La restauration de l’École Royale Militaire prise en charge par la multinationale française Sodexo

photo DGMR

La restauration de l’École Royale Militaire est désormais en très grande partie gérée par la multinationale française de la restauration française Sodexo depuis cette semaine, ont annoncé la Défense et Sodexo dans un communiqué.

L’entreprise Sodexo va s’occuper non seulement de la préparation et du service des repas, mais également de la gestion de la cafétéria et des distributeurs automatiques. Les événements catering, tels que réceptions, standing lunches, repas Vip et repas de corps sont également inclus dans la prestation. Des militaires cuisiniers resteront en poste pour  et tout ne sera pas sous-traité. Une équipe de cuistots sera conservée à bord des navires, par exemple, ou encore pour des opérations et exercices divers.

Deux menus seront disponibles: un menu fixe à un prix préférentiel pour les membres du personnel de la Défense et une offre variable comprenant entre autres un sandwich bar et un choix à la carte. Les tarifs du menu fixe restent quasiment les mêmes pour les militaires actifs et les civils de la Défense avec un badge rechargeable à disposition.

Les 42 membres du personnel concernés du service catering se sont vus octroyer une nouvelle fonction au sein de l’organisation. La Direction Générale des Ressources Humaines (DGRH) a communiqué les postes prioritaires vacants pour ensuite laisser les membres du personnel exprimer leurs souhaits quant à la fonction et le lieu de travail souhaités. La majorité d’entre eux (70%) ont rapidement trouvé une alternative et pour les autres, une solution a également été trouvée après concertation avec le responsable du personnel, en adéquation avec leurs compétences et les besoins de l’institution, a indiqué la Défense.

Cette externalisation s’inscrit la mise en place de l’outsourcing au sein de la Défense selon la vision stratégique du ministre Steven Vandeput pour réduire les effectifs de l’armée belge et se concentrer sur des missions prioritaires uniquement militaires. L’École Royale Militaire fait partie des projets-pilote mis en place par la Défense. Ce projet n’emporte pas l’adhésion des syndicats qui ne sont pas convaincus de son efficacité.

Deux F-16 hollandais interceptent un appareil dans l’espace aérien belge

Photo d’archives NE Defensie

Deux F-16 hollandais de la base aérienne de Volkel-Uden ont intercepté lundi soir à la frontière belgo-hollandaise vers 22H un appareil non-identifié, qui avait perdu tout contact-radio avec la tour de contrôle, a indiqué la Défense néerlandaise dans un communiqué.  Cette intervention de 30 minutes a nécessité le passage du son pour les deux appareils. Elle s’est faite en coopération avec les militaires belges, l’appareil ayant franchi la frontière belge. La communication a pu être rétabli avec l’appareil qui a repris normalement sa route. 

C’est la première intervention connue d’avions hollandais du QRA (Quick Reaction Alert) au-dessus de l’espace aérien belge depuis le début des accords entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg et l’entrée en vigueur du traité Renegade en janvier 2017. Les F-16 belges de la base de Florennes avaient pris la première rotation. Ils avaient également effectué une interception au-dessus de l’espace aérien de leur voisin hollandais en mars 2017.

L’armée belge crée une division unique pour accompagner la mise en place de ses futures capacités

photo Christian Decloedt, Malek Azoug/BE Defence

Les divisions Doctrines and Requirements du département d’état-major Opérations et Entraînement et Defense Development du département d’état-major Stratégie ont fusionné au mois de mai dernier pour créer la division Integrated Capability Management (ICM), chargée d’accompagner les transformations des capacités de l’armée belge dans le cadre de la mise en place de la vision stratégique.

Le dernier numéro de la revue Dbriefing de la Défense belge est revenu longuement sur cette nouvelle création en prenant l’exemple du SOCOM et de la mise en place de la nouvelle capacité de Forces Spéciales. Cette division est composée de 23  Capability Team (CT), une pour chaque capacité des différentes dimensions mises en place dans la vision stratégique: Terre, Air, Mer, Information, Protection et Appui (médical et logistique). Chaque Capability Team a plusieurs axes de travail: doctrine, organisation, training, matériel, leadership, personnel, facilités et interopérabilité. Les membres de chaque Capacibility Team sont un haut-gradé de la capacité concernée, des représentants du département d’état-major Opérations et entraînement, de la Direction générale des Ressources Matérielles (DG MR) et de la Direction générale des Ressources Humaines (DG HR).

