[Vigilant Guardian] Les 1828 militaires belges restent dans la rue pour un mois encore

photo Défense belge
photo Défense belge

Le Conseil des Ministres a décidé aujourd’hui de la prolongation de l’opération Vigilant Guardian du 2 octobre au 2 novembre 2016. Le niveau de menace reste inchangé.

« L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) a effectué une nouvelle analyse de la menace le 22 septembre 2016. Après avoir recueilli l’avis du Comité stratégique du renseignement et de la sécurité et vu le niveau général de la menace au niveau 3, le Conseil des ministres a décidé du déploiement de 1828 militaires en rue, pour une nouvelle période d’un mois, du 2 octobre au 2 novembre 2016.

L’OCAM procédera à une nouvelle évaluation globale de la menace en vue de préparer les travaux du prochain Comité stratégique du renseignement et de la sécurité. »

Publicités

Des militaires belges menacés de mort par Daech

photo Fraternelle des Chasseurs Ardennais
photo Fraternelle des Chasseurs Ardennais

Des militaires belges sont visés par Daech, qui a établi une liste nominative. La menace est prise très au sérieux par les autorités judiciaires du pays. Le général Marc Compernol et le ministre Steven Vandeput se sont voulus rassurants. 

C’est une information parue dans l’édition du jour du quotidien la Dernière Heure, qui a fait l’effet d’une bombe. Le propagandiste en chef de Daech pour la francophonie, le français Rachid Kassim, a établi une liste de militaires belges à abattre. Cette liste a été diffusée lundi après-midi par l’intermédiaire de l’application de messagerie cryptée Telegram à ses quelque 300 followers sous l’intitulé « petite amana(commandement) pour les frères de Belgique » . La menace a été prise très au sérieux par les autorités judiciaires belges, qui ont demandé au journal un délai de 24H avant de diffuser l’information, le temps de pouvoir prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des intéressés dont les identités, les photos et les localisations approximatives ont été diffusées sur la toile. Rachid Kassim aurait trouvé les informations sur internet et les réseaux sociaux. Une partie d’entre elles seraient d’ailleurs erronées.

Olivier Severin, porte-parole de l’armée belge, a confirmé à la DH que« l’enquête en cours est prise très au sérieux et suivie de près par le service de renseignement de l’armée », ajoutant que « un rappel des mesures de sécurité en vigueur en niveau 3 et 4 de menace a été fait à tous les membres du personnel de l’armée ». Le ministre de la Défense Steven Vandeput a également réagi en déclarant qu’il ne fallait pas céder à l’angoisse que tentait de provoquer l’EI. De son côté le patron de la Défense, le général Marc Compernol, a tenu à relativiser: »il faut situer ces menaces dans le contexte général. C’est quelque chose qu’on suit avec nos services de renseignement et de sécurité« , précisant que les photos qui ont circulé sur Facebook ne sont pas « sensibles« . L’un comme l’autre ont rappelé que des mesures de sécurité avaient été prises visant à protéger les militaires et que ceux-ci avaient reçu des consignes relatives à l’utilisation des réseaux sociaux. « Dans le contexte actuel il faut être vigilant en ce qui concerne les contenus publiés« , a ajouté le général Marc Compernol.

Une enquête a été ouverte par le parquet fédéral. Même si on peut relativiser l’importance de cette liste, elle rappelle toutefois que la menace terroriste reste toujours présente en Belgique. 1800 militaires belges patrouillent tous les jours sur tout le territoire national dans le cadre de l’opération Vigilant Guardian et sont également des cibles potentielles au même titre que les policiers.

[Opération Desert Falcon] Premières images d’une frappe aérienne belge en Irak

photo Défense belge
photo Défense belge

Depuis le mois de juillet 2016, les F-16 belges ont pris le relais des avions hollandais en Jordanie dans le cadre de l’opération Desert Falcon et la lutte contre l’État Islamique en Irak et en Syrie. La Défense belge se fait très discrète sur le sujet. Un premier article a été publié sur son site officiel en fin de semaine dernière mais à part décrire l’environnement et décrire brièvement le processus de missions des pilotes belges, il ne nous apprend vraiment rien de plus qu’on ne savait déjà.

