leurs connaissances militaires et s’entraîner intensivement. Le général Marc Compernol, chef de la Défense, a rendu visite aux troupes participant à l’exercice et a notamment assisté à une démonstration de tirs du 3ème Bataillon de parachutistes.

Une partie de ses éléments vont être déployés au Mali en décembre, prenant la suite des Chasseurs Ardennais, dans le cadre de l’EUTM Mali. Depuis le mois de  juillet, la Belgique a pris le commandement de la mission européenne de formation. Le commandant de la Brigade Légère, le colonel Peter Devogelaere, prendra la succession du général de brigade Eric Harvent.

Rallongement de l’âge de la pension militaire: Le gouvernement n’a vraiment pas le sens du timing

photo agence Belga
photo agence Belga

Depuis l’annonce du rallongement de l’âge de la pension militaire, les milieux militaires belges n’arrêtent pas d’en parler avec colère mais aussi avec ironie parfois. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le gouvernement n’a vraiment pas le sens du timing. Il y a fort à parier que si cette mesure avait été prise il y a deux ans avec un peu plus de concertation, elle n’aurait pas eu le même impact. 

Ici tout a été fait à l’envers mais évidemment le gouvernement s’est trouvé au pied du mur pour négocier le budget entre membres de la coalition dans l’urgence. Pas vraiment le temps de concertation sociale. Maintenant, on peut se demander ce que va amener comme plus cette mesure si ce n’est plus fragiliser le ministère de la Défense. Quelle en sera l’avantage ? Il ne saute pas vraiment aux yeux. Mais au fait la Défense est-elle vraiment la priorité du gouvernement ? Les mots de Charles Michel à  la Chambre dimanche ne sont que de la poudre aux yeux. La loi de programmation militaire, devant valider la vision stratégique de la Défense pour 2030, se fait toujours attendre. Samedi pour la conférence de presse du gouvernement sur l’accord budgétaire, Steven Vandeput n’était pas présent contrairement à son homologue de l’Intérieur Jan Jambon, qui se trouvait juste à la gauche du 1er ministre. Il n’a même pas participé aux discussions budgétaires, occupé en Scandinavie. Que doit-on y comprendre ? Que le dossier Défense est minoritaire et déjà réglé ?

En un an et demi, on aura tout demandé aux militaires belges: de patrouiller dans les rues, d’aider dans les prisons, d’apporter sa contribution à la crise des réfugiés en soutien logistique et en mise à disposition de bâtiments etc… En même temps, la fermeture de casernes et la réduction de postes sont prévues. Ils ont été la cible de Daech. Les différentes unités ont peu le temps de souffler. Sitôt une mission à l’étranger ou un exercice finis, elles sont de nouveau projetées dans les rues. Certes il est facile de prononcer des mots devant des députés et les caméras du pays dans un exercice de communication politique. Les militaires, eux, attendent des actes concrets sur leur avenir et leur carrière et la réponse du gouvernement est le rallongement de l’âge de la pension du militaire. C’est ce qui s’appelle un camouflet, un coup de poignard dans le dos. On peut facilement comprendre leur colère et la fronde unanime des syndicats militaires. Tout a été fait à l’envers.

Alors oui on peut dire que le gouvernement n’a pas vraiment le sens du timing et le PS a beau jeu d’ironiser, lui qui n’a guère donner une meilleure considération à la Défense quand il était au gouvernement. La Défense mérite mieux que ce risible jeu politicien et un peu plus de considération. Tous les partis confondus ont laisser s’éroder peu à peu l’armée belge et ils sont tous responsables. Aucun n’a réussi à la remettre véritablement au cœur du débat politique…à moins que la loi de programmation militaire n’arrive vraiment à la Chambre !

Mesure du gouvernement Charles Michel: Les syndicats militaires ne décolèrent pas

photo Malek Azoug/ Défense belge
photo Malek Azoug/ Défense belge

La décision de relever l’âge de pension des militaires a provoqué d’abord la stupéfaction puis la colère au sein des principaux syndicats militaires qui menacent d’actions. Pourtant lors de sa déclaration de gouvernement devant la Chambre, le premier ministre Charles Michel n’a pas hésité à remercier les militaires dans la rue dans son mot d’hommage aux victimes des attentats du 22 mars, à insister sur la fiabilité de la Belgique comme partenaire de l’OTAN et donc d’un budget de la Défense en conséquence. Il a même évoqué une loi de programmation militaire en discussion au Conseil des Ministres alors qu’elle se fait attendre malgré les promesses. Mais cela n’aura pas suffi à faire passer la pilule. 

À partir de l’année budgétaire 2018 entrera en application la fin programmée des régimes spéciaux de pension dont bénéficiaient le personnel roulant de la SNCB et les militaires. La mise en pension d’office à 56 ans sera supprimée à partir du 1er janvier prochain. Les militaires qui souhaiteront poursuivre leur activité pourront le faire moyennant l’accord de leur employeur. En 2018, l’âge minimum de pension sera porté à 57 ans, puis progressivement à 63 ans en 2030. Les conditions de carrière passeront à 38 ans en 2018 puis progressivement à 42 ans en 2030. Il sera toujours possible de partir en 2030 avant l’âge de 63 ans en cas de carrière longue ou de reconnaissance de pénibilité.

Au-delà de la mesure en elle-même, c’est le timing et la brutalité de l’annonce qui a agacé les syndicats. Elle n’était pas prévue et les syndicats ont appris sa mise en place dans les médias sans aucune concertation préalable. Ils sont totalement unanimes pour condamner ce manque de reconnaissance du gouvernement envers les militaires et trouver cette mesure inacceptable, parlant d’un mépris du gouvernement. Faut-il rappeler que l’armée belge n’a jamais été autant mise à contribution depuis plus d’un an que ce soit dans les rues ou à l’étranger ? En plus de cette annonce, la menace de nouvelles fermetures de casernes n’est pas pour rassurer les syndicats. « L’engagement au risque de sa propre vie, la loyauté, l’intégrité… ne sont pas des clichés mais des valeurs-clés et une réalité », a réagi la SLFP dans un communiqué. « Le Gouvernement démontre ainsi qu’il ne témoigne pas du moindre respect pour l’engagement et la loyauté de nos militaires qui, tous les jours, s’investissent dans la sécurité de notre société », a déclaré de son côté l’ACMP-CGMP. 

L’autre incompréhension des syndicats vient de l’incohérence de la mesure avec les objectifs annoncés  à savoir le rajeunissement de l’armée et une carrière plus attractive. « Pour les jeunes militaires aussi, cela n’offre plus du tout la moindre perspective sur une carrière réaliste et attractive liée à la nature du métier militaire », dénonce ainsi l’ACMP-CGMP. En plus de l’économie de 1% soit 25 millions d’euros que va devoir faire la Défense, le ministère devra en plus prendre en charge le coût de la mise en place de la mesure de quoi le ruiner et le conduire à la faillite selon un spécialiste du dossier à l’agence Belga.

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Les syndicats militaires ont rencontré aujourd’hui le ministre de la Défense Steven Vandeput, qui leur a confirmé les informations sorties dans la presse. Après l’énorme effort que l’armée a consenti avec Vigilant Guardian, cette mesure est d’autant plus ressenti comme un affront. Les syndicats ont prévu des actions mais sans donner plus d’informations sur leur nature ou la date. Ils doivent encore se concerter.