La division Integrated Capability Management (ICM) devra ensuite présenter ses résultats et faire des propositions au Capability Transformation Steering Group (CTSG), pilotée par le vice-commandant en chef de la Défense et qui comprend des représentants de tous les départements d’état-major, des directions générales et des différentes composantes. La division ICM est commandée par le colonel Ray De Loose qui vient de la Composante Air.

Pour en savoir plus: http://magazines.mil.be/division-integrated-capability-management/?lang=fr

La Belgique a rapatrié son matériel sensible et son contingent militaire du Congo

crédit-photo Ritchie Sedeyn/BE Defence

Dans un communiqué, la Défense belge a officialisé la fin de la coopération militaire avec le Congo et le rapatriement de son matériel sensible ainsi que des derniers militaires sur place.

Hier, un C-130 de l’armée belge a atterri à Melsbroek avec du matériel sensible et des militaires en provenance du Congo, précise le communiqué de la Défense. Il fermait la marche d’un premier rapatriement de personnel le week-end dernier à Zaventem. Au cours de ses treize dernières années de coopération militaire, un important stock de matériel avait été accumulé au Congo. La Défense belge a indiqué qu’elle avait laissé sur place du matériel sans valeur et qu’elle avait vendu un nombre important de véhicules.

Le rapatriement du matériel et du contingent a été retardé à cause de complications diplomatiques et d’une panne générale qui avait cloué au sol la flotte de C-130 après que le gouvernement congolais ait mis fin à la coopération militaire avec la Belgique en avril dernier. Faute d’avoir eu les autorisations nécessaires pour son bon déroulement, une douzaine de militaires belges avait dû rester à Kindu pour garder le matériel sensible.

Dans son communiqué, la Défense belge a tenu à souligner qu’elle avait consacré beaucoup de temps et d’énergie pour la formation de l’armée congolaise notamment dans le domaine du génie, précisant que les militaires des deux pays avaient toujours eu de bonnes relations. « La décision de mettre fin à cette coopération émane du gouvernement congolais. La Défense belge reste prête à développer de nouveaux partenariats après décision du gouvernement », conclut-elle.

L’opération Sophia, l’opération moins « glamour » de l’armée belge délaissée par le gouvernement

crédit-photo Daniel Orban/BE Défense

La frégate Louise-Marie est de retour en Belgique après que sa mission ait fait l’objet d’une polémique politique sans avoir eu la reconnaissance à la hauteur de son action en Méditerranée.

La frégate Louise-Marie effectuait sa deuxième mission en mer Méditerranée dans le cadre de l’opération Sophia. Pendant plus d’un mois, cette mission de la Composante Marine aura mobilisé 162 militaires, une mission aussi importante que celle de la Composante Terre au Mali. La frégate Léopold Ier y avait également participé. Durant cette opération, elle aura porté assistance à une embarcation de 118 migrants mais aussi recueilli des informations pour lutter contre des trafiquants en tout genre. Pourtant, elle n’aura pas eu l’aura escomptée alors que la marine belge participe régulièrement à cette opération qui n’est pas de tout repos et éprouvante.

Sans doute moins porteuse que l’opération Vigilant Guardian en terme de communication, l’opération Sophia est très peu commentée par les politiques si ce n’est pour mettre en question son utilité. Elle a ainsi fait l’objet d’une polémique quand le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration Theo Francken a déclaré qu’il préférait annuler la mission de la frégate, car elle risquait de créer un appel d’air pour les migrants illégaux. Cette déclaration a pris de court son collègue N-VA de la Défense Steven Vandeput. S’il n’a pas été question évidemment de faire rentrer plus tôt la frégate, le gouvernement Charles Michel ne veut pas engager de frégate dans cette opération en 2018 dans les conditions habituelles, c’est-à-dire sans pouvoir intervenir dans les eaux libyennes. On pourrait également ajouter que l’opération n’emballe pas non plus côté européen et qu’elle a été prolongée de justesse jusqu’en décembre 2018 cette semaine par le conseil de l’Union Européenne sans grande publicité.

Les marins de la frégate Louise-Marie ont fait part dans la presse du manque de reconnaissance de la part des politiques. Le ministre Steven Vandeput n’était d’ailleurs pas là vendredi pour les accueillir à leur retour. Il a voulu éteindre toute polémique sur sa page Facebook:« Votre travail et votre investissement n’ont pas été mis en cause et n’ont jamais été mis en cause. Je vous remercie sincèrement pour votre professionnalisme ». Pas sûr que cela convaincra les marins belges que leur mission a été reconnue à sa juste valeur contrairement au Mali ou à l’Irak.