La chaîne flamande VTM Nieuws a pu réaliser un reportage sur place avec le témoignage de pilotes. On peut voir pour la première fois dans ce reportage des images exclusives d’une frappe aérienne belge en Irak (peut-être en Syrie ?) sans plus d’indications sur la cible. Encore une fois, le reportage ne donne aucune précision sur le nombre de frappes, les objectifs détruits « pour des raisons de sécurité ». La Défense doit tenir un point presse début octobre.

Découverte des actions militaires menées par les pilotes belges en Irak et en Syrie

La question d’un retour du service militaire évoquée à la Chambre

filip-dewinterAlors que l’opération Vigilant Guardian dure sur le terrain, la question d’un retour du service militaire commence à faire son retour dans le débat public et politique. RTL-TVI a récemment diffusé une émission sur le sujet. Le député du Vlaams Belang, Philip Dewinter, a interrogé le ministre de la Défense Steven Vandeput sur une possible restauration du service militaire en séance plénière du jeudi 22 septembre.

Dans sa question au ministre, le député flamand se déclare favorable à une restauration du service militaire qui:« favorise la perception des normes,  le développement du sens des responsabilités et l’intégration sociale », ajoutant que le ministre Sven Gatz au Parlement flamand a déclaré que le gouvernement fédéral était disposé à ouvrir le débat à ce sujet. En l’absence du ministre de la Défense qui assistait à un exercice de grande envergure à l’aéroport d’Anvers, la réponse du gouvernement a été apportée par le ministre des Finances Johan Van Overtveldt.

Johan Van Overtveldt a indiqué que le débat était passionnant mais que le retour du service militaire n’était pas dans l’accord de gouvernement et que ce n’était donc pas à l’ordre du jour. Il a précisé d’autre part que l’éducation des jeunes ne faisait pas partie des missions principales de l’armée:« Le métier de militaire s’est tellement spécialisé qu’une année ne suffit pas pour l’apprentissage des tâches et des techniques complexes. » En revanche, le gouvernement est plutôt favorable à une réserve opérationnelle sur base de volontariat en plus des possibilités déjà existantes. Une refonte de la réserve est d’ailleurs prévue dans la vision stratégique de la Défense pour 2030.

Tout comme la France, il serait difficile de réinstaurer le service militaire en Belgique et cela aurait un coût. De plus, il n’est pas certain que l’armée, déjà très occupée, voit cela d’un très bon œil. Il faut préciser que le service militaire n’est que suspendu et que théoriquement, il peut être réactivité par le gouvernement fédéral s’il le souhaite.

Vers de nouvelles fermetures de casernes ?

20151007_koksijdeLe journaliste de la Libre Belgique Antoine Clevers, toujours très au fait des questions de Défense, évoque dans un article la fermeture de quelques casernes en Wallonie et en Flandre dans une proposition qu’aurait transmise le ministre de la Défense Steven Vandeput au gouvernement. Les grandes casernes seraient épargnées.

Ces fermetures s’inscrivent dans la vision stratégique de la Défense pour 2030. Si ce nouveau plan se veut ambitieux, il prévoit des réorganisations internes avec pour conséquence la fermeture de casernes comme Nivelles, Tournai en Wallonie, Coxyde, Tielen, Ypres en Flandre. La Flandre serait plus durement touchée malgré le fait que le ministre de la Défense soit nationaliste flamand. Le débat devrait être animé entre partis flamands de la majorité. La plus grosse fermeture concernerait Tielen où stationne le 3ème bataillon de parachutistes, qui compte environ 500 hommes.

Le premier syndicat militaire à réagir a été le SLFP, qui trouve inadmissible de ne pas être tenu au courant de ce plan: » Nous exigeons en tant que partie prenante d’être tenus informés dans les plus brefs délais afin d’éviter un drame humain et de veiller à la garantie d’une répartition géographique correcte sur l’ensemble du territoire national des quartiers militaires. »

Sous le mandat de Pieter De Crem (CD&V) entre 2007 et 2014, 23 casernes sur 80 avaient fermé d’où la crainte des syndicats qui ne veulent pas revivre le même scénario. Parmi les casernes fermées durant cette période, il y a la base aérienne de Bierset (750 militaires concernés) en novembre 2011, la caserne de Diest (400 militaires du 1er bataillon de parachutistes) en septembre 2010, le quartier Westhakkers à Haasdonk, la caserne de Sijsele (316 militaires du 51ème bataillon de logistique) en décembre 2011.

Un nouveau chef pour la Composante Marine

L'amiral Wim Robberecht et l'amiral Georges Heeren (photo Défense belge)
L’amiral Wim Robberecht et l’amiral Georges Heeren (photo Défense belge)

Ce mardi 20 septembre, le vice-amiral Michel Hofman, sous-chef des Opérations et Entraînement, présentait l’amiral de division Wim Robberecht comme nouveau commandant de la Composante Marine. Il succède à l’amiral de flottille Georges Heeren qui quitte la Marine pour prendre sa retraite. Le ministre de la Défense Steven Vandeput et le chef de la Défense le général Marc Compernol étaient présents à la cérémonie, qui avait lieu à la base navale de Zeebrugge

La Défense a tenu à saluer son travail: « Sous le commandement de l’amiral de flottille George Heeren, la Marine a joué un rôle très important sur le plan international, notamment durant les opérations Active Endeavour, l’escorte du porte-avions français « Charles de Gaulle » et à deux reprises lors de l’opération « Sophia ». Ces deux dernières missions relevaient du secours humanitaire destiné aux migrants en Méditerranée et à l’arrestation de passeurs. »

L’amiral Georges Heeren avait pris le commandement de la Marine le 6 mai 2015. Il sera donc resté un peu plus d’un an en place. Il avait succédé à l’amiral de division Michel Hofman, en poste de 2011 à 2015.

Né le 11 décembre 1962, l’amiral Wim Robberecht est entré dès son plus jeune âge dans la marine. En 1990, il occupe la fonction d’Aide de camps du Chef d’Etat-major de la Marine à Bruxelles. Le 5 septembre 2005 il est désigné Chef de Cabinet-adjoint au Cabinet du Chef de la Défense et prend en mars 2007 le commandement de la frégate « Léopold Ier », qui participe à la mission FINUL au Liban au sein de la Maritime Task Force. Il est remplacé par le capitaine de frégate Jean-Marc Claus  le 8 décembre 2008. En 2011, il est Directeur des Opérations de la Composante Marine comme capitaine de vaisseau. En 2015, il était le chef de cabinet de l’ancien patron de la Défense: le général Van Caelenberge.

 

Où en est la stratégie de la Belgique en Irak et l’opération Desert Falcon ?

Des F-16 belges décollent de la base aérienne de Kleine-Brogel pour la Jordanie le 27 juin 2016 (photo Défense belge)
Des F-16 belges décollent de la base aérienne de Kleine-Brogel pour la Jordanie le 27 juin 2016 (photo Défense belge)

Depuis le 28 juin dernier, la Belgique a remplacé les Pays-Bas en Irak pour un an avec l’envoi de six F-16 en Jordanie dans le cadre de l’opération Desert Falcon. Les deux pays coopèrent depuis l’an dernier, en alternant les missions de combat et de surveillance. Cette coopération est unique au sein de la coalition internationale. Elle permet à ces deux pays de montrer qu’ils luttent contre Daesh, au-delà de leurs frontières, malgré des moyens budgétaires limités. Depuis juillet, la stratégie de la Belgique en Irak a-t-elle changé ou évolué ?

On a appris dernièrement que cette coopération belgo-néerlandaise en Irak ne devrait sans doute pas s’arrêter là. Les commandos néerlandais doivent aider les forces spéciales irakiennes et la formation devrait prendre une autre forme suite à leur avancée sur le terrain. Le gouvernement des Pays-Bas veut le faire en collaboration avec la Belgique, a indiqué la semaine dernière la ministre de la Défense Jeanine Hennis-Plasschaert. Hier le tout nouveau chef de la Défense, le général Marc Compernol, a rencontré pour la première fois son homologue néerlandais le général Tom Middendorp. Ils ont pu échanger sur les projets de coopération actuels et à venir. On devrait en savoir plus dans les semaines à venir.