Centrafrique : Baisse de la contribution militaire belge à l’EUTM RCA

crédit-photo EUTM RCA/V. Tritz

Le général de brigade belge Herman Ruys a quitté son commandement de l’EUTM RCA le 24 juillet dernier pour le laisser au général espagnol Fernando Garçià Blàzquez. Son départ provoque une baisse de la contribution de l’armée belge en Centrafrique.

La Belgique quittant le commandement de la mission européenne en Centrafrique, sa contribution militaire va diminuer. Des 26 militaires présents depuis le mois de janvier, seuls neufs vont rester déployés au sein de cette mission. Tous également issus de l’Eurocorps, ils vont continuer d’occuper des fonctions dans l’État-Major ainsi que dans le pilier Formation de l’EUTM RCA.

De son côté, le général de brigade Herman Ruys va reprendre sa fonction de Deputy Chief of Staff  Support and Enabling au sein de l’État-Major de l’Eurocorps. À  partir du 7 septembre, il évoluera vers une fonction de Deputy Commander dans ce même État-Major du corps européen.

Durant son mandat à la tête de l’EUTM RCA, un premier bataillon d’infanterie centrafricain a finalisé sa formation et a été déclaré opérationnel même si son déploiement n’a pas été possible dans l’immédiat. Depuis le mois de mai, l’EUTM RCA a commencé la formation d’un deuxième bataillon. La mission européenne en Centrafrique se compose de 170 militaires issus des 12 pays européens et partenaires.

La coopération internationale était au cœur du défilé du 21 juillet

photo BE Défense

En plus du thème « Fier de servir », la coopération internationale était également au cœur du traditionnel défilé militaire du 21 juillet qui a accueilli 158 militaires étrangers, contrairement à l’année dernière, avec en arrière-plan l’idée d’une défense européenne, largement reprise par les commentateurs du défilé. 

Tout d’abord, un détachement de l’Eurocorps occupait une place à part entière dans le défilé à pied pour fêter ses 25 ans. La Défense avait choisi de mettre ses différentes missions à l’étranger en avant.

La Lituanie était représentée tant dans le défilé à pied que dans le défilé motorisée. Un contigent de 100 militaires belges, appuyé de militaires luxembourgeois, est déployé en Lituanie dans un battlegroup dont  l’Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Norvège font partie.  Dans le détachement enhanced Forward Presence (eFP) composée de militaires de la logistique et des transmissions qui défilait, on pouvait apercevoir des militaires lituaniens et allemands. Côté motorisé, un véhicule de transport lourd Scania transportait un char Léopard II allemand.

photo BE Défense

L’EUTM Mali était également à l’honneur pour illustrer l’action de la Belgique dans des missions internationales en Afrique. Le détachement était composé de Chasseurs Ardennais, qui ont été projetés sur ce théâtre d’opérations entre juillet 2017 et janvier 2018. Ces derniers étaient accompagnés de militaires espagnols qui ont défilé derrière leur porte-drapeau. Ils provenaient du régiment d’infanterie « Inmemorial del Rey » n°1.  Au Mali, la Belgique a beaucoup collaboré avec l’Espagne qui va prendre sa succession à la tête de la mission tout comme cela sera le cas pour l’EUTM RCA.

Des véhicules français du 1er régiment de chasseurs (photo DGMR)

Le commandement de la colonne motorisée était assuré par trois véhicules Lynx Light Multirole du quartier général de la Brigade Médiane. Trois véhicules français, deux VPC (Véhicule poste de commandement) et un VB2L du 1er régiment de chasseurs, en faisaient également partie pour illustrer le récent partenariat entre la brigade Médiane et la 7ème brigade blindée française. La nouvelle capacité motorisée belge de la Composante Terre va se mettre en place avec la France dans le cadre du programme Scorpion. Deux véhicules blindés boxer hollandais fermaient la marche de cette première partie du défilé motorisée.

Durant le défilé motorisé, les Belges ont pu également apercevoir un véhicule tout terrain Amarok néerlandais avec ScanEagle UAV, deux véhicules de reconnaissance Dingo luxembourgeois, un Mercedes-Benz néerlandais avec une pièce de mortier 120 mm et un camion Mammut allemand.

Un « boxer » hollandais (photo BE Défense)

 

Mali, lutte contre Daech, Corps de réaction rapide-France au menu du dernier numéro de la Revue Militaire Belge

L’Institut royal supérieur de défense (IRSD) a sorti le dernier numéro du mois de juin de la Revue Militaire Belge de 111 pages. Cette revue s’adresse tant aux militaires qu’aux civils pour les informer sur les réalités et les enjeux dans le domaine de la Défense au niveau national et international. Pour ce nouveau numéro, les sujets sont une nouvelle fois riches et denses.

Le général de brigade Éric Harvent évoque son commandement au Mali et le docteur Didier Leroy parle de la Belgique et Daech. Un article est également consacré à la contribution belge à l’état-major du Corps de réaction rapide français. Le chef de la Composante Terre, le général-major Marc Thys, est également l’auteur d’un article en néerlandais sur les capacités de la Défense belge. Plein d’autres sujets sont à découvrir…

Par ailleurs, trois nouveaux membres rejoignent le comité de rédaction de la revue:  l’amiral de flottille e.r. Georges Heeren, ancien commandant de la Composante Marine entre 2015 et 2016, le général de brigade e.r. Henri Badot-Bertrand, ancien commandant de feu le 1er régiment d’artillerie de campagne ainsi que du CRR Fr,  et le général de brigade e.r. Philippe Dohet-Eraly, ancien commandant du feu 8ème bataillon Logistique.

RMB14

À l’Avant-Garde a un an

Le blog À l’Avant-Garde a un an d’existence.

Le blog À l’Avant-Garde a vu le jour le 17 juillet 2016, fruit d’une initiative personnelle partant d’un constat sur l’absence d’une blogosphère spécifique en rapport avec la Défense belge à part quelques pages Facebook. Avec la mise en place de la vision stratégique, de nombreux dossiers d’investissement vont occuper l’actualité de l’armée belge ces prochaines années, une armée qui va connaître des transformations une fois de plus. Ces dossiers d’investissement ne vont pas manquer d’intéresser également les autres pays européens d’où l’intérêt de lancer un blog spécifique, un premier du genre.

Durant cette année, un peu plus de 150 articles ont été publiés. Des interviews ont pu être réalisées. Le but du blog est de proposer des articles sur des sujets plus spécifiques, qui ne sont pas forcément traités par les médias généralistes mais qui intéressent la blogosphère Défense. Il faut remercier aussi le service de presse de la Défense belge qui a immédiatement collaboré et répondu à mes demandes. C’est ainsi qu’un dossier a pu être consacré sur l’action des militaires du bataillon ISTAR lors des attentats du 22 mars 2016.

Après un an d’existence, le blog va continuer sur sa lancée pour une deuxième année en gardant le rythme et en espérant pourquoi pas enrichir ses articles selon ses moyens. Les sujets ne manquent pas mais il n’y a pas toujours le temps et il faut faire des choix.

Des chiffres: 

50.843 vues

36.308 visiteurs

La Belgique va diminuer sa présence militaire au Mali dès janvier 2018

Des militaires belges du bataillon ISTAR au Mali en 2015 (photo BE Defence)

Selon la VRT et l’agence Belga qui tiennent leurs informations de source militaire, la Belgique réfléchit à diminuer fortement sa présence militaire au Mali dès janvier 2018 alors que le général de brigade belge Laurent Bart vient de prendre le commandement de l’EUTM Mali. Il n’y a encore rien d’officiel mais la Belgique aurait averti l’Espagne qu’elle devrait prendre la tête de la mission européenne plus tôt que prévu lors de la cérémonie de passation de commandement.

En décembre 2016, le ministre Steven Vandeput avait indiqué que la Belgique était prête à prendre le commandement de l’EUTM Mali pour une année supplémentaire jusqu’en juillet 2018. Finalement cela ne sera pas le cas même s’il n’y a encore rien d’officiel et qu’on ne sait pas encore quelle forme prendra la contribution militaire belge au Mali. Une phrase sur le site de la Défense sur ses missions en Afrique ne laisse pas place au doute:« Le général de brigade Laurent restera, quant à lui, chef de mission jusqu’à la fin du mois de janvier 2018, sonnant ainsi le glas du commandement belge. » 

Le Mali est la mission la plus importante à l’étranger pour la Composante Terre avec un détachement de 182 militaires. Un autre détachement de 22 militaires est également présent au sein de la MINUSMA. Depuis juillet 2016, trois généraux belges se seront succédés à la tête de l’EUTM Mali: le général de brigade Éric Harvent, le général de brigade Peter Devogelaere et le général de brigade Laurent Bart.