De plus ce lundi sur la Radio 1, le ministre de la Défense Steven Vandeput a également affirmé qu’une trentaine de militaires belges se rapprocheraient de la ligne de front avec l’EI. Ces soldats ne seront toutefois pas amenés à combattre sur le terrain. Ils prêteront assistance depuis des centres internationaux fermés. « Ils ne courront pour l’essentiel pas plus de risque que dans leur environnement actuel en Irak« , où ils contribuent à la formation de l’armée, a précisé le ministre. Il a aussi indiqué que les F-16 belges prenaient part désormais à des vols au-dessus de la Syrie (10% sur le total des vols depuis la Jordanie).  La Belgique reste toutefois dans l’attente d’une demande de la coalition internationale après le dernier accord russo-américain.

Des F-16 belges en Jordanie (photo Défense belge)
Des F-16 belges en Jordanie (photo Défense belge)

Ces quelques indications donnent une idée sur la stratégie de la Belgique en Irak même si des lignes restent à définir. Peu d’informations filtrent sur les frappes des F-16 belges: fréquence, résultats etc. Dans la nuit du 5 juillet 2016, ils ont mené leurs premières frappes avec deux Rafales français. Depuis, plus rien ne sort dans les médias. Du côté de la Défense, on indique qu’une communication sera faite sur l’opération Desert Falcon, début octobre, lors d’un point-presse. Avant leur départ, les F-16 belges, en cours de remplacement, ont bénéficié d’une mise à jour logicielle pour être tout aussi performants que les autres avions de la coalition. La Belgique n’entend pas faire preuve de figuration.

Candidate à un siège de membre non-permanent du Conseil de sécurité pour la période 2019-2020, la Belgique veut augmenter sa contribution à des missions onusiennes dans des « niches » pour être plus crédible. Actuellement 120 pilotes et techniciens belges participent à l’opération Desert Falcon. La participation belge à l’opération internationale Inherent Resolve représente 5% de la coalition internationale.

[EUTM Mali] 90 Chasseurs Ardennais en partance pour le Mali

Photo TV Lux
Photo TV Lux

Ce lundi 12 septembre, 90 militaires des Chasseurs Ardennais ont décollé de Melsbroek pour Koulikoro au Mali dans le cadre de la mission de l’EUTM Mali. Ils vont assurer la protection des instructeurs chargés de former l’armée malienne pendant 4 mois. Ils seront rejoints le 17 septembre par 33 autres militaires. Ils vont remplacer leurs camarades du Bataillon Libération- 5 Ligne de Bourg Léopold.

Pour assurer cette mission, les Chasseurs Ardennais seront appuyées par du personnel issu du 4ème Bataillon Logistique (4Bn Log), du 3ème Élément Médical d’Intervention (3EMI) et du 4ème Groupement Communication Information System (4Gp CIS), de Marche-en-Famenne également, ainsi que d’un élément MCG (Movement Control Gp) de Zeebrugge.

Des Chasseurs Ardennais en exercice à Canjuers (photo Fraternelle des Chasseurs Ardennais)
Des Chasseurs Ardennais en exercice à Canjuers (photo Fraternelle des Chasseurs Ardennais)

Pour préparer au mieux cette mission de 4 mois, le bataillon a été en exercice du 9 au 25 mai sur l’immense camp français de Canjuers. « La météo et le terrain du sud de la France sont mieux adaptés à leurs objectifs », déclarait le lieutenant-colonel Étienne Goudemant, « La plupart des hommes se préparent à l’European Union Training Mission (EUTM) au Mali. Ici, nous avons un grand terrain disponible avec stands de tirs, villages reconstruits, etc. Nous avons cette infrastructure en Belgique mais il manque la chaleur qui est une grande difficulté sur le terrain, c’est pour ça que nous travaillons ici. » Le  4ème Groupement Communication Information System faisait également partie de l’exercice.

Depuis juillet, un général belge est à la tête de l’EUTM Mali. Il s’agit du général de brigade Éric Harvent, commandant de la brigade Médium depuis le 13 février 2015 et ancien chef de corps des Chasseurs Ardennais entre avril 2006 et décembre 2008. L’actuel chef de corps des Chasseurs Ardennais, le lieutenant-colonel Étienne Goudemant, est déjà sur place depuis quelques semaines au sein de l’état-major européen. Il est remplacé par son commandant en second, le commandant Bruneau.

Vigilant Guardian : Le chef de la Défense s’inquiète d’une perte de compétences

57622dea35708dcfedafed9bDans une interview à la Libre Belgique, le nouveau patron de la Défense depuis juillet, le général Marc Compernol, a fait de nouveau part de ses inquiétudes sur les conséquences de l’opération Vigilant Guardian sur les capacités de l’armée belge.

S’il ne remet pas en cause l’utilité de l’opération, il estime toutefois qu’elle n’est pas la mission première de l’armée et qu’elle commencer à peser. L’an dernier, certains militaires ont effectué 22 semaines de garde. « A côté, ils devaient encore s’entraîner et prendre leurs congés. Ça devient lourd. Cela dit, je ne suis pas d’accord avec certains syndicats quand ils disent que les soldats en ont ras-le-bol. Je suis convaincu que ce n’est pas le cas parce qu’ils se rendent compte que, pour le moment, il n’y a pas d’autres alternatives », a-t-il indiqué selon des propos rapportés par l’agence Belga.

Il s’inquiète sur l’opérationnalité de son armée :« Mais vu la disponibilité de nos gens, on se limite à l’entraînement de base pour la mission qu’ils doivent assumer. Du coup, on perd déjà des compétences », comme celle de déployer une compagnie interarmes dans un conflit d’une certaine intensité. C’est-à-dire une compagnie qui peut mener un combat d’une intensité assez élevée avec tous ses moyens (…) Ça demande un entraînement poussé qu’on ne peut plus organiser. Et puis, il y a un autre problème: il faut faire très attention à ne pas créer une génération perdue (…) de lieutenants et de sergents qui n’ont rien fait d’autre que cette mission, qui ne sollicitent qu’une petite partie des compétences à acquérir. C’est inquiétant. Ils sont en train de rater une phase d’apprentissage qu’il va falloir rattraper. »

Au mois de décembre dernier, le général Jean-Paul Deconinck son homologue de la Composante Terre, la plus concernée par Vigilant Guardian,  avait fait part des mêmes inquiétudes dans une interview à L’Écho.  À la rentrée, le gouvernement doit se pencher sur un projet de création d’un nouveau corps de sécurité spécialisée, qui doit suppléer les militaires dans la rue.

La Belgique en mode « Garde à vous » !

Photo 12/13ème de Ligne
Photo 12/13ème de Ligne

L’émission de téléréalité française « Garde à vous », diffusée au mois de mars 2016 sur M6, va faire son arrivée en Belgique ce mardi 13 septembre sur RTL-TVI. Elle met en scène un groupe de 19 jeunes garçons de 18 à 27 ans confronté durant trois semaines aux conditions du service militaire dans les années 1960. Ces jeunes conscrits ont pour instructeur l’ancien commando Marius. Cette émission intervient en plein débat sur le retour du service militaire en France dans le contexte de la menace terroriste après les attentats qui ont touché le pays.

Le service militaire en Belgique a été suspendu le 1er mars 1996. La possibilité de sa restauration est parfois évoquée depuis les attentats du 22 mars mais beaucoup moins qu’en France. Avant la diffusion du 1er épisode de « Garde à vous », la chaîne belge va diffuser un reportage sur les conditions du service militaire en Belgique avant sa suspension avec notamment des invités qui raconteront leur expérience personnelle. Ce reportage sera présenté par Philippe Malherbe.

C’est le 12/13ème bataillon de Ligne, basé à Spa, qui a été choisi comme lieu de tournage du reportage. L’animateur Philippe Malherbe était avec ses équipes à la caserne du bataillon ce vendredi 3 septembre pour le tournage. Le chef de corps du bataillon, le lieutenant-colonel Manuel Monin, était bien sûr présent. Il faudra attendre le 13 septembre pour voir le rendu !

Des photos du tournage : https://www.facebook.com/1213Li/photos/?tab=album&album_id=553441351